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Bien portant à 18 mois … bien parti pour la vie

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Rapport du Groupe d’étude sur le bilan de santé à 18 mois

Septembre 2005

Sommaire

Nos enfants constituent notre avenir. Les compétences dont ils ont besoin pour réaliser leur plein potentiel commencent à se développer dès les premiers mois et les premières années de leur vie. Le développement du cerveau au cours des trois premières années aura des répercussions sur l’apprentissage, le comportement et la santé tout au long de la vie. Le développement sain de l’enfant est l’un des principaux déterminants de la santé.

Nous possédons les connaissances nécessaires pour améliorer le développement de tous les enfants en Ontario et les aider à réaliser leur potentiel. Il existe dans la collectivité d’excellents programmes de compétences parentales et de ressources familiales que les parents peuvent utiliser pour améliorer le développement de leur enfant. Il existe aussi des services spécialisés destinés aux enfants ayant des troubles sur le plan de la parole et du langage, des troubles de la vue et d’autres retards du développement. Le défi consiste à établir un lien entre les parents et ces ressources et services, et d’autres parents.  

Afin d’aider les parents à établir de bons contacts, nous devons concevoir des partenariats plus solides entre les parents, les fournisseurs de soins primaires et les services communautaires, et créer une culture qui favorisera le développement sain et le bien‑être des plus jeunes membres de notre société.

Le système de soins primaires est un moyen efficace d’atteindre les parents et les enfants et de créer des partenariats avec les services communautaires. La majorité des familles ayant de jeunes enfants sont déjà en contact continu avec le système de soins primaires. Elles visitent leur fournisseur de soins primaires à intervalles réguliers durant les premiers mois de la vie de leurs enfants, pour les immunisations et les examens de santé périodiques (c.‑à-d., à deux mois, quatre mois, six mois, neuf mois, 12 mois et 18 mois). Bon nombre des fournisseurs de soins primaires (c.‑à-d., médecins de famille, pédiatres communautaires et infirmières praticiennes ou infirmiers praticiens) profitent déjà de ces visites périodiques pour vérifier le développement de l’enfant, discuter avec les parents des façons d’assurer à leurs enfants un environnement chaleureux, enrichissant et adapté à leurs besoins et pour les diriger vers des services dans la collectivité. Cette pratique n’est toutefois pas universelle.

Résultat souhaité

Créer une culture axée sur l’amélioration du développement sain et du bien‑être des enfants.

Le Groupe d’étude recommande à la province d’élaborer un système où chaque enfant en Ontario fera l’objet d’un bilan de santé à 18 mois qui comprendra :

  • un examen et une évaluation du développement par les parents et les fournisseurs de soins primaires au moyen du questionnaire de dépistage du district de Nipissing (QDDN) et du relevé postnatal Rourke;
  • une discussion entre les parents et les fournisseurs de soins primaires concernant le développement sain et le comportement de l’enfant;
  • des renseignements sur les programmes de compétences parentales et d’autres programmes communautaires qui favorisent le développement sain et l’apprentissage des jeunes enfants; au besoin, des orientations opportunes vers des services spécialisés;
  • un élément de mesure et d’évaluation qui nous renseigne sur les progrès de nos enfants et l’efficacité de nos programmes.

De la planification à l’action

Le Groupe d’étude recommande un certain nombre de stratégies conçues pour assurer que chaque enfant en Ontario subisse un bilan de santé amélioré à 18 mois. Ces stratégies auront des répercussions directes sur le système de soins primaires et sur les services communautaires destinés aux familles et aux enfants. Elles pourraient aussi contribuer à accroître la demande en matière de services spécialisés pour enfants. Certaines des recommandations peuvent être mises en oeuvre rapidement; d’autres nécessiteront une planification plus poussée.

La réalisation du résultat souhaité ne se fera pas sans le soutien et l’engagement des intervenants de l’ensemble du système.

Pour atteindre l’objectif souhaité, le Groupe d’étude recommande ce qui suit :

  • l’affectation de ressources appropriées par le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse et le ministère de la Santé et des Soins de longue durée et leur collaboration à la mise en œuvre d’un bilan de santé amélioré à 18 mois;
  • la création par les deux ministères d’un groupe de mise en oeuvre composé de personnes spécialisées en matière de soins primaires, de développement sain de l’enfant, d’enseignement professionnel, de collecte, de mesure et d’évaluation de données.

Les membres du Groupe d’étude sont prêts et disposés à collaborer à la mise en oeuvre d’un bilan de santé amélioré à 18 mois. Nous avons à cœur de promouvoir le développement sain de l’enfant à l’intérieur de nos propres organismes et dans nos collectivités.

L’objectif visé devrait être la mise en oeuvre en Ontario de tous les éléments d’un bilan de santé amélioré à 18 mois dans un délai de deux ans.

Cependant, le Groupe d’étude aimerait souligner que le bilan de santé amélioré à 18 mois n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’améliorer le développement de l’enfant grâce à la création de partenariats plus efficaces entre les parents, les fournisseurs de soins primaires et les services communautaires. Bien que les recommandations énoncées dans le présent rapport portent sur un événement ponctuel (c. à d., le bilan de santé à 18 mois), le Groupe d’étude croit que le processus que comporte ce bilan – par exemple l’utilisation du QDDN et du relevé postnatal Rourke, la discussion sur le développement sain de l’enfant et l’orientation des familles vers les services – contribueront à renforcer l’importance du développement sain de l’enfant et à sensibiliser davantage aussi bien les parents que les fournisseurs de soins primaires aux façons d’appuyer le développement de l’enfant tout au long de la petite enfance.

Les avantages possibles pour l’Ontario sont mesurables et réels. La mise en œuvre d’un bilan de santé amélioré à 18 mois et la prestation de services appropriés aideront tous les enfants en Ontario à devenir des adultes en santé, instruits, sûr d’eux et productifs. Il s’agit d’un investissement crucial dans notre capital humain. Il contribuera aussi à réduire les coûts à long terme découlant des lacunes dans le développement de l’enfant, sans compter les coûts plus élevés des traitements et des soins de santé plus tard dans la vie, les coûts économiques plus élevés et les coûts sociaux liés à la délinquance et à la criminalité juvéniles (Schweinhart et coll., 2005).

Sommaire des stratégies pour atteindre le résultat souhaité

La création d’une culture axée sur l’amélioration du développement de l’enfant ne se fera pas sans outils, leadership, formation et autres ressources. Le Groupe d’étude a déterminé un certain nombre de stratégies (analysées plus en détail dans le rapport intégral) que l’on doit mettre en œuvre pour appuyer un examen de santé amélioré. Certaines peuvent être mises en oeuvre immédiatement; d’autres nécessiteront une planification et une élaboration plus poussées.

1. Mettre à la disposition des parents et des fournisseurs les outils nécessaires pour appuyer un bilan de santé amélioré à 18 mois

1.1 Obtenir, pour l’ensemble de la province, le droit d’utilisation du questionnaire de dépistage du district de Nipissing (QDDP) et mettre cet outil à la disposition des parents par l’intermédiaire des fournisseurs de soins primaires, des centres de la petite enfance de l’Ontario, des services de santé publique, des bibliothèques, des centres de loisir, des services d’éducation parentale et d’autres services offerts aux familles dans la collectivité.

1.2 Donner à tous les fournisseurs de soins primaires un accès facile et gratuit au relevé postnatal révisé Rourke, qui comprend une évaluation du développement de l’enfant, et encourager son utilisation comme outil graphique pour promouvoir et surveiller le développement sain de l’enfant.

1.3 Subventionner l’Ontario College of Family Physicians afin qu’il élabore, en collaboration avec le Comité consultatif des guides de pratique clinique, un guide de pratique clinique à l’intention des fournisseurs de soins primaires en vue d’améliorer le bilan de santé à 18 mois.

1.4 Élaborer un graphique de cheminement et en promouvoir l’utilisation au moment du bilan de santé à 18 mois afin d’aider les fournisseurs de soins primaires.

2. Créer des partenariats efficaces entre les parents, les fournisseurs de soins primaires et les ressources communautaires

2.1 S’assurer que l’information et la formation relatives au bilan de santé amélioré à 18 mois sont axées sur la famille, qu’elles renforcent le rôle des parents concernant la création d’un environnement approprié où les enfants pourront se développer et qu’elles incitent les fournisseurs de soins primaires à travailler avec les parents en vue d’améliorer le développement de leurs enfants.

2.2 Communiquer aux fournisseurs de soins primaires des renseignements qu’ils pourront partager avec les parents sur le développement sain de l’enfant et sur l’efficacité du QDDS.

2.3 Déterminer une série de services de base auxquels toutes les familles ontariennes devraient avoir accès dans leurs collectivités et régions.

2.4 Transmettre aux fournisseurs de soins primaires de l’information conviviale sur les services communautaires.

2.5 Adopter des noms uniformes pour qualifier des services semblables dans l’ensemble de la province ainsi qu’un seul numéro de téléphone spécifique local que les fournisseurs de soins primaires et les parents pourront utiliser pour obtenir des renseignements, des ressources et des orientations vers les programmes et les services communautaires.

2.6 Veiller à ce que les services communautaires qui accueillent les enfants dirigés par les fournisseurs de soins primaires puissent informer ces derniers au sujet des services fournis et des progrès des enfants.

3. Donner des renseignements, de la formation et du soutien aux fournisseurs de soins primaires

3.1 Élaborer un programme de sensibilisation ou d’éducation fondé sur les modèles réussis existants qui renforcera auprès des fournisseurs de soins primaires l’importance du développement sain de l’enfant.

3.2 Partager et promouvoir des stratégies d’information efficaces afin d’assurer la participation des fournisseurs de soins primaires au développement sain de l’enfant.

3.3 Localiser et appuyer les leaders homologues – médecins de famille, infirmières praticiennes et infirmiers praticiens, pédiatres et spécialistes du développement de l’enfant – qui peuvent agir à titre de moniteurs ou conseillers et aider à la prestation des programmes de formation.

3.4 Prévoir des incitatifs pour indemniser ou rémunérer les fournisseurs de soins primaires qui effectuent un bilan de santé amélioré à 18 mois.

3.5 Promouvoir des modèles de collaboration pour mener à bien le bilan de santé amélioré à 18 mois.

4. Favoriser l’accès opportun aux services et gérer les périodes d’atteinte

4.1 Mettre au point un système normalisé pour recueillir des données sur les périodes d’attente concernant les services de développement de l’enfant dans l’ensemble de la province.

4.2 Élaborer une stratégie pour réduire et gérer les périodes d’attente. 4.3 Appuyer les familles inscrites sur les listes d’attente en les orientant vers des services communautaires universels.

5. Définir l’état de santé de nos enfants sur le plan du développement

5.1 Déterminer comment recueillir des données d’ensemble dans le cadre du bilan de santé à 18 mois.

5.2 Analyser et diffuser les résultats pour renforcer les services.

5.3 Projeter de mettre au point un système sécurisé qui peut rassembler des données personnelles et être relié à d’autres systèmes d’information sur la petite enfance.

6. Évaluer les répercussions du bilan de santé amélioré à 18 mois

6.1 Concevoir des indicateurs de résultats applicables au bilan de santé amélioré à 18 mois et évaluer la possibilité d’atteindre les résultats visés.

6.2 Au fil du temps, déterminer au moins une autre étape durant la petite enfance –vraisemblablement à 5 ans – où tous les enfants sont évalués sur le plan du développement sain.

