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PROGRAMMES ET ACTIVITÉS DU MINISTÈRE

A) AMÉLIORATION DE LA SANTÉ DE LA POPULATION

  • 1) Santé mentale des enfants et des jeunes

Un Ontarien sur cinq environ est aux prises avec un problème de santé mentale. Le plan Pour l’avancement de la santé mentale s’emploie à faire en sorte que les jeunes et leur famille puissent facilement utiliser les services de santé mentale essentiels, le plus près possible du domicile, pour un éventail d’affections, notamment la dépression, les problèmes comportementaux et l’anxiété.

Ces services locaux sont coordonnés par des organismes communautaires responsables des services de santé mentale pour les enfants et les jeunes. Ces organismes sont également chargés de collaborer avec les écoles, les hôpitaux, les fournisseurs de soins primaires, les services de bien-être de l’enfance et les autres secteurs qui offrent des services aux enfants et aux jeunes pour améliorer l’accès au soutien et aux services nécessaires.

  • 2) Services et soutien aux enfants atteints de troubles du spectre autistique

À compter de l’exercice 2016-2017, l’Ontario investit 538 millions de dollars sur cinq ans pour améliorer et élargir les services relatifs à l’autisme afin qu’un plus grand nombre d’enfants et de jeunes reçoivent les interventions essentielles plus rapidement et pour que les services soient mieux adaptés à leurs besoins.

  • 3) Services de réadaptation pour enfants

Le ministère finance 20 centres de traitement pour enfants, qui offrent des services de réadaptation de base dans les collectivités locales, y compris la physiothérapie, l’ergothérapie et l’orthophonie. En 2015-2016, ces centres ont servi plus de 76 000 enfants et jeunes ayant des besoins particuliers en Ontario. Les centres de traitement pour enfants offrent une variété d’autres services et cliniques, selon les besoins et les fournisseurs de services présents dans chaque collectivité.

  • 4) Stratégie pour les services aux enfants et aux jeunes ayant des besoins particuliers

Le ministère collabore avec d’autres ministères et les collectivités locales pour mettre en oeuvre la Stratégie pour les services en matière de besoins particuliers qui aidera les jeunes ontariens ayant toutes sortes de besoins, notamment en matière d’autisme, de handicaps physiques et de déficiences intellectuelles, de réadaptation ainsi que de problèmes d’audition et de vision, à obtenir les services dont ils ont besoin le plus rapidement possible et à améliorer leur expérience de l’utilisation de ces services.

La stratégie jette les bases d’un système où les enfants et les jeunes ayant des besoins particuliers reçoivent les services opportuns et efficaces dont ils ont besoin pour participer pleinement à la maison, à l’école et dans la collectivité, ainsi que lorsqu’ils se préparent à atteindre leurs buts à l’âge adulte.

Cette vision se concrétisera grâce à un nouveau processus de surveillance du développement des enfants d’âge préscolaire permettant la détection précoce des problèmes de développement, la planification coordonnée des services et la prestation intégrée des services de réadaptation.

  • a) Processus de surveillance du développement

Tous les enfants pour lesquels il existe une préoccupation sur le plan du développement seront identifiés dès que possible dans le cadre d’un processus de surveillance du développement continu et souple. Un nouvel outil de surveillance et des ressources d’apprentissage connexes, en cours de validation et de mise à l’essai du prototype, permettront de faciliter les conversations entre les parents et les fournisseurs afin d’améliorer la compréhension du développement d’un enfant et, au besoin, les mettre en contact avec les services de dépistage précoce et d’intervention appropriés.

  • b) Planification coordonnée des services

De nouveaux coordonnateurs de la planification des services aideront les familles d’enfants ou de jeunes ayant des besoins particuliers multiples et (ou) complexes à entrer en contact avec les services et les soutiens dont elles ont besoin et ils créeront des plans coordonnés de services complets. Ce plan de services tiendra compte de l’ensemble des objectifs, des forces et des besoins de l’enfant ou du jeune, ainsi que de tous les services qu’il reçoit ou recevra, sans que les familles aient à répéter inutilement leur histoire.

  • c) Services de réadaptation intégrés

Grâce à la prestation intégrée des services de réadaptation, les enfants qui ont besoin de services d’ergothérapie, de physiothérapie et (ou) d’orthophonie bénéficieront d’une prestation homogène de ces services de la naissance à la sortie de l’école, y compris pendant leur transition des services préscolaires à l’école.

  • d) Résolution régionale des services

Le ministère prévoit améliorer la résolution des services pour les enfants et les jeunes ayant des besoins particuliers complexes et (ou) multiples et leur famille. Ces améliorations mèneront à un processus transparent de résolution des services comprenant la prise de décisions responsables faciles à comprendre, dont disposent les familles lorsqu’elles en ont besoin. Cela améliorera l’expérience des familles en matière de services ainsi que les résultats pour les enfants et les jeunes.

  • e) Planification de la transition

Un plan de transition intégré pour les jeunes aux prises avec des déficiences intellectuelles soutient les jeunes pendant leur passage à l’âge adulte, leur recherche d’emploi, la poursuite de leurs études et leur engagement auprès de leur collectivité. Les parents, les fournisseurs de services et les écoles participent à ce processus.

  • 5) Troubles du spectre de l’alcoolisation foetale

À compter de l’exercice 2017-2018, le ministère investit 26 millions de dollars sur quatre ans pour élargir les services de soutien destinés aux enfants, aux jeunes et aux familles touchés par les troubles du spectre de l’alcoolisation foetale. Les initiatives permettront de réduire la prévalence de ces troubles, d’accroître la coordination des services et d’améliorer la qualité de vie pour les personnes atteintes des troubles du spectre de l’alcoolisation foetale, ainsi que de renforcer le soutien offert aux familles et aux personnes soignantes.

  • 6) Programme « Bébés en santé, enfants en santé »

Le programme Bébé en santé, enfants en santé soutient le développement sain des enfants en assurant le dépistage auprès des femmes enceintes et des familles, de la naissance à la transition de l’enfant à l’école. Différents types de services de visite à domicile intensifs sont offerts aux familles qui sont confirmées comme étant à risque.

  • 7) Soutien communautaire pour le développement de la petite enfance

Le ministère appuie le développement sain des enfants grâce à un certain nombre de programmes offrant des services de dépistage, d’évaluation et d’intervention aux enfants, aux jeunes et à leur famille (p. ex., Programme de dépistage néonatal des troubles auditifs et d’intervention précoce, Programme de services de rééducation de la parole et du langage pour les enfants d’âge préscolaire).

B) VERS UNE SOCIÉTÉ ÉQUITABLE

  • 1) Services de protection de l’enfance

Tous les enfants ont le droit de grandir dans un environnement sûr, stable et bienveillant. Si un cas de mauvais traitement ou de négligence est soupçonné et (ou) confirmé, les enfants et les jeunes de l’Ontario reçoivent le soutien de 38 sociétés d’aide à l’enfance et de dix sociétés autochtones de bien-être de l’enfance (les sociétés).

Le ministère octroie du financement à ces sociétés pour qu’elles enquêtent sur les cas de mauvais traitements envers les enfants, offrent des services de protection et d’autres conditions de logement et facilitent les adoptions. Ces services visent en bout de ligne à empêcher les mauvais traitements et la négligence, à créer des foyers stables et permanents et à préparer ces jeunes pour qu’ils réussissent dans l’avenir.

Le ministère poursuit également la mise en oeuvre de la Stratégie pour l’amélioration continue des services de bien-être de l’enfance, qui vise à assurer la viabilité à long terme du système de bien-être de l’enfance, à améliorer les résultats et les expériences des enfants et des jeunes qui reçoivent des services et à renforcer la responsabilisation des sociétés.

Dans le cadre de ce travail, l’Ontario a annoncé la Stratégie pour les adoptions et les foyers stables et permanents en septembre 2015 en vue de faciliter la recherche d’un foyer permanent pour les enfants et les jeunes pris en charge par des sociétés, tout en accordant un plus grand soutien aux parents adoptifs. Le ministère a également exigé que les sociétés élaborent et mettent en place des plans d’amélioration de la qualité (PAQ) pour traiter les cas de non-conformité à certaines directives et normes relatives au bien-être de l’enfant cernés par le Bureau du vérificateur général de l’Ontario.

Le ministère poursuit en outre la mise en oeuvre du Réseau d’information pour la protection de l’enfance (RIPE), une initiative pluriannuelle visant la mise en place d’un système d’information commun pour toutes les sociétés de la province. Jusqu’à maintenant, 17 sociétés ont été intégrées au réseau et deux autres devraient l’être d’ici l’été 2017. L’intégration au réseau des sociétés restantes se fera graduellement jusqu’en 2019-2020.