6.3 Continuer d’évaluer les outils, les ressources et les services de soutien relatifs au bilan de santé amélioré à 18 mois, et de les mettre à jour au besoin pour tenir compte des nouvelles preuves et meilleures pratiques.

Table des matières

Préface

À l’automne 2004, la ministre des Services à l’enfance et à la jeunesse a annoncé la stratégie Meilleur départ, un programme échelonné sur plus de dix ans conçu pour aider les parents dans leurs efforts pour élever des enfants en santé et en mesure de réaliser leur plein potentiel. Dans le cadre de la phase I de la stratégie Meilleur départ, la ministre a constitué un groupe d’étude sous la direction conjointe de l’Ontario College of Family Physicians et l’Ontario Children’s Health Network et qui a eu pour mandat de fournir des conseils sur les initiatives suivantes :

Les membres du Groupe d’étude sur le bilan de santé à 18 mois ont été choisis en raison de leurs compétences spécialisées dans les domaines des soins primaires, de la santé des enfants, de la santé publique, des services à l’enfance et de la recherche. Ils ont commencé à se réunir en février 2005 et au cours des quatre mois qui ont suivi, les membres du groupe ont travaillé de façon intensive. Dans le cadre de réunions et de sondages, ils ont recueilli de l’information auprès de fournisseurs de soins primaires et d’organismes qui offrent des services aux enfants, ils ont passé en revue les documents et les programmes disponibles dans d’autres territoires, examiner les outils possibles et élaborer des stratégies possibles pour faire participer les fournisseurs de soins primaires à la surveillance et à la promotion du développement sain de l’enfant. En juin 2005, le Groupe d’étude a organisé un atelier de concertation avec des spécialistes de la santé et du développement de l’enfant, où ses propositions d’outils, de stratégies et d’approches ont fait l’objet de discussions. Le Groupe d’étude a utilisé l’information tirée de cet atelier pour affiner ses travaux.

Le présent document est le rapport final du Groupe d’étude à la ministre des Services à l’enfance et à la jeunesse.

Membres du Groupe d’étude sur le bilan de santé à 18 mois


Dr Robin C. Williams (Présidente)
Professeure clinique, Service de pédiatrie,
Université McMaster
Médecin hygiéniste, Santé publique de la région du Niagara

Theresa Agnew
Nurse Practitioners Association of Ontario

Dr Sheela Basrur
Médecin hygiéniste en chef et sous ministre adjointe, Division de la santé publique, Ministère de la Santé et des Soins de longue durée

Marilyn Booth
Directrice générale, Ontario Children’s Health Network

Ellen Boychyn
Conseil d’administration, Ontario Association for Infant Development Chef, Durham Infant Development

Dr Ray Buncic
Ophthalmologiste pédiatre, Hospital for Sick Children

Dr Jean Clinton
Professeure clinique adjointe, Service de psychiatrie et des neurosciences du comportement, Université McMaster Psychiatre consultante de l’enfant et de l’adolescent

Dr Linda Comley
Médecin de famille

Dr Dave Davis
Vice-doyen et conseiller pédagogique Office of Continuing Education, Faculty of Medecine, Université de Toronto

Susan Fitzpatrick
Directrice générale, Division des services de santé, Ministère de la Santé et des Soins de longue durée

Dr Robin Gaines
Orthophoniste, Programme de services de rééducation de la parole et du langage pour les enfants d’âge préscolaire de l’Hôpital pour enfants de l’est de l’Ontario, Ottawa Programme de dépistage néonatal des troubles auditifs

Dr Peter Steer
Président, McMaster Children’s Hospital Chief of Paediatrics, Hamilton Health Sciences and St. Joseph’s Healthcare, Hamilton Président, Département de pédiatrie, Université McMaster

Pat Hanly
Chef de la santé publique, département de santé communautaire, Service de santé du district de Perth

Dr Alan Hudak
Pédiatre Chargé de cours d’enseignement clinique, Université de Toronto Ontario Medical Association (Conseil d’administration)

Janet Kasperski
Directrice générale et PDG, Ontario College of Family Physicians

Lynne Livingstone
Directrice générale, Direction des initiatives stratégiques, Ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse

Lidia Monaco
Directrice des services à l’enfance, à la jeunesse et à la famille, St. Christopher House Coprésidente du réseau provincial des centres de développement de la petite enfance de l’Ontario

Lorna Montgomery
Conseil d’administration, Ontario Association for Infant Development Directrice des services cliniques, Peel Infant Development

Dr Wendy Roberts
Pédiatre spécialiste du développement Child Development Program, Bloorview MacMillan Children’s Centre Directrice, Autism Research Unit, Hospital for Sick Children Professeure de pédiatrie, Université de Toronto

Kathleen Gallagher
Ross Direction des initiatives stratégiques, Ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse

Dr Garry Salisbury
Direction des services aux professionnels Ministère de la Santé et des Soins de longue durée

Les membres du Groupe d’étude désirent exprimer leurs sincères remerciements pour les compétences et les conseils précieux contribués par les personnes qui ont siégé aux sous-comités.


Roxane Bélanger
Premiers mots – Programme de services de rééducation de la parole et du langage pour les enfants d’âge préscolaire d’Ottawa

Sandy Bennett
Direction de la prévention des maladies chroniques et de la promotion de la santé, Division de la santé publique, MSSLD

Jane Bertrand
Atkinson Centre, Institut d’études pédagogiques de l’Ontario de l’Université de Toronto

Helen Brown
Direction de la prévention des maladies chroniques et de la promotion de la santé, Division de la santé publique, MSSLD

Ian Brunskill
Division de la santé publique, MSSLD

Paul Cano
Médecin de famille

Bill Coleman
Ministère de l’Éducation

Susan Dahinten
School of Nursing, University of British Columbia

Tara Kennedy
Département de pédiatrie, Université de Toronto et Bloorview MacMillan Children’s Centre

Jack Lee
Direction de la prévention des maladies chroniques et de la promotion de la santé, Division de la santé publique, MSSLD


Vicki Leger
Ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse

Catherine Lumsden
Ontario College of Family Physicians

Linda McLay
Présidente, Nipissing District Developmental Screen Canada

Elizabeth Rael
Direction de la prévention des maladies chroniques et de la promotion de la santé, Division de la santé publique, MSSLD

Brenda Ross
Ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse

Leslie Rourke
Discipline of Family Medicine, Memorial University of Newfoundland, The Health Sciences Centre

Ruth Schofield
Faculty of Health Sciences, Université McMaster

Susan Snelling
Programme REDSP, Service de santé publique de Sudbury et du district

Jean Victor
Wittenberg Infant Psychiatry Program/Psychotherapies Programs, Hospital for Sick Children

Jeff Wright
Ministère des services à l’enfance et à la jeunesse

De nombreuses autres personnes ont contribué activement à nos travaux, notamment le personnel des bureaux de santé publique, des centres de développement de la petite enfance de l’Ontario, du programme de développement du nourrisson et du Programme de services de rééducation de la parole et du langage pour les enfants d’âge préscolaire qui, malgré des horaires chargés, ont pris le temps de répondre à nos sondages, ainsi que les personnes qui ont assisté à notre atelier de concertation.

Le Groupe d’étude aimerait également remercier les personnes suivantes pour leur aide précieuse :

I. Historique

The Le lien entre le développement sain de l’enfant et sa santé et son bien être tout au long de sa vie

Nos enfants constituent notre avenir. Les enfants qui naissent aujourd’hui seront les étudiants et la population active de demain. Ils représentent notre capital humain : les dirigeants communautaires et les innovateurs qui seront la structure de notre société. Tout au long de leur vie, ils évolueront dans un monde exigeant caractérisé par des changements sociaux, technologiques et économiques rapides. Les compétences qu’ils devront posséder pour affronter ce monde de demain – capacités langagières et de lecture et d’écriture, aptitudes à l’apprentissage, aptitude à résoudre un problème, capacité de maîtriser leurs émotions et aptitude à faire des choix sains – commencent à se former au cours des premiers mois et des premières années de la vie. En fait, le développement cérébral au cours des trois premières années pose les fondements des compétences qui détermineront les aptitudes à l’apprentissage, le comportement et la santé tout au long de l’existence (McCain et Mustard, 1999). Le développement de l’enfant est l’un des déterminants de la santé.

Il y a des périodes critiques où les jeunes enfants doivent recevoir une alimentation et des stimuli qui favoriseront la création des circuits neuronaux du système nerveux nécessaires au développement optimal – c’est à dire, pour qu’ils puissent réaliser leur plein potentiel. À l’âge de six ans, un grand nombre de ces périodes critiques sont déjà franchies ou s’achèvent. Les enfants qui sont dépourvus du soutien nécessaire à un développement sain durant les premiers mois et les premières années de leur vie ont souvent beaucoup de mal à surmonter des obstacles quand ils sont plus âgés. Ils risquent davantage de développer des troubles d’apprentissage, des difficultés affectives ou des troubles de comportement qui pourraient occasionner plus tard des coûts de soins de santé ou sociaux plus élevés et d’avoir une prédisposition à la délinquance juvénile et à des actes criminels (Schweinhart et coll., 2005). Ils peuvent aussi présenter un risque plus élevé de troubles de la santé (hypertension artérielle, diabète de type II, certains troubles mentaux) que les enfants qui reçoivent une stimulation qui appuie leur développement sain (McCain et Mustard, 1999).

La possibilité d’améliorer le développement de tous les enfants en Ontario

Nous savons maintenant que certains facteurs présentent un risque pour le développement sain de l’enfant, notamment la pauvreté, le stress, la négligence ou les mauvais traitements. Bien que la situation socio économique soit un facteur de risque pour le développement sain de l’enfant, il y a des enfants dans tous les groupes socio économiques qui n’atteignent pas leur développement optimal.

Nous connaissons aussi les activités qui peuvent contribuer à améliorer le développement de l’enfant, son comportement et son apprentissage futur (McCain et Mustard, 1999) – peu importe sa situation socio économique, ce sont :

Fort de ces connaissances, il est possible pour l’Ontario d’élaborer des programmes et des initiatives – comme le bilan de santé amélioré à 18 mois – qui appuieront et aideront les parents dans leurs efforts pour favoriser le développement de leurs enfants.

Les avantages des investissements dans les jeunes enfants

Lorsque nous appuyons l’apprentissage des jeunes enfants, c’est toute la société qui en profite et ce, pendant de nombreuses années, à mesure que ces enfants deviennent des adultes en santé, instruits, confiants et productifs. Investir dans les enfants, c’est investir dans l’avenir de l’Ontario. Comme le graphique ci-dessous le démontre, investir dans les jeunes enfants dès leur petite enfance est le meilleur investissement que nous puissions faire.

Les initiatives de l’Ontario en matière de développement sain de l’enfant

L’Ontario appuie un certain nombre de programmes et de service visant à promouvoir le développement sain de l’enfant, de la conception à l’âge de 6 ans (voir la figure 2). Les services inscrits au-dessus du trait fort, comme les services de soins primaires, les programmes de ressources parentales, les services de garde d’enfants et l’école maternelle, sont des programmes « universels » auxquels toutes les familles ontariennes peuvent avoir accès (selon la disponibilité dans leurs collectivités). Les services inscrits au dessous du trait fort, comme le programme de développement du nourrisson et les services de traitement aux enfants, sont des programmes « ciblés » conçus pour aider et appuyer environ 8 % des familles qui ont été reconnues comme présentant un risque élevé pour ce qui est du développement de leur enfant ou qui ont des enfants ayant des besoins particuliers.