Le ministère continue d’appuyer la désignation de sociétés autochtones de bien-être de l’enfance pour aider les communautés autochtones à fournir des services et des mesures de soutien accessibles et culturellement adaptés.

À compter de 2017-2018, le ministère investit 134 millions de dollars sur quatre ans pour appuyer de nouvelles initiatives dans le secteur du bien-être de l’enfance. Cet investissement renforcera le travail effectué dans le cadre d’initiatives de transformation précédentes au moyen d’une démarche ciblée fondée sur les données probantes visant à améliorer la qualité et la surveillance du système de bien-être de l’enfance et de services en établissement.

De plus, le ministère appuie une nouvelle loi visant à renforcer et à moderniser les services à l’enfance, à la jeunesse et à la famille. Si elle est adoptée, la Loi de 2017 sur le soutien à l’enfance, à la jeunesse et à la famille proposée étendra à 18 ans l’âge de la protection, mettra les enfants au coeur de la prise de décision, favorisera des services à l’enfance et à la jeunesse plus responsables, réceptifs et accessibles et accentuera la surveillance des sociétés et des services agréés en établissement.

  • 2) Services en établissement pour les enfants et les jeunes

Les soins en établissement pour les enfants et les jeunes en Ontario sont dispensés par divers fournisseurs de services, y compris des organismes administrés par le ministère, des organismes bénéficiant de paiements de transfert et des organismes sans but lucratif et à but lucratif. Les enfants et les jeunes peuvent être dirigés vers des soins en établissement pour un certain nombre de motifs, notamment :

  • des problèmes en matière de protection soulevés par une société d’aide à l’enfance;
  • une ordonnance du tribunal dans le cas d’un jeune ayant des démêlés avec la justice;
  • des problèmes physiques ou intellectuels, des troubles médicaux, des problèmes de comportement ou de santé mentale, des troubles psychiatriques et (ou) des problèmes de toxicomanie, avec le consentement des parents.

Le ministre des Services à l’enfance et à la jeunesse a reçu du premier ministre le mandat d’établir un plan directeur pour la réforme des services en établissement destinés aux enfants et aux jeunes et d’améliorer la qualité de la prise en charge des enfants et des jeunes en milieu résidentiel. Ce travail est guidé par le rapport du Comité consultatif d’examen des services en établissement intitulé Parce que ce sont les jeunes qui comptent, ainsi que par les commentaires des intervenants, dont l’intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes.

En collaboration avec l’intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes, le ministère a constitué un comité de jeunes formé de jeunes ayant eux-mêmes vécu des expériences en établissement dans le but de s’assurer que les points de vue des jeunes sont au coeur de notre travail et nous éclairent tout au long de celui-ci.

Le ministère sollicite les conseils de fournisseurs de services et d’intervenants par l’intermédiaire d’un groupe de référence contribuant à orienter la réforme des services agréés en établissement.

De plus, le ministère mise sur notre solide partenariat avec les partenaires des Premières Nations, des Métis, des Inuits et des Autochtones vivant en milieu urbain pour élaborer conjointement des démarches qui répondront à leurs besoins particuliers en ce qui concerne les services agréés en établissement.

Dans l’intervalle, le ministère met en oeuvre un plan d’action prévoyant la prise de mesures immédiates visant à soutenir la sécurité et la surveillance des services agréés en établissement. Dans le cadre de ce plan d’action, nous allons :

  • effectuer des inspections non annoncées plus ciblées dans les établissements selon les nouveaux outils créés pour évaluer la conformité des établissements agréés, notamment les données relatives aux incidents graves, les plaintes et d’autres moyens d’analyse des risques;
  • collaborer avec des représentants des services d’incendie et des fonctionnaires municipaux en vue de déterminer des manières d’améliorer la sécurité dans les établissements et d’accroître la production de rapports sur la conformité au Code de prévention des incendies, au Code du bâtiment et aux règlements municipaux, selon le cas. Cette mesure exigerait la mise à jour de la documentation concernant les procédures d’évacuation en cas d’incendie et les procédures d’urgence;
  • constituer une équipe d’examen intensif sur place qui rendra visite aux établissements agréés à l’échelle de la province. Cette équipe s’appuie sur l’expérience d’une équipe d’intervention et d’encadrement des établissements;
  • élargir les données déjà recueillies et transmises par les sociétés et d’autres fournisseurs de services concernant le placement de tous les enfants et de tous les jeunes dans le système de services en établissement. Ces données permettront de mieux informer les collectivités, par exemple quant au nombre d’enfants du Nord qui reçoivent des services en établissement dans le Sud.
  • 3) Jeunes quittant la prise en charge

Le ministère continue de travailler avec les sociétés de l’aide à l’enfance et les sociétés autochtones de bien-être de l’enfance pour offrir du soutien et des ressources aux jeunes quittant la prise en charge. Ces ressources comprennent les intervenants auprès des jeunes en transition pour aider ces derniers à entreprendre une vie d’adulte autonome, des subventions pour suivre de la formation et faire des études postsecondaires et des avantages sociaux pour les jeunes quittant la prise en charge leur donnant accès à des médicaments d’ordonnance, des soins dentaires et des prestations de santé complémentaires.

  • 4) Services et soutien aux enfants et aux jeunes autochtones

Les enfants et les jeunes des communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits représentent l’une des populations qui connaît la croissance la plus rapide en Ontario. Ils sont confrontés à un certain nombre de défis particuliers, de la pauvreté à la surreprésentation dans les systèmes de bien-être de l’enfance et de justice pour la jeunesse.

Dans le cadre de la Stratégie pour les enfants et les jeunes autochtones de l’Ontario, le ministère travaille avec ses partenaires des Premières Nations, des Métis, des Inuits et des Autochtones vivant en milieu urbain pour répondre aux besoins uniques des enfants, des jeunes et des familles autochtones en Ontario.

Les enfants et les jeunes autochtones ont le droit de grandir en bonne santé, heureux, résilients, enracinés dans leurs cultures et leurs langues et épanouis en tant que personnes et membres de leur famille et de leurs communautés.

Le Programme de bien-être familial est une initiative clé de la Stratégie dans le cadre duquel les partenaires autochtones reçoivent du financement pour la conception et la mise en place d’un continuum de mesures de soutien axées sur la prévention qui sont culturellement adaptées. Ce programme fait également partie de l’engagement de l’Ontario à mettre en oeuvre Pas à pas ensemble : La stratégie de l’Ontario contre la violence envers les femmes autochtones qui vise à prévenir la violence faite aux femmes autochtones et à en réduire les répercussions sur les jeunes, les familles et les collectivités. La stratégie interministérielle est appuyée par un investissement de 100 millions de dollars sur trois ans.

Parmi les autres programmes cadrant avec les principes de la Stratégie pour les enfants et les jeunes autochtones de l’Ontario financés par le MSEJ, on compte :

  • le programme « Bébés en santé, enfants en santé » à l’intention des Autochtones;
  • le programme de lutte contre les troubles du spectre de l’alcoolisation foetale chez les Autochtones et le Programme de nutrition des enfants autochtones;
  • les travailleurs autochtones en santé mentale et en toxicomanie;
  • les services de prévention et de réadaptation;
  • les programmes d’Akwe:go et de Wasa-Nabin pour les enfants autochtones en milieu urbain;
  • le financement de la capacité pour la Stratégie pour les enfants et les jeunes autochtones de l’Ontario.

Le ministère investit 4,8 millions de dollars par année dans 45 programmes et mesures de soutien communautaires conçus particulièrement pour les jeunes autochtones qui sont en conflit avec la loi ou à risque de l’être. Les programmes adaptés culturellement englobent la prévention, la déjudiciarisation, les solutions de rechange à la garde et la réadaptation.

Le ministère investit 17 millions de dollars en 2017-2018 et 23 millions de dollars en 2018-2019 et au-delà dans des initiatives de promotion de la vie destinées aux jeunes autochtones, dont les suivantes :

  • des services holistiques d’intervention et de prévention qui combinent des services cliniques et des programmes culturels et territoriaux;
  • l’amélioration du Service de télésanté mentale de façon à le rendre plus accessible aux communautés autochtones et à offrir davantage de consultations spécialisées;
  • des travailleurs et des services de soutien en santé mentale et en toxicomanie pour les élèves des écoles des Premières Nations.