L’Ontario commence maintenant à mettre en oeuvre Meilleur départ, une stratégie échelonnée sur plus de dix ans qui vise les objectifs suivants :

«Meilleur départ» comblera les lacunes des services universels actuels pour jeunes enfants grâce à l’augmentation des places de garde, à la création d’un programme d’apprentissage pour tous les enfants âgés de 2 à 4 ans et à l’amélioration de la qualité des programmes d’apprentissage et de garde des jeunes enfants dans la province. «Meilleur départ» prévoit également l’amélioration de certains services ciblés, notamment le programme « Bébés en santé, enfants en santé » et le « Programme de services de rééducation de la parole et du langage pour les enfants d’âge préscolaire » afin de mieux répondre aux besoins des familles et des enfants qui bénéficieront de ces programmes.

Défi : Mettre les parents en rapport avec les services

Bien que l’Ontario subventionne un large éventail de programmes qui appuient le développement de la petite enfance, les familles et les enfants n’ont pas tous nécessairement accès à ces services ou ne les utilisent pas tous. La langue, la culture, l’éducation et les croyances ou attitudes concernant la façon d’élever les enfants sont autant d’obstacles qui empêchent les familles de prendre contact avec les services. Dans certains cas, les parents ne sont pas au courant de l’importance du développement de la petite enfance ou des programmes à leur disposition. Dans d’autres cas, les parents peuvent avoir le sentiment qu’ils pourraient faire d’avantage pour fournir à leurs jeunes enfants un environnement sûr et enrichissant, ou craindre que leur enfant ne soit pas au même niveau que les autres enfants du même âge sur le plan du langage ou de l’habilité motrice, mais ils ne savent pas à qui s’adresser pour obtenir de l’aide. Les parents travailleurs n’ont peut-être pas le temps de chercher des programmes communautaires ou d’y assister. Des familles plus fortunées pourraient considérer qu’elles n’ont pas besoin de ces services ou que ces programmes sont offerts seulement aux familles qui sont défavorisées sur le plan social ou économique.

En raison de la difficulté pour les parents de prendre contact avec les services communautaires, beaucoup de familles ne bénéficient pas des possibilités d’améliorer le développement de leurs enfants. Certaines familles dont les enfants présentent des retards de développement ne sont pas évaluées ni orientées vers des services plus spécialisés, comme l’orthophonie, tant que les enfants ne commencent pas l’école – moment où il est plus difficile pour eux de rattraper leurs camarades.

Figure 2 : Programmes universels et ciblés destinés aux enfants en Ontario

Possibilité : Faire fonds sur les contacts existants avec les parents

La façon la plus efficace de mettre tous les parents avec de jeunes enfants (c. à d. de la conception à l’âge de 6 ans) en rapport avec les services et d’autres parents est d’intégrer l’information sur le développement de l’enfant, les études de développement et les évaluations aux contacts courants (universels) que les familles ont déjà avec les systèmes de santé, de services sociaux et d’éducation. Par exemple :

II. Le bilan de santé 18 mois : une occasion d’améliorer le développement de l’enfant

Les programmes en milieu scolaire sont une façon efficace de joindre les familles avec des enfants d’âge préscolaire ou qui entrent à l’école; cependant, à 4, 5 et 6 ans, les périodes critiques pour l’apprentissage sont déjà franchies et il devient plus difficile et coûteux de surmonter les retards. Par exemple, un retard sur le plan de la parole ou du langage dépisté entre 2 et 3 ans est souvent surmontable si l’enfant et la famille reçoivent de l’aide, tandis qu’un problème semblable diagnostiqué à 5 ans sera plus long à corriger et aura déjà des effets nuisibles sur la confiance, l’estime de soi et les compétences en communication de l’enfant et lui causera une frustration qui pourrait entraîner des troubles du comportement. Le dépistage et le traitement d’un trouble de la vue au cours des deux premières années de la vie aideront les enfants à franchir d’autres étapes du développement.

Afin d’aider les parents à créer l’environnement chaleureux et enrichissant dont les jeunes enfants ont besoin, le Groupe d’étude recommande aux fournisseurs de soins primaires une approche plus systématique pour appuyer le développement sain de l’enfant en mettant particulièrement l’accent sur le bilan de santé à 18 mois.

L’âge de 18 mois est une étape clé du développement sain de l’enfant. C’est l’âge auquel les enfants commencent à parler; il est donc possible de déceler les signes précoces des troubles de la parole et du langage ou d’autres problèmes de communication. C’est l’âge où les enfants deviennent plus indépendants et assertifs, et où il peut être plus difficile pour les parents de gérer le comportement de leurs enfants. Le dépistage précoce peut, à cet âge, être d’une importance capitale pour bon nombre d’enfants atteints de troubles précis comme l’autisme. C’est aussi le dernier moment où les fournisseurs de soins primaires verront presque tous les jeunes enfants de leur cabinet. Après cet âge, lorsque les enfants ont reçu

À propos du bilan de santé de l’enfant

Le bilan de santé de l’enfant fait partie des soins de santé primaires globaux destinés aux enfants et aux familles, particulièrement pendant les deux premières années de la vie. Ce programme global de surveillance de la santé et du développement met l’accent sur la promotion d’un développement sain pour tous les enfants. Le moment du bilan de santé de l’enfant semble correspondre au calendrier de vaccination et il y a donc 4 à 6 visites durant la première année et une ou deux, l’année suivante. Cette surveillance continue permet aux fournisseurs de soins primaires de vérifier la croissance et le développement de l’enfant dans le contexte familial et communautaire, appuyer et former les parents et mettre les familles en rapport avec les ressources communautaires. À mesure que l’enfant grandit, il importe d’examiner des aspects précis de son développement, de sa sécurité, de son alimentation et de sa santé.

Le bilan de santé de l’enfant vise les objectifs suivants :

  • répondre aux préoccupations des parents;
  • surveiller la croissance physique et le développement;
  • évaluer les interactions parents enfant et la santé de la famille;
  • fournir des conseils sur le développement, la sécurité, l’alimentation et les ressources communautaires;
  • encourager les parents;
  • administrer des vaccins et d’autres soins préventifs;
  • déceler les risques ou les problèmes nécessitant des mesures à prendre.

les vaccins requis, de nombreux parents consultent de nouveau le fournisseur de soins primaires seulement lorsque l’enfant est malade. Dans bien des cas, il est possible que les fournisseurs de soins primaires ne revoient les enfants que lorsqu’ils auront 5 ans, au moment de l’immunisation requise avant l’entrée à l’école.

Puisque les familles conduisent déjà leurs enfants chez les fournisseurs de soins primaires pour une évaluation à 18 mois, il serait très efficace d’étendre l’examen de santé actuel et y inclure une discussion plus poussée avec les parents sur l’amélioration du développement de leur enfant, un examen et une évaluation plus en profondeur de la situation courante du développement de l’enfant, ainsi que des renseignements et des orientations qui aideront les parents à prendre contact avec les programmes et les services communautaires.

Faire fonds sur le bilan de santé à 18 mois permettrait :

La santé des parents a un impact direct sur la santé et le bien être de l’enfant. En raison de leurs relations avec la famille et de leur formation, les fournisseurs de soins primaires sont en mesure d’évaluer aussi les parents et de déceler des problèmes comme la dépression, le stress ou la violence familiale qui pourraient nuire au développement de l’enfant.

De plus, un bilan de santé amélioré à 18 mois serait conforme à la vision de l’Ontario relative aux enfants axée sur la promotion de la santé et les soins préventifs. Les enfants qui ont la possibilité de réaliser leur plein potentiel ont plus de chances de réussir à l’école et dans la vie et d’être bien portants toute leur vie. En outre, lorsqu’il est possible de déceler tôt des retards du développement, les enfants reçoivent des services et du soutien appropriés.

Vision de l’Ontario relative aux enfants

Un Ontario où tous les enfants et les jeunes ont les meilleures chances de succès et réalisent leur plein potentiel.

Un bilan de santé amélioré à 18 mois en action

Un bilan de santé amélioré à 18 mois fait participer les parents et les fournisseurs de soins primaires à une analyse et à une évaluation approfondies du développement de l’enfant. Ce qui suit est une description d’un bilan de santé amélioré à 18 mois avec des propositions de questions supplémentaires fondées sur le relevé postnatal Rourke révisé et le QDDN administré par les parents, et inspirées de documents conçus pour Bright Futures, un programme mis au point par le US Department of Health and Human Services.

Avant la visite, les parents remplissent le Questionnaire de dépistage du district de Nipissing (QDDN) à 18 mois, une liste de vérification d’une page composée de questions par oui ou non sur tous les aspects du développement de l’enfant. La visite débute par un entretien entre le fournisseur et les parents concernant leurs réponses au QDDN. Ont ils répondu « non » à l’une ou l’autre des questions? Ont ils des préoccupations concernant le développement de leur enfant? Les préoccupations signalées par les parents, comme des problèmes de comportement, des troubles du sommeil ou de l’alimentation, sont traitées brièvement et consignées dans le dossier du fournisseur. Elles servent également à orienter le reste de l’examen et de la visite.

Le fournisseur de services de soins primaires procède ensuite à une évaluation avec les parents en leur posant les questions suivantes :

  • Situation familiale (Comment allez vous? Comment se passent les choses dans votre famille? Des changements sont ils survenus dans votre famille? Existe t il des situations antérieures dont on devrait discuté? Existe t il des problèmes parentaux qui pourraient nuire à l’enfant comme le stress, la fatigue ou la dépression? Quelle est la place de l’enfant dans la famille?)
  • Nutrition (Le tout petit est il encore allaité? Si non, quelle quantité et quel genre de lait boit-il? Quelle quantité de jus? Quel genre d’aliments mange t il? Boit il encore au biberon? S’endort il avec son biberon? Existe t il des questions alimentaires familiales ou culturelles? La famille est elle végétarienne?)
  • Interactions parents-enfant (Qu’est ce que vous aimez le plus au sujet de votre enfant? Qu’est ce qui semble plus difficile? Dans quelles situations devez vous dire « non »? Comment gérez vous le comportement de votre enfant? Fixez vous des limites? Avez vous établi un horaire pour les repas et le sommeil?) En plus de poser des questions aux parents, le fournisseur de soins observe les interactions parents enfant (pare ex., comment communiquent ils? Quels mots utilisent ils? Quel est le ton des interactions et quels sont les sentiments qui transparaissent? Lorsque le fournisseur de soins s’adresse directement à l’enfant, les parents interviennent ils? Les parents parlent ils de leur enfant de façon positive?)
  • Développement ou tempérament social ou affectif de l’enfant (L’enfant a t il la possibilité de jouer avec d’autres enfants? Quels sont ses rapports avec les autres enfants? Comment s’affirme t il? Demande t il du réconfort lorsqu’il est en détresse?)
  • Aptitudes à communiquer de l’enfant (L’enfant peut il montrer du doigt trois parties du corps? Peut il imiter des sons? Peut il jouer à faire semblant?)
  • Habilités motrices de l’enfant (Peut il faire 5 pas à reculons sans aide? A t il maîtrisé récemment une nouvelle activité de motricité fine?)
  • Capacités d’adaptation de l’enfant (peut il enlever ses chaussettes ou ses mitaines sans aide?)