Le ministère a eu le plaisir de travailler avec la Première Nation de Pikangikum et d’autres de ses partenaires dans le but d’ouvrir un nouveau carrefour communautaire pour les jeunes en avril 2017 et d’offrir ainsi aux jeunes des milieux accueillants et sécuritaires, ainsi que des services et des programmes.

  • 5) Plan ontarien d’action pour la jeunesse

En 2015, l’Ontario a investi 55 millions de dollars au cours d’une période de trois ans en vue d’élargir la portée d’initiatives fructueuses de participation et d’autonomisation des jeunes au-delà de la région du grand Toronto, tout en s’attaquant aux causes profondes de la violence chez les jeunes et en améliorant davantage les mesures de soutien communautaires. Au total, l’Ontario offre 65 000 possibilités par année aux jeunes à risque.

Cet élargissement s’inscrivait dans le cadre du Plan ontarien d’action pour la jeunesse, un plan interministériel de 20 engagements, annoncé en 2012, qui a été mis en oeuvre depuis et offre des services continus aux jeunes.

En mars 2017, l’Ontario a annoncé le Plan ontarien d’action pour les jeunes noirs; un investissement quadriennal de 47 millions de dollars visant à améliorer l’accès aux mesures de soutien de 10 000 enfants, jeunes et familles des communautés noires. Le Plan ontarien d’action pour les jeunes noirs :

  • investira dans des initiatives axées sur le rôle parental et des programmes de mentorat adaptés culturellement;
  • encouragera les jeunes noirs à ne pas décrocher en investissant dans un programme d’intervention précoce;
  • aidera les élèves noirs à accéder à des études supérieures grâce à des activités de sensibilisation adaptées culturellement;
  • veillera à ce que les programmes et les politiques répondent aux besoins particuliers des jeunes à risque en menant des études en Ontario;
  • aidera les jeunes noirs à trouver leur cheminement de carrière en investissant dans des programmes de perfectionnement des compétences ciblés;
  • investira dans la sensibilisation communautaire et la prévention de la violence.

Le Plan ontarien d’action pour les jeunes noirs mise sur des partenariats communautaires pour répondre plus précisément aux besoins des jeunes noirs à Windsor, à Ottawa ainsi que dans la région du grand Toronto et de Hamilton, et améliorer les résultats.

  • 6) Impact collectif pour les jeunes à risque

Le ministère explore de nouvelles façons de régler les problèmes sociaux complexes en mettant à l’essai une démarche de partenariats locaux d’action afin d’améliorer les résultats pour les jeunes sans emploi, qui ne sont pas aux études ni en formation.

Les partenariats locaux d’action s’engagent à résoudre des problèmes sociaux précis grâce à une forme structurée de collaboration par des groupes issus de différents secteurs, notamment des entreprises, des organismes sans but lucratif et le gouvernement.

D’ici l’automne 2017, le ministère établira jusqu’à cinq collectivités de démonstration pour le modèle de partenariats locaux d’action.

  • 7) Prestation ontarienne pour enfants et Subvention équivalant à la Prestation ontarienne pour enfants

La Prestation ontarienne pour enfants aide les familles à subvenir aux besoins des enfants de moins de 18 ans. En 2016-2017, les paiements ont augmenté pour passer à un maximum de 1 356 $ par enfant par année. Le programme de prestations aide environ un million d’enfants dans plus de 500 000 familles à revenu faible ou modéré.

Les paiements au titre de la Subvention équivalant à la Prestation ontarienne pour enfants (Subvention EPOE) sont directement remis aux société d’aide à l’enfance et aux sociétés autochtones de bien-être de l’enfance pour donner aux enfants et aux jeunes qui sont pris en charge, ou qui bénéficient de soins conformes aux traditions, l’accès à des activités éducatives, récréatives, culturelles et sociales. Les paiements comportent également un programme d’épargne à l’intention des jeunes plus âgés pris en charge, qui vise à améliorer leurs résultats scolaires, à renforcer leur résilience et à faciliter leur transition à l’âge adulte.

En 2015-2016, la Subvention EPOE a fourni du soutien à 9 560 enfants et jeunes pris en charge et bénéficiant de soins conformes aux traditions. La même année, environ 6 075 jeunes admissibles de 15 à 17 ans ont participé au programme d’épargne de la Subvention EPOE.