Les problèmes ou les préoccupations signalés par les parents ou le fournisseur de soins font l’objet d’une discussion et sont gardés à l’esprit tout au long de la visite.

Ensuite, le fournisseur de soins pèse et mesure l’enfant (y compris la mesure de la circonférence de la tête) et transcrit les résultats sur le graphique de croissance de l’enfant et vérifie tout changement dans la courbe de croissance. L’examen de santé à 18 mois comprend une vérification de la démarche de l’enfant, un examen des yeux et de la vue, des questions et une évaluation concernant l’audition de l’enfant et des questions sur les soins dentaires. Il comprend aussi un examen physique général qui, selon l’évaluation du développement, peut comprendre un examen neurologique.

Le fournisseur de soins discute ensuite de sécurité avec les parents, en insistant particulièrement sur la sécurité dans la baignoire et le risque de suffocation associé aux petits jouets. Il vérifie aussi les vaccins administrés à l’enfant lors de cette visite et les injections de rappel requises plus tard.

À la fin de la visite, le fournisseur de soins renforce les choses positives que les parents font pour améliorer le développement de leur enfant et encourage les parents à utiliser les activités adaptées à l’âge énoncées dans le QDDN (faire la lecture et parler à l’enfant, se joindre à des groupes de parents et de jeu). Le fournisseur transmet aussi de l’information sur les ressources communautaires pour les parents et les enfants – comme les centres de développement de la petite enfance de l’Ontario – et souligne l’importance de fournir à l’enfant des occasions de jouer et d’interagir avec d’autres enfants.

Si, au cours de la visite, le fournisseur décèle un problème ou une question qui nécessite des services plus spécialisés ou un suivi, il en discutera avec les parents et fera les orientations appropriées. (Voir l’annexe 4.)

Le fournisseur de soins administrera les vaccins (deux injections : Pentacel et ROR) et observera l’interaction parents-enfant durant ce moment stressant.

Les avantages d’un bilan de santé amélioré à 18 mois – L’expérience d’un cabinet

Comme l’utilisation du bilan de santé amélioré à 18 mois n’est pas encore répandue, aucune évaluation systématique de ses répercussions n’a été effectuée. Cependant, une étude rétrospective concernant un cabinet de six médecins généralistes1 qui effectuent un bilan de santé amélioré à 18 mois a révélé ce qui suit :

Ces résultats démontrent qu’un bilan de santé amélioré à 18 mois peut être réalisé efficacement par des fournisseurs dans un contexte de soins primaires. Les résultats confirment que pour la plupart, les enfants réalisent leur plein potentiel. Ils indiquent également que le processus permet de cerner des problèmes qui nécessitent une intervention plus poussée.

Afin d’intégrer un bilan de santé amélioré à 18 mois au système de soins primaires en Ontario, le Groupe d’étude recommande le plan décrit ci après.

III Mise en oeuvre d’un bilan de santé amélioré à 18 mois

But

Promouvoir et améliorer le développement sain de tous les enfants en Ontario en soulignant l’importance du bilan de santé à 18 mois.

Objectifs

  1. Créer des partenariats efficaces entre les parents, les fournisseurs de soins primaires et les services communautaires en vue de promouvoir le développement sain des enfants.
  2. Faire en sorte que la promotion et la surveillance constantes du développement sain de l’enfant, en soulignant particulièrement l’importance du bilan de santé à 18 mois, deviennent une norme de soin pour tous les fournisseurs de soins primaires, y compris les Équipes Santé familiale, les médecins de premier recours et les infirmières praticiennes et infirmiers praticiens.
  3. Faire connaître aux parents les ressources communautaires qui les aideront à élever leurs enfants, à améliorer leurs compétences parentales et à donner à leurs enfants la possibilité d’apprendre et de grandir dans un environnement sûr et adapté à leurs besoins.
  4. Diriger les familles ayant des enfants qui éprouvent un retard du développement vers les ressources communautaires appropriées.
  5. Définir le niveau de développement des enfants de l’Ontario à l’âge de 18 mois.

Résultat souhaité

Créer une culture axée sur l’amélioration du développement sain et du bien être des enfants.

Le Groupe d’étude recommande à la province d’élaborer un système où chaque enfant en Ontario fera l’objet d’un bilan de santé à 18 mois qui comprendra :

  • un examen et une évaluation du développement par les parents et les fournisseurs de soins primaires au moyen du questionnaire de dépistage du district de Nipissing (QDDN) et du relevé postnatal Rourke;
  • une discussion entre les parents et les fournisseurs de soins primaires concernant le développement sain et le comportement de l’enfant;
  • des renseignements sur les programmes de compétences parentales et d’autres programmes communautaires qui favorisent le développement sain et l’apprentissage des jeunes enfants;
  • au besoin, des orientations opportunes vers des services spécialisés;
  • un élément de mesure et d’évaluation qui nous renseigne sur les progrès de nos enfants et l’efficacité de nos programmes.

Principes et hypothèses

La recommandation du Groupe d’étude concernant la mise en œuvre d’un bilan de santé amélioré à 18 mois est fondée sur les principes ou les hypothèses puisés de la pratique actuelle et d’ouvrages scientifiques.

Défis et possibilités

On effectue déjà le bilan de santé amélioré à 18 mois décrit précédemment dans plusieurs services de soins primaires de l’ensemble de la province. De nombreux fournisseurs de soins primaires ont adopté leur rôle concernant la surveillance du développement de l’enfant et l’intégration d’une évaluation du développement aux soins courants qu’ils fournissent aux familles et aux enfants.

Les défis auxquels bon nombre de fournisseurs de soins primaires seront confrontés dans la mise en oeuvre de cette stratégie d’amélioration du développement de l’enfant sont, entre autres :

Les changements survenus dans le système de soins primaires, notamment l’établissement de centres de pratique en groupe de soins primaires comme les Réseaux, les Groupes et les équipes Santé familiale, l’augmentation du nombre de centres de santé communautaire et le renforcement des services de santé publique, peuvent fournir des moyens pour surmonter certains de ces défis et la possibilité pour les services de soins primaires de jouer un plus grand rôle dans la promotion du développement sain de l’enfant. Par exemple, les Réseaux, les Groupes et les Équipes Santé familiale mettront davantage l’accent sur les soins préventifs et l’amélioration de la santé et sur les soins de santé intégrés aux familles, tous âges et toutes étapes de la vie confondus. Dans le cadre de leur contrat avec le ministère de la Santé et des Soins de longue durée, ces médecins de famille reçoivent des primes d’encouragement pour atteindre certains objectifs d’immunisation des enfants et d’autres services préventifs. Ces groupes de médecins de famille possèdent les compétences nécessaires pour évaluer le développement de l’enfant. À mesure que d’autres fournisseurs comme des infirmières praticiennes, infirmiers praticiens et autres praticiens viennent se joindre aux équipes, les médecins seront mieux appuyés et un bilan de santé amélioré à 18 mois pourrait faire partie des services offerts par toutes les équipes.

Le bilan de santé amélioré à 18 mois cadrerait naturellement avec les fonctions des centres de santé communautaires qui portent principalement sur la promotion de la santé et la prestation de services sociaux et de santé intégrés aux populations de leurs collectivités.

Le renforcement des services de santé publique dans l’ensemble de la province peut également appuyer un bilan de santé amélioré à 18 mois soit en transmettant de l’information aux fournisseurs de soins primaires, soit en collaborant avec eux pour assurer à toutes les familles l’accès à l’information sur le développement de l’enfant, à une évaluation du développement à 18 mois et à des orientations appropriées vers des services communautaires.

Stratégies

Pour obtenir les résultats souhaités et réussir la mise en oeuvre d’un bilan de santé amélioré à 18 mois dans toutes les régions de la province, l’Ontario aura besoin d’outils appropriés, de leadership, de partenariats, de formation et d’autres ressources. Le Groupe d’étude recommande les stratégies suivantes en vue de la mise en œuvre d’un bilan de santé amélioré à 18 mois.

1. Mettre à la disposition des parents et des fournisseurs les outils nécessaires pour appuyer un bilan de santé amélioré à 18 mois

La surveillance du développement de l’enfant axée sur le bilan de santé à 18 mois a pour objet de sensibiliser davantage les fournisseurs de soins primaires et les parents à l’importance du développement sain de l’enfant et de démontrer comment l’améliorer. Les pratiques de soins primaires et les programmes communautaires nous ont beaucoup renseignés sur les outils et les processus qui ont donné de bons résultats.

Pour certains fournisseurs de soins primaires, la surveillance et la promotion du développement de l’enfant en collaboration avec les parents a peut-être été une pratique nouvelle. L’accès à des ressources et à des outils normalisés leur facilitera ce changement, ainsi que l’intégration de l’examen et de l’évaluation du développement à leur bilan de santé à 18 mois. Les fournisseurs qui évaluent déjà régulièrement les enfants qu’ils voient bénéficieront également d’outils normalisés qui permettront de rationaliser les activités de leur cabinet, de veiller à ce que tous les enfants soient évalués de façon constante et de s’assurer que les familles sont dirigées vers des programmes ou des services communautaires spécialisés.

Bien que l’accès aux ressources et aux outils normalisés assurera une plus grande uniformité dans l’ensemble de la province, les outils ne sont pas une fin en soi, mais des moyens de s’assurer que les parents, tout comme les fournisseurs de soins primaires, cherchent des façons d’améliorer le développement de l’enfant tout au long de la petite enfance. Le Groupe d’étude formule les recommandations suivantes :

1.1 Obtenir, pour l’ensemble de la province, le droit d’utilisation du questionnaire de dépistage du district de Nipissing (QDDN) et mettre cet outil à la disposition des parents par l’intermédiaire des fournisseurs de soins primaires, des centres de la petite enfance de l’Ontario, des services de santé publique, des bibliothèques, des centres de loisir, des services d’éducation parentale et d’autres services aux familles dans la collectivité.

Le questionnaire de dépistage du district de Nipissing (QDDN) est un outil de surveillance sous forme de questionnaire rempli par les parents et conçu pour aider les parents à comprendre ce qu’est le développement sain de l’enfant et à vérifier si leurs enfants franchissent les différentes étapes du développement. Le QDDN consiste en une liste de questions sur l’aptitude à communiquer de l’enfant, sur sa motricité globale, ses capacités cognitives, ses capacités socio émotionnelles et son aptitude à l’autonomie à différents âges, d’un mois à 6 ans, ainsi qu’une liste d’activités adaptées à l’âge que les parents peuvent utiliser pour enrichir le développement de leur enfant. (Voir à l’annexe 1 un exemplaire du QDDN à 18 mois.)

Idéalement, les parents obtiendraient un exemplaire du QDDN à 18 mois auprès du fournisseur de soins primaires, d’une infirmière ou d’un infirmier de la santé publique, d’un service d’éducation parentale ou d’une bibliothèque dans leur collectivité. Après avoir rempli le questionnaire, les parents le remettraient au fournisseur de soins au moment de la visite. Si les parents n’ont pas reçu le QDDN avant la visite, on devrait leur en remettre un exemplaire qu’ils rempliront avant de voir le fournisseur de soins primaires. Ensuite, le fournisseur et les parents discutent des résultats. Si les parents ont répondu « non » à l’une ou l’autre des questions, une discussion s’ensuivra avec le fournisseur. Une réponse négative des parents à deux questions ou plus indiquerait au fournisseur qu’il y a peut être lieu de diriger l’enfant pour une évaluation plus approfondie.

Le QDDN est disponible en cinq langues – anglais, français, espagnol, chinois et vietnamien – et il est utilisé largement dans le cadre du programme « Bébés en santé, enfants en santé » et dans les centres de développement de la petite enfance de l’Ontario et d’autres services de développement. C’est un outil efficace pour renseigner les parents sur le développement sain de leur enfant, pour les faire participer à la surveillance de son développement et pour favoriser des activités de développement appropriées. Il s’est aussi avéré efficace pour reconnaître les enfants qui risquent de souffrir d’un retard du développement. En raison de son coût, le QDDN n’est pas aussi accessible ou utilisé aussi largement qu’il pourrait l’être. Le Groupe d’étude croit que la disponibilité plus répandue du QDDN dans les cabinets de soins primaires et les services communautaires bénéficierait aux enfants de l’Ontario. Le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse devrait aussi déterminer si le QDDN devrait être offert dans d’autres langues.

Les fournisseurs de soins primaires devraient être informés au sujet du QDDN et de son utilisation. L’expérience tirée du programme sur le développement sain des enfants de l’Ontario College of Family Physician montre que la formation des médecins concernant l’outil et son utilité donne lieu à une plus grande acceptation et utilisation de l’outil de la part des parents.

1.2 Donner à tous les fournisseurs de soins primaires un accès facile et gratuit au relevé postnatal révisé Rourke, qui comprend une évaluation du développement de l’enfant et encourager son utilisation comme outil graphique pour promouvoir et surveiller le développement sain de l’enfant.

Plusieurs fournisseurs de soins primaires en Ontario utilisent déjà le relevé postnatal Rourke comme outil graphique dans le cadre de leurs soins aux jeunes enfants. Cet outil canadien, conçu en 1977 et appuyé par le Collège des médecins de famille du Canada et la Société canadienne de pédiatrie, peut être utilisé à des étapes importantes de la petite enfance : 2 mois, 4 mois, 6 mois, 12 mois, 18 mois, entre 2 et 3 ans et 4 et 5 ans.

Les auteurs ont travaillé étroitement avec le Groupe d’étude en vue d’intégrer une liste de vérification du développement au relevé postnatal Rourke. À 18 mois, cette évaluation comporte une liste de vérification de 13 items qui peuvent servir à évaluer les jalons du développement franchis par l’enfant sur les plans socio émotionnel, des communications, du jeu, des habilités motrices et des capacités d’adaptation. (Voir à l’annexe 2 un exemplaire du relevé postnatal Rourke révisé d’une page.)

Les fournisseurs de soins primaires devraient avoir un exemplaire du relevé postnatal Rourke – sous forme électronique ou copie papier – pour chaque enfant de leur cabinet. Ils devraient utiliser le formulaire avec les parents pour effectuer une évaluation et un examen approfondis et systématiques du développement de l’enfant.

1.3 Subventionner l’Ontario College of Family Physicians afin qu’il élabore, en collaboration avec le Comité consultatif des guides de pratique clinique, un guide de pratique clinique à l’intention des fournisseurs de soins primaires en vue d’améliorer le bilan de santé à 18 mois.

Le Comité consultatif des guides de pratique clinique, une initiative conjointe du ministère de la Santé et des Soins de longue durée et de l’Ontario Medical Association, fait valoir les soins de santé fondés sur l’expérience clinique et l’application uniforme des meilleures directives en matière de pratique clinique. Pour élaborer une directive, le Comité consultatif des guides de pratique clinique procède à une analyse approfondie et rigoureuse de l’expérience et de la pratique clinique actuelles, et formule des recommandations sur la meilleure approche.

L’objectif visé est de faire en sorte que le bilan de santé amélioré à 18 mois devienne une norme de soin fondée sur l’expérience clinique actuelle. Le processus d’élaboration de directives devrait être multidisciplinaire et l’information qui en découle devrait pouvoir être utilisée par tous les fournisseurs de soins primaires. Il devrait aussi comprendre et promouvoir des ressources précises pour les parents sur le développement sain de l’enfant et le rôle parental.

1.4 Élaborer un graphique de cheminement et en promouvoir l’utilisation au moment du bilan de santé à 18 mois afin d’aider les fournisseurs de soins primaires.

Un graphique de cheminement utilisé au moment du bilan de santé amélioré à 18 mois permettra d’exécuter un bilan de santé de façon uniforme, efficace et normalisé dans toute la province. Le graphique de cheminement devrait tracer la voie que la majorité des familles suivront pour déterminer les points critiques sur lesquels l’information fournie par les parents ou constatée par les fournisseurs suggère une discussion plus approfondie ou une orientation vers les services appropriés. (Voir l’annexe 3.)

2. Créer des partenariats efficaces entre les parents, les fournisseurs de soins primaires et les ressources communautaires

Le bilan de santé amélioré à 18 mois n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’améliorer le développement de l’enfant grâce à la création de partenariats plus efficaces entre les parents, les fournisseurs de soins primaires et les services communautaires. Bien que le bilan de santé à 18 mois porte sur un événement ponctuel, le processus de l’examen et de l’évaluation contribue à renforcer l’importance du développement sain de l’enfant et à sensibiliser davantage aussi bien les parents que les fournisseurs de soins primaires aux autres façons – y compris les outils – d’appuyer le développement sain de l’enfant tout au long de la petite enfance.

De bonnes compétences parentales sont d’une importance cruciale pour le développement sain de l’enfant. Les parents devraient participer activement à la surveillance du développement de leurs enfants et les aider à acquérir les compétences clés.

Pour que le bilan de santé amélioré à 18 mois atteigne ses objectifs, il doit permettre d’établir de façon efficace des liens entre les familles et les enfants et les ressources communautaires, les ressources d’éducation parentale, les programmes de jeu et, pour les enfants ayant un retard du développement, des services plus spécialisés. Les fournisseurs de soins primaires in Ontario ont généralement de bons contacts et ils ont établi des réseaux d’aiguillage avec les services de santé spécialisés de leur secteur, notamment des pédiatres communautaires, pédiatres spécialistes du développement, dentistes, programmes de développement du nourrisson, centres de traitement pour enfants, ophtalmologistes et services de santé mentale pour enfant et adulte. Les fournisseurs connaissent peut être moins les autres ressources familiales dans leur collectivité comme les centres de développement de la petite enfance, les centres de ressources pour parents, les programmes de compétences parentales et les groupes de jeu. Pour améliorer le développement de tous les enfants, ils devront forger des liens avec ces services. Pour leur part, les Services à l’enfance devront concevoir de meilleures techniques pour communiquer avec les fournisseurs de soins primaires.

Pour encourager de solides partenariats entre les parents, les fournisseurs de soins primaires et les services communautaires dont le rôle est de favoriser le développement sain de l’enfant, les initiatives suivantes sont recommandées :

2.1 S’assurer que l’information et la formation relatives au bilan de santé amélioré à 18 mois soient axées sur la famille, qu’elles renforcent le rôle des parents de veiller à la bonne santé de leurs enfants et qu’elles incitent les fournisseurs de soins primaires à travailler avec les parents en vue d’améliorer le développement de leurs enfants.

2.2 Communiquer aux fournisseurs de soins primaires des renseignements sur le développement sain de l’enfant et sur l’efficacité du QDDS qu’ils pourront partager avec les parents.

D’excellentes ressources pour parents ont été élaborées et sont maintenant disponibles2. On devrait distribuer gratuitement aux fournisseurs de soins primaires des copies des documents sur ces ressources qu’ils pourront transmettre aux parents. Il sera ainsi plus facile et plus rapide pour les fournisseurs de soins primaires d’expliquer l’importance du développement de l’enfant et de donner aux parents des renseignements qu’ils pourront consulter à la maison. De plus, les fournisseurs de soins primaires encourageront activement les parents à utiliser le QDDN (voir 1.3) à toutes les étapes de la croissance et du développement de leur enfant, pas seulement à 18 mois.

Il faut faire tout son possible pour promouvoir l'utilisation des documents dignes de foi actuels comme les ressources Grandissons! disponibles dans les bureaux de santé publique et pour foumir aux parents des renseignements uniformes. L'information devrait être adapteé selon l'âge et accessible aux personnes de diverses cultures. Le but vise est de faire en sorte que Ie public comprenne ce qu'un enfant de 18 mois peut et devrait faire.

2.3 Déterminer un ensemble de services de base auxquels toutes les familles ontariennes devraient avoir accès dans leurs collectivités et régions et dans l’ensemble de la province.

Toutes les familles avec de jeunes enfants en Ontario devraient avoir accès à un ensemble de services de base ou minimums dans leurs collectivités ou régions afin que les fournisseurs de soins primaires puissent orientés les enfants de façon appropriée, peu importe où ils exercent dans la province. Le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse devrait, en collaboration avec le ministère de la Santé et des Soins de longue durée et les réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) nouvellement établis, déterminer les services de base dont les familles ont besoin et la meilleure façon de fournir ces services (par ex., au niveau local, régional, par des moyens techniques).

2.4 Transmettre aux fournisseurs de soins primaires de l’information conviviale sur les services communautaires.

Afin de mettre les familles en contact avec les bonnes ressources, les fournisseurs de soins primaires doivent disposer de renseignements uniformes sur les services disponibles dans leurs collectivités et régions. Dans la majorité des collectivités, on a signalé un programme, le plus souvent, « Bébés en santé, enfants en santé », qui assure la mise à jour de l’inventaire des services aux enfants. Des fonds devraient être alloués à la conception et à la diffusion, à tous les fournisseurs de soins primaires, d’un gabarit d’une page décrivant le système local de développement de la petite enfance et de ressources pour parents. (Voir l’annexe 4.)

2.5 Adopter des noms uniformes pour qualifier des services semblables dans l’ensemble de la province ainsi qu’un seul numéro de téléphone spécifique local que les fournisseurs de soins primaires et les parents pourront utiliser pour obtenir des renseignements, des ressources et des orientations vers les programmes et les services communautaires.

Idéalement, tous les fournisseurs de soins primaires et d’autres fournisseurs de soins pour enfants devraient avoir une liste à jour des ressources communautaires et des programmes de développement, ainsi qu’une description des services offerts. Cependant, les services communautaires peuvent varier et il peut être difficile de maintenir à jour une copie en clair des ressources. Pour aider les fournisseurs de soins primaires à communiquer avec les programmes locaux, les noms utilisés pour désigner les mêmes services offerts dans l’ensemble de la province devraient être uniformes et décrire les services offerts (par ex., le Programme de services de rééducation de la parole et du langage pour les enfants d’âge préscolaire de [nom de la collectivité]). De plus, les collectivités locales devraient adopter un seul numéro de téléphone spécifique que les fournisseurs de soins primaires et les parents pourront utiliser pour accéder aux programmes communautaires locaux. Cette ligne téléphonique devrait être ouverte aux mêmes heures que celles des cabinets de médecins de famille. Dans les collectivités qui ont déjà un numéro de ressources communautaires (par ex., 211 ou des lignes d’écoute pour les parents), les renseignements sur les services aux enfants devraient être incorporés dans ce programme pour éviter les chevauchements.