C) RENFORCEMENT DE LA SÉCURITÉ ET DE LA SÛRETÉ PUBLIQUES

  • 1) Services de justice pour la jeunesse

Le ministère offre des programmes et des services aux jeunes qui sont en conflit avec la loi ou à risque de l’être et qui sont âgés de 12 à 17 ans au moment de l’infraction. Le système de justice pour la jeunesse de l’Ontario fournit un continuum de programmes communautaires et de garde en milieu fermé fondés sur des données probantes qui s’harmonisent avec la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Les programmes et les services visent à :

  • réduire les récidives, contribuer à la sécurité communautaire et prévenir la criminalité chez les jeunes en offrant des programmes de réadaptation, en tenant les jeunes responsables de leurs actes, en favorisant la transition des jeunes d’un placement sous garde et en créant des possibilités pour les jeunes à risque;
  • améliorer les résultats pour les jeunes grâce à des programmes et des services qui tiennent compte des risques ainsi que des besoins et des forces des jeunes.

De plus, le ministère adopte une démarche globale à l’égard de la collecte et de l’utilisation des données afin de définir et de mesurer les répercussions des services de justice pour la jeunesse.

La transformation des services de justice pour la jeunesse a entraîné une diminution de 83 % du nombre de jeunes placés sous garde et une diminution de 46 % du nombre de jeunes mis en détention (entre 2003-2004 et 2015-2016). Des milliers de jeunes ont accès à plus de 400 programmes communautaires1. En outre, neuf jeunes sur dix reçoivent actuellement des services dans la collectivité.

D) INFRASTRUCTURE MODERNISÉE

  • 1) Programme d’infrastructure

Le plan d’infrastructure 2017-2018 du ministère est axé sur l’élaboration de plans d’investissement dans l’infrastructure propre à chaque programme et sur la réalisation d’investissements stratégiques qui permettent d’obtenir les résultats visés par les programmes du ministère.

Les investissements aident les centres de traitement pour enfants, les sociétés d’aide à l’enfance, les centres de jeunesse et d’autres établissements servant à la prestation des programmes du ministère à offrir des environnements sûrs et confortables aux enfants et aux familles qui comptent sur leurs services.

En 2017, la construction des nouveaux centres de traitement d’avant-garde pour enfants ErinoakKids à Mississauga, à Oakville et à Brampton se poursuit. L’Ontario investit 163 millions de dollars dans la construction de trois centres ErinoakKids. Une fois terminés, les centres répondront aux besoins de près de 15 000 enfants et jeunes à Peel, à Halton et à Dufferin. Ils fourniront des services aux enfants et aux jeunes ayant un handicap physique ou un handicap de développement, souffrant de déficiences visuelle et auditive ou atteints de troubles du spectre autistique.

Le MSEJ continuera d’élaborer un plan de gestion des biens visant à faciliter la réorganisation des activités et l’amélioration des résultats, à assurer le maintien et l’amélioration de la capacité de prestation des services et à faire état d’une intendance efficace des biens publics.

  • 2) Programme d’infrastructure – Services de justice pour la jeunesse

La transformation des services de justice pour la jeunesse du ministère a permis de diminuer considérablement le besoin de services de garde et de détention en Ontario. Par conséquent, la province transforme le Centre de jeunes Roy McMurtry, un établissement de justice pour les jeunes sous-utilisé, afin d’offrir aux contrevenantes adultes l’environnement et les programmes dont elles ont besoin, y compris des services de santé mentale spécialisés. L’établissement sera transféré au ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels et le gouvernement construira des établissements plus petits, stratégiquement situés et adaptés aux programmes de façon à répondre de façon efficace et efficiente aux besoins des jeunes en conflit avec la loi en matière de programmes.

  • 3) Carrefours communautaires du Toronto District School Board

L’Ontario cherche à préserver les services communautaires essentiels en proposant d’acquérir deux établissements du Toronto District School Board (TDSB) afin qu’ils demeurent des carrefours communautaires.

Grâce à l’investissement proposé, les enfants et les familles du quartier continueraient de bénéficier de l’éventail complet de services de soutien actuellement offerts à l’école publique McNicoll à North York et à l’école publique Silver Creek à Etobicoke.

Les carrefours communautaires améliorent la vie quotidienne de la population ontarienne en offrant des services multiples, souvent d’une façon très intégrée, axée sur le citoyen et sous un seul et même toit.