De plus, les collectivités locales devraient trouver d'autres stratégies pour favoriser les liens entre les foumisseurs de soins primaires et les services aux enfants, par exemple organiser des séances d'infonnation ou d'éducation dans Ie but de réunir les deux groupes pour discuter ensemble de questions communes et tirer profit des relations existantes (par ex., foumisseurs de soins primaires et santé publique).

2.6 Veiller à ce que les services communautaires qui accueillent les enfants dirigés par les fournisseurs de soins primaires puissent informer ces derniers au sujet des services fournis et des progrès des enfants.

Lorsque les fournisseurs de soins primaires dirigent une famille ou un enfant vers un autre service, ils s’attendent à être informés des progrès de l’enfant. Ces renseignements leur permettent de fournir à l’enfant et à la famille des soins de santé intégrés et davantage axés sur la famille et d’appuyer la participation de celle ci, ainsi que l’utilisation du service communautaire.

Le personnel de nombreux services communautaires n’a pas l’habitude de communiquer avec des fournisseurs de soins primaires et il devra concevoir des formules et des systèmes pour tenir ces personnes au courant des progrès de la famille et de l’enfant (par ex., une formule d’une page à remplir et à télécopier au cabinet du médecin). Certains organismes ont déjà adopter une telle mesure (voir l’annexe 5). Certains, en raison du volume des orientations qu’ils effectuent, pourraient avoir besoin de fonds supplémentaires pour mettre au point et maintenir une boucle de rétroaction avec les fournisseurs de soins primaires.

3. Donner des renseignements, de la formation et du soutien aux fournisseurs de soins primaires

Tout changement de pratique doit être appuyé par une formation continue et des mesures incitatives. Pour assurer ce soutien, les initiatives suivantes sont recommandées :

3.1 Élaborer un programme de sensibilisation ou d’éducation fondé sur les modèles réussis existants qui renforcera auprès des fournisseurs de soins primaires l’importance du développement sain de l’enfant.

Un programme global de sensibilisation ou d’éducation devrait porter sur les points suivants :

- l’importance du développement des jeunes enfants
- le rôle clé que jouent les parents et les fournisseurs de soins primaires
- les connaissances et les compétences nécessaires pour évaluer le développement de l’enfant
- les outils et la façon de les utiliser
- les services disponibles dans la collectivité pour améliorer le développement sain de l’enfant et comment y accéder
- les services de soutien destinés aux fournisseurs de soins primaires (par ex., bureaux de santé publique, services de développement).

Les moyens efficaces d’offrir ce programme sont, entre autres : intégrer les programmes actuels d’EMC et d’autres programmes d’éducation permanente en matière de soins primaires, fournir des possibilités d’apprentissage par problèmes en petits groupes, concevoir un vidéo accessible en ligne sur un bilan de santé amélioré à 18 mois, mettre au point un module d’éducation en ligne, présenter des exposés lors de visites des malades, assurer une formation continue par des infirmières et infirmiers de santé publique et encourager une collaboration continue plus étroite entre les fournisseurs de soins primaires et les bureaux de santé publique. Autant que possible, les efforts d’éducation devraient prendre appui sur les systèmes de prestation déjà en place comme ceux disponibles auprès de l’Ontario College of Family Physicians.

En plus des programmes d’éducation, les fournisseurs de soins primaires devraient avoir accès en ligne à du matériel didactique explicite et convivial qu’ils pourront utiliser à leur guise. Ils devraient aussi avoir accès à du matériel didactique qu’ils pourront partager avec du personnel de première ligne ou de premier échelon, y compris des réceptionnistes, qui peuvent être chargés d’expliquer le déroulement du bilan de santé, de demander aux parents de remplir le QDDN, d’assurer le suivi auprès des parents dans le cas de rendez vous manqués et d’aider les familles à prendre rendez vous avec des services communautaires. Tous les documents didactiques devraient expliquer clairement aux enfants, aux familles et aux cliniciens les avantages qu’il y a à surveiller le développement de l’enfant, à mettre les parents en rapport avec les ressources communautaires et à intervenir dès les premiers signes d’un retard du développement.

3.2 Partager et promouvoir des stratégies d’information efficaces afin d’assurer la participation des fournisseurs de soins primaires au développement sain de l’enfant.

Certains organismes, par exemple les bureaux de santé publique, l'Ontario College of Family Physicians et l'Ontario Medical Association entretiennent depuis longtemps des relations de travail avec les médecins de premier recours concemant des questions de santé publique. Cette expérience peut servir à faire ressortir les stratégies d'infonnation réussies et à forger avec les foumisseurs de soins primaires des partenariats axés sur Ie développement sain de I' enfant.

3.3 Localiser et appuyer les leaders homologues – pédiatres, fournisseurs de soins primaires et spécialistes du développement de l’enfant – qui peuvent agir à titre de moniteurs ou conseillers et aider à la prestation des programmes de formation.

Les succès marqués du Groupe de travail conjoint sur les soins de santé mentale de l’Ontario College of Family Physicians (OCFP) démontrent que les champions et les chefs de file locaux, grâce à un soutien approprié, peuvent concevoir une philosophie de pratique qui améliore le développement de l’enfant. Leur ardeur, engagement et expertise peuvent aider à surmonter les obstacles à la réalisation d’une évaluation universelle à 18 mois. Les organismes locaux, notamment le réseau Meilleur départ, les circonscriptions sanitaires locales, les associations médicales locales, les centres universitaires, l’OCFP et la Nurse Practitioner Association of Ontario devraient collaborer pour localiser les chefs de file locaux et les appuyer.

3.4 Prévoir des incitatifs pour indemniser ou rémunérer les fournisseurs de soins primaires qui effectuent un bilan de santé amélioré à 18 mois.

Un examen et une évaluation du développement ajouteront au temps consacré au bilan de santé à 18 mois. Étant donné que de nombreux médecins de premier recours sont encore rémunérés selon le principe de la rémunération à l’acte et qu’ils consacrent beaucoup de leur temps à leurs patients, il peut s’avérer nécessaire de prévoir des incitatifs précis pour qu’il leur soit possible d’intégrer un bilan de santé amélioré à leurs cabinets très occupés. Le niveau de rémunération devrait être suffisamment élevé pour renforcer l’importance du rôle du fournisseur de soins primaires relativement à la surveillance et à l’amélioration du développement sain de l’enfant.

Le groupe d’étude formule les recommandations suivantes :

3.5 Promouvoir des modèles de collaboration pour mener à bien le bilan de santé amélioré à 18 mois.

À l’heure actuelle, les bilans de santé de jeunes enfants sont effectués par des médecins et des infirmières praticiennes ou des infirmiers praticiens. Ces personnes possèdent les compétences requises pour mener à bien tous les aspects du bilan de santé à 18 mois (ou des soins du jeune enfant) et elles fournissent ce service dans différents cadres de pratique (ou emplacements), y compris des centres de santé communautaire, les réseaux de services de santé à la famille, des cliniques communautaires et des cliniques en milieu hospitalier. En raison de la pénurie actuelle de médecins de famille, de pédiatres communautaires et d’infirmières praticiennes et infirmiers praticiens dans certaines parties de la province, il est possible que certaines familles n’aient pas accès à un fournisseur de soins primaires. Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée met présentement en œuvre un certain nombre de stratégies pour améliorer le système de soins primaires par exemple, les Équipes Santé familiale. Dans ce modèle de pratique en collaboration, les médecins, les infirmières praticiennes et infirmiers praticiens, les infirmières et infirmiers et d’autres spécialistes collaboreront pour assurer la prestation des soins primaires. Dans les Équipes Santé familiale, des éléments du bilan de santé amélioré à 18 mois pourraient être confiés à une infirmière spécialisée en soins familiaux ou à une infirmière de la santé publique associée au cabinet et qui possède les connaissances et les compétences requises pour effectuer une évaluation du développement; l’infirmière praticienne ou le médecin pourrait se charger des autres éléments du bilan.

Certains médecins de famille travaillent en collaboration avec des infirmières ou infirmiers hygiénistes ou des spécialistes du développement de l’enfant de la collectivité pour effectuer la partie du bilan de santé portant sur le développement. Certaines collectivités font aussi une utilisation efficace des cliniques communautaires pour les examens ou évaluations du développement et les immunisations, et pour diriger les familles vers des services. Les collectivités qui procèdent ainsi devraient s’assurer que les cliniques appliquent des principes de collaboration, que tous les services d’intervention précoce et les services d’éducation parentale de la collectivité y sont représentés, qu’elles font efficacement la promotion du développement de l’enfant auprès des parents et qu’elles incitent ceux ci à y participer activement.

4. Favoriser l’accès opportun aux services et gérer les périodes d’attente

Bon nombre des stratégies déjà décrites – créer des partenariats plus étroits entre les fournisseurs de soins primaires et les services communautaires, adopter un seul numéro de téléphone spécifique local et prévoir des mécanismes d’orientation pour les fournisseurs de soins primaires – se traduiront par un plus grand nombre d’orientations opportunes des familles vers des ressources d’éducation parentale et des programmes de jeu et de services spécialisés de développement de l’enfant.

Une évaluation plus systématique de tous les enfants à 18 mois peut aussi se traduire par un plus grand nombre d’orientations. Certains fournisseurs ont exprimé des inquiétudes concernant l’aspect éthique du dépistage auprès d’enfants qui ont besoin de services et que ces services risquent de ne pas être disponibles. D’après un sondage mené par le Groupe d’étude et les commentaires de services communautaires, les périodes d’attente dans le cas des programmes de développement du nourrisson peuvent varier de un à 18 mois, selon les besoins de l’enfant et de la famille, le secteur de la province et la disponibilité des ressources. La plupart des familles attendent plus de six mois avant de subir une évaluation de la parole et du langage pour les enfants d’âge préscolaire et de recevoir d’autres services d’évaluation spécialisée. Pour gérer les périodes d’attentes et assurer aux familles des orientations opportunes, les initiatives suivantes sont recommandées :

4.1 Mettre au point un système normalisé pour recueillir des données sur les périodes d’attente concernant les services de développement de l’enfant dans l’ensemble de la province.

Un bilan de santé amélioré à 18 mois contribuera vraisemblablement à accroître la demande et l’utilisation de programmes et de ressources pour les parents. Il donnera aussi lieu à un plus grand nombre d’enfants chez qui les fournisseurs de soins primaires dépisteront un trouble qui nécessitera des services spécialisés, ce qui pourrait aussi causer des temps d’attente ou les prolonger davantage.

Afin d’offrir un système efficace de services aux enfants, l’Ontario a besoin de données exactes et comparables sur les périodes d’attente. Le Réseau pour la santé des enfants de l’Ontario (RSEO) a lancé une initiative visant à évaluer les périodes d’attente dans certains services cliniques. Le RSEO devrait étendre cette initiative pour inclure les périodes d’attente dans le cas des évaluations du développement et des traitements dans les collectivités de l’ensemble de la province.

On devrait partager l’information relative aux périodes d’attente avec les parents afin qu’ils aient une idée du temps qu’ils devront attendre avant de recevoir les services.

4.2 Élaborer une stratégie pour réduire et gérer les périodes d’attente.

Les RLISS, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée et le ministère des Services à l’enfance et aux jeunes devraient utiliser les données sur les périodes d’attente pour planifier des services et réduire et gérer les périodes d’attente.

4.3 Appuyer les familles inscrites sur les listes d’attente en les orientant vers des services communautaires universels.

Pendant que les familles attendent de recevoir des services spécialisés, on devrait leur fournir d’autres services qui pourraient être d’une importance capitale dans la vie de leurs enfants. Par exemple, les centres de développement de la petite enfance de l’Ontario, les programmes de bibliothèque et d’autres programmes et ressources d’éducation parentale dans la collectivité peuvent offrir des services qui améliorent le développement de l’enfant. En fait, toutes les familles devraient être mises en contact avec ces services pour enfants. Les fournisseurs de soins primaires peuvent aussi être en mesure d’offrir des services qui aideront les familles pendant qu’elles attendent une évaluation du développement et une intervention plus poussées.

Dans le cas des programmes visés par des listes d’attente, on devrait trouver dans la collectivité d’autres services qui pourraient offrir un soutien pendant les temps d’attente.

5. Définir l’état de santé de nos enfants sur le plan du développement

La mise en œuvre d’un bilan de santé amélioré à 18 mois et normalisé pour tous les enfants de l’Ontario permettra de rassembler des données précieuses sur la santé de nos enfants sur le plan du développement. On peut tirer certains renseignements de données d’ensemble non nominatives qui sont plus faciles à recueillir. Cependant, le Groupe d’étude appuie fortement l’adoption à long terme d’un système qui permettrait de suivre chaque enfant pendant la petite enfance et d’évaluer les répercussions d’interventions et de services différents sur leur santé et leur bien être (voir 5.3).

Pour assurer que l’Ontario sera en mesure de définir l’état de santé de nos enfants sur le plan du développement, les initiatives suivantes sont recommandées :

5.1 Déterminer comment recueillir des données d’ensemble dans le cadre du bilan de santé à 18 mois.

Un des sous comités du Groupe d’étude a déterminé le genre de données que l’on devrait recueillir, notamment :

De plus, le Groupe d’étude suggère au gouvernement (p. ex., le MSEJ, le MSSLD) d’évaluer la possibilité de rassembler des données sur la déficience sensorielle (c. à d. tout problème de la vue ou de l’audition) et d’examiner la nécessité de prévoir une évaluation supplémentaire étant donné que plus d’un aspect du développement est affecté.

Pour appuyer la collecte de données, le relevé postnatal révisé Rourke comprend une section détachable sur laquelle sont consignés les éléments de données recommandés. Cependant, le groupe a cerné d’importants défis à la collecte de données – y compris des questions de confidentialité, la sécurité des données, la qualité des données – qui doivent être résolus. Le Groupe d’étude recommande au ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse et au ministère de la Santé et des Soins de longue durée de collaborer avec le Commissaire à la protection de la vie privée en vue de résoudre les questions relatives à la confidentialité, et de consulter d’autres provinces (à savoir le Manitoba, la Colombie-Britannique) qui recueillent déjà ce genre de données. Il est peut-être possible de recourir aux collectivités modèles de Meilleur départ pour évaluer des méthodes de collecte de données.

5.2 Analyser et diffuser les résultats pour renforcer les services.

Lorsque les questions de collecte de données seront résolues, le gouvernement (p. ex., le MSEJ, le MSSLD) devrait utiliser les données d’ensemble pour élaborer une série de rapports périodiques à l’intention de destinataires différents et décrivant l’état de santé des ontariennes et ontariens âgés de 18 mois. Ces rapports seront utiles pour assurer l’engagement continu des médecins qui fournissent les données.

Les rapports devraient aussi servir à la planification et au perfectionnement des programmes et services. Ils devraient être diffusés aux ministères du gouvernement – y compris le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse et le ministère de la Santé et des Soins de longue durée – pour aider l’élaboration de politiques et de programmes. Les résultats devraient aussi être partagés avec les parents, les fournisseurs de soins primaires et les services de développement de l’enfant afin de renforcer l’importance du développement sain de l’enfant et d’améliorer les pratiques.

5.3 Projeter de mettre au point un système sécurisé qui peut rassembler des données personnelles et être relié à d’autres systèmes d’information sur la petite enfance.

Bien qu’il soit possible d’analyser des tendances au moyen de données d’ensemble, le Groupe d’étude est d’avis qu’il y a des avantages à rassembler des données personnelles qui peuvent servir à suivre des enfants particuliers (p.ex., les enfants qui reçoivent des traitements d’orthophonie durant la petite enfance) et à évaluer les résultats. D’autres provinces, comme le Manitoba et la Colombie Britannique, utilisent maintenant des systèmes d’information qui permettent de comparer les résultats de l’évaluation d’un enfant à 5 ans à ceux de son évaluation à 18 mois. Ces données permettent de suivre les enfants à l’intérieur du système, d’évaluer les répercussions des services qu’ils reçoivent et de repérer les lacunes dans les services.

La collecte de données personnelles est une question délicate qui ajoute considérablement à la complexité du système d’information nécessaire à ce projet. Si le gouvernement (p. ex., le MSEJ, le MSSLD) décidait, au fil du temps, de procéder à la collecte de données personnelles, il sera indispensable d’appliquer des mesures précises pour assurer la sécurité et la confidentialité, d’obtenir le consentement des parents et de mettre sur pied des systèmes sécurisés pour la communication des données par les fournisseurs de soins primaires, ainsi qu’un identificateur unique qui permettra aux analystes de relier les données (tout en protégeant l’identité des enfants). Le gouvernement (p. ex., le MSEJ, le MSSLD) devrait s’assurer de la conformité de tout système aux lois régissant la protection des renseignements personnels sur la santé et le consentement à la divulgation de renseignements personnels. Il devrait aussi analyser la possibilité d’obtenir des parents un consentement unique au moment du dépistage postnatal (c. à d. dans le cadre du programme « Bébés en santé, enfants en santé ») pour recueillir l’information sur les évaluations durant la petite enfance. L’obtention du consentement des parents et la protection de leur vie privée nécessiteront aussi la compréhension et le soutien des fournisseurs de soins primaires et de leur personnel de bureau.

De plus, il faut s’employer activement à prendre appui sur les systèmes existants comme celui utilisé pour recueillir les données d’évaluation tirées de « Bébés en santé, enfants en santé » (c. à d. le Système d’information sur les services intégrés pour enfants). Le système de données devrait aussi permettre de relier les données de l’évaluation à 18 mois aux renseignements qui seront recueillis au moment où les enfants entreront à l’école.

6. Évaluer les répercussions du bilan de santé amélioré à 18 mois

Les ressources allouées aux services de santé et de développement pour enfants sont limitées et on doit les utiliser judicieusement. Le Groupe d’étude croit qu’un bilan de santé amélioré à 18 mois aura des répercussions positives sur le développement sain de l’enfant. Il renforcera l’importance cruciale du développement du jeune enfant. Il fera en sorte qu’un plus grand nombre de familles seront dirigées vers les services communautaires, qu’un plus grand nombre de parents assureront à leurs enfants un environnement enrichissant et qu’un plus grand nombre d’enfants ayant un retard du développement seront acheminés vers des services en mesure de les aider à surmonter ce retard. Nous croyons que cet investissement sera rentable, compte tenu des résultats améliorés chez les enfants et du moins grand besoin de services plus tard dans leur vie. « Bien portant à 18 mois » peut en fait signifier « bien parti pour la vie ». Pour déterminer si un bilan de santé amélioré à 18 mois et d’autres services à la petite enfance se traduisent par des résultats positifs pour la santé, les initiatives suivantes sont recommandées :

6.1 Concevoir des indicateurs de résultats applicables au bilan de santé amélioré à 18 mois et évaluer la possibilité d’atteindre les résultats visés.

Les résultats devraient être déterminés en fonction de l’accès des parents ou des enfants au bilan de santé amélioré, de ses répercussions sur l’utilisation des services de compétences parentales et de développement dans la collectivité, du nombre d’enfants orientés vers des services spécialisés, de l’efficacité des stratégies visant à appuyer les familles inscrites sur les listes d’attente ainsi que des répercussions globales sur le développement de l’enfant. Les collectivités modèles de Meilleur départ pourraient peut-être mettre à l’essai les indicateurs de résultats et les outils proposés.

6.2 Au fil du temps, déterminer au moins une autre étape durant la petite enfance –vraisemblablement à 5 ans – où tous les enfants sont évalués sur le plan du développement sain.

Idéalement, tous les enfants en Ontario seraient évalués de nouveau vers l’âge de 3 ans; mais, comme à cet âge, les enfants n’entrent pas nécessairement en contact avec les services communautaires, scolaires ou de soins primaires, cela est peu possible présentement. Le Groupe d’étude recommande plutôt que l’Ontario cible l’âge de 5 ans, moment où tous les enfants se préparent à entrer à l’école. Il suggère au ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse d’élaborer un processus semblable à celui utilisé pour mettre au point les recommandations relatives à un bilan de santé amélioré à 18 mois pour déterminer la nature des données à recueillir à 5 ans, à quel moment et à quel endroit ces données seraient recueillis et avec quels outils. L’évaluation à 5 ans comprendrait des données de l’instrument de mesure du développement du jeune enfant administré présentement aux enfants de la maternelle ou qui entrent en première année scolaire, et fournirait des renseignements sur les capacités socio émotionnelles. Cette évaluation devrait aussi comprendre l’utilisation d’autres outils, y compris des questionnaires remplis par les parents qui donneraient une évaluation des domaines relatifs à la famille.

6.3 Continuer d’évaluer les outils, les ressources et les services de soutien relatifs au bilan de santé amélioré à 18 mois, et de les mettre à jour au besoin pour tenir compte des nouvelles preuves et meilleures pratiques.

En plus d’évaluer les répercussions du bilan de santé amélioré, on devrait tout mettre en oeuvre pour continuer à évaluer et à perfectionner les outils, les ressources, les programmes d’éducation, les mesures incitatives et d’autres mesures de soutien en faveur du bilan de santé amélioré à 18 mois.

De la planification à l’action

Le Groupe d’étude a établi une série de stratégies visant à appuyer un bilan de santé à 18 mois. Ces stratégies proposées auront des répercussions directes sur le système de soins primaires et sur les services communautaires destinés aux familles et aux enfants. Elles pourraient aussi contribuer à accroître la demande en matière de services spécialisés pour enfants.

Certaines de ces stratégies, notamment l’accès au QDDN, au relevé postnatal Rourke et à d’autres outils, la formation des fournisseurs de soins primaires et la création de partenariats, peuvent être mises en oeuvre rapidement; d’autres, comme la stratégie concernant les périodes d’attente, le système de collecte de données et le plan d’évaluation, nécessiteront une planification plus poussée. (Voir à l’annexe 6 une liste des stratégies dont la mise en œuvre sera rapide et celles qui nécessiteront plus de temps.)

La réalisation du résultat souhaité – un bilan de santé amélioré à 18 mois pour tous les enfants de l’Ontario – nécessitera le soutien et l’engagement des intervenants de l’ensemble du système.

Les membres du Groupe d’étude sont prêts et disposés à collaborer. Nous avons à cœur de promouvoir le développement sain de l’enfant à l’intérieur de nos propres organismes et dans nos collectivités. Nous avons élaboré un plan de mise en œuvre et de communication qui prévoit le recours à nos organismes et associations pour transmettre la formation et l’information relatives au bilan de santé amélioré à 18 mois et pour en promouvoir l’utilisation (Voir l’annexe 7)

L’objectif visé devrait être la mise en oeuvre en Ontario de tous les éléments d’un bilan de santé amélioré à 18 mois dans un délai de deux ans.

Pour atteindre l’objectif souhaité, le Groupe d’étude recommande ce qui suit :

  • l’affectation de ressources appropriées par le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse et le ministère de la Santé et des Soins de longue durée et leur collaboration à la mise en œuvre d’un bilan de santé amélioré à 18 mois;
  • la création par les deux ministères d’un groupe de mise en oeuvre composé de personnes spécialisées en matière de soins primaires, de développement sain de l’enfant, d’enseignement professionnel et de collecte, de mesure et d’évaluation de données.

IV. Conclusion

Les fournisseurs de soins primaires ont la possibilité de jouer un rôle important dans la vie de jeunes enfants et de familles – non seulement ceux qui sont traditionnellement « défavorisé », mais tous les jeunes enfants. Comme on l’a signalé précédemment, un bilan de santé à 18 mois n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’améliorer le développement de l’enfant grâce à l’adoption d’une vision partagée et à la création de partenariats plus efficaces entre les parents, les fournisseurs de soins primaires et les ressources communautaires. Ces partenariats peuvent contribuer à engendrer une culture et un environnement qui appuieront les enfants durant la petite enfance, qui les aideront à atteindre leur développement optimal et qui jetteront les bases qui favoriseront leur santé et leur bien‑être tout au long de leur vie.

Les avantages possibles pour l’Ontario sont mesurables et réels. L’application d’un bilan de santé amélioré à 18 mois et la fourniture de services appropriés aideront tous les enfants en Ontario à devenir des adultes en santé, instruits, sûr d’eux et productifs. Il s’agit d’un investissement crucial dans notre capital humain. Il contribuera aussi à réduire les coûts à long terme découlant des lacunes dans le développement de l’enfant, sans compter les coûts plus élevés des traitements et des soins de santé plus tard dans la vie, les coûts économiques plus élevés et les coûts sociaux liés à la délinquance et à la criminalité juvéniles (Schweinhart et coll., 2005).

Un bilan de santé amélioré à 18 mois, conjugué au dépistage postnatal effectué maintenant dans le cadre de « Bébés en santé, enfants en santé » et l’évaluation proposée des enfants au moment de leur entrée en première année, sont un point de départ pour la surveillance et la promotion du développement sain de l’enfant durant la petite enfance. À plus long terme, l’Ontario devrait acquérir la capacité de comprendre et d’appuyer le développement sain de l’enfant, de la naissance à 18 ans.

Bibliographie

Carneiro P, Heckman J. « Human Capital Policy ». National Bureau of Economic Research. Working Paper 9495. Février 2003.

Goldfarb C., Roberts, W. « Developmental monitoring in primary care ». Can Fam Physician 42: 1527-1536. 1996

McCain M., Mustard F. « Inverser la véritable fuite des cerveaux. Étude sur la petite enfance ». Rapport final 1999. Toronto. Publications Ontario, 1999 : 31.

US Department of Health and Human Services. « Bright Futures. Guidelines for Health Supervision of Infants, Children and Adolescents ». Second Edition, Revised.

Schweinhart LJ, Montie J, Xizng Z, Barnett WS, Belfield CR, Nores M. « Lifetime Effects: The High/Scope Perty Preschool Study Through Age 40 ». High/Scope Educational Research Foundation. 2005.

Williams RC. « The ‘deprived preschooler’ and the paediatrician ». Paediat Child Health. Vol 4. no 8 Novembre/Décembre 1999.

Annexe 1: Questionnaire de dépistage du district de Nipissing à 18 mois

Nipissing District Developmental Screen™

Le questionnaire de du district de Nipissing est une déposée de Nipissing District Developmental Screen Inc © publié en 1993, révisé et en 2002, Nipissing District Developmental Screen Inc. Tous droits réservés.

Mon de l'enfant

 

Date de naissance

 

Date actuelle

 
Oui Non À dix-huit mois, est-ce que votre enfant...
Checkmark Checkmark  
    1. montre les images d'uo livre (p. ex. «Montre-moi le bebe»)?
    2. utilise des gestes Camiliers (p. ex. Caire bonjour ou au revoir. repousser un Objet ou une personnel?
    3. suit des directives qui lie sont pas accomlmgnees de gestes (p. ex. «Lance-moi In balle», «Apporte-moi tes chnussures»)?
    4. utilise des expressions d'usage courant (p. ex. «parti». ou «oh-oh»)?
    5. montre du doigt. sur demallde, au moins trois parties différentes du corps (p. ex. «Où est (on nez?»)?
    6. dit cinq mots ou plus? (pas forcément clairement.)
    7. tient une tasse pour boire?*
    8. prend et mange des aliments faciles à tenir?
    9. aide a s'habiller en donnant ses bras ct ses jambes?*
    10. monte les escaliers ou les marches à quatre pattes au debout?
    11. marche seul?
    12. s'accroupit sans tomber pour ramasser un objet?
    13. pousse et tire des jouets ou d'autres objets en marchant? (dessin A)
    14. empilc au moins trois cubes?
    15. est affectuclix euvcrs les personnes. les animaux de compagnie ou les jouets?
    16. Vous montre quelque chose du doigt?
    17. vous regarcle quand vous parlez ou jouez ensemble?

* Ce point pourratt ne pas s'appliquer à toutes les culltures.

Consultez toujours votre professionnel de la santé ou de puériculture si vous des questions sur le développement ou le bien-être de votre enfant.

Type Les activités suivantes vous aideront à jouer votre rôle dans le développement de votre enfant.
Apprendre/penser Aide-moi à reconnaître des bruits famillers. comme Ie gazouillis des oiseaux, le moteur d'un camion ou d'un avion. l'aboiement d'un chien. le hurlement d'une sirène ou I'éclaboussement de l'eau. Imite les bruits que tu entends pour voir si je t'imiterai. Encourage-moi en souriant et en applaudissant.
Parole/langage J'apprends de nouveaux mots chaque jour. Joue avec moi pour m'aider à apprendre le nom des objets. Mets des images d'objets famlliers. d'animaux ou de personnes. dans un sac et dit « Un. deux. trois. que vols-tu?», puis tire une image du sac.
Parole/langage Fais semblant de me parler au téléphone ou encourage-moi à appeler quelqu'un.
Social N'aie pas peur de me laisser découvrir ce que je peux faire avec man corps. Il me faut apprendre à grimper, à me balancer, à sauter, à courir, à monter et à descendre les escaliers et à glisser. Reste près de moi pour que je ne me blesse pas.
Social Fals jouer quelques-unes de mes chansons préféfées et encourage-moi à bouger au rythme de la musique en balançant les bras, en bougeant lentement, en marchant au pas, en sautillant, en tapant des mains, en tapotant les jambes. etc. Nous pouvons nous amuser à faire des gestes en écoutant la musique.
Social Laisse-moi jouer avec des balles de tallies variées. Laisse sortir de l'air d'un ballon de plage. Regarde-moi y donner des coups de pied. le lancer et essayer de l'attraper.
Motricité fine J'aime les jouets que je peux assembler et désassembler. comme les grosses briques Lego. les contenants à couvercle ou les liens en plastique. Parle-moi de ce que je fais en te servant de mots comme «pousser» et «tirer».
Motricité fine Je ne suis pas trop petit pour jouer avec de gros crayons de couleur. Nous pouvons griffonner et parler de ce que nous desslnons.
Apprendre/penser J'aime les casse-tête simples, à quatre morceaux au plus, ainsi que les planches à formes simples. Encourage-moi à assortir les morceaux. à tour de rôle avec toi.
Social Je veux faire des choses juste comme toi. Laisse-moi avoir des jouets pour que je puisse faire semblant de me costumer. et de jouer a maman au papa.
Affectif Je me sens à l'abri du danger et rassuré quand je sais à quoi on s'attend de moi. Tu peux m'aider en suivant des routlnes et en flxant des limltes. Félicite-moi de mon bon comportement.
Social J'aime les jouets nouveaux. Nous pouvons trouver la joujouthèque locale ou des groupes de jeux dans la communauté.

J'aime explorer le monde, mais il me faut savoir que tu es tout près de moi. Il se peut que je pleure quand tu me laisses avec d'autres. donc serre·moi dans tes bras et dis-moi que tu reviendras.

Consultez toujours votre professionnel de la santé ou de puériculture si vous avez des questions sur le développement: ou le bien-être de votre enfant Voir les directives, la limitation de responsebillité et la licence d'exploitation au verso.

Annexe 2 : Rourke Baby Record: Evidence-Based Infant/Child Health Maintenance Guide

Relevé postnatal Rourke : Guide IV de maintien de la santé des bébés et des enfants

Drs. Leslie Rourke, Denis Leduc and James Rourke
Revised May 2006
© Copyright Canadian Family Physician

NOM:

 

Date de naissance (j/m/année)

 

M ( ) F ( )

Problèmes passés/facteurs de risque :

 

Antécédents familiaux :

 
Rourke Baby Record: Evidence-based nourrisson / guide de santé d'entretien des enfants - 18 mois
Date lors de la visite 18 mois
Croissance *
Rajuster les percentiles si < 36 semaines de gestation
Taille Poids Périmètre crânien.
Inquiétudes parentales  

Nutrition*

( ) Allaitement*
( ) Lait homogénéisé
( ) Pas de biberon

Conseils préventifs

Prévention des blessures

Comportement

Famille

Autre

vérifié, pas d’inquiétude
sujet d’inquiétude

( ) Siège d’auto (pour enfant)*
( ) Consignes de sécurité pour le bain *
( ) Étouffement/jouets sécuritaires *

( ) Interaction parents-enfant
( ) Discipline/établissement des limites **

( ) Fatigue parentale/stress/dépression**
( ) Enfants très vulnérables **

( ) Socialisation/occasions de jeu entre pairs
( ) Soins dentaires/dentiste*
( ) Apprentissage de la propreté **

Développement**
(Vérification et observation des repères)
Les taches sont executees àpres le delai normal d'acquisition.
Le fait de ne pas réussir une tâche signale la nécessité d'une évaluation plus poussee du développement.
N. B. Corriger l'âge si < 36 semaines de gestation

atteint

non atteint

Vérification améliorée après l’administration du Questionnaire de dépistage de Nipissing (QDDN)**
Nombre de réponses négatives au QDDN :
Facteurs sociaux/affectifs
( ) Comportement habituellement gérable
( ) Normalement facile à apaiser
( ) Cherche à se faire consoler de sa peine

Aptitude à la communication
( ) Montre du doigt 3 différentes parties du corps
( ) Cherche à attirer l’attention pour voir quelque chose d’intéressant
( ) Joue à faire semblant avec des jouets et des figurines (p. ex. nourrit un animal en peluche)
( ) Se retourne lorsqu’on l’appelle par son nom
( ) Imite régulièrement les sons du langage
( ) Prononce 3 consonnes, p. ex. P M B N D L

Motricité
( ) Fait deux pas de reculons sans aide
( ) Mange à la cuiller sans beaucoup se salir

Faculté d’adaptation
( ) Enlève son chapeau ou ses bas sans aide
( ) Aucune inquiétude parentale

Examen physique

L’accent est mis sur les vérifications permettant de dépister des troubles particuliers, mais on recommande un examen physique approprié à l’âge à chaque visite.

( ) Yeux (réflexe rétinien) *
( ) Reflet cornéen/test de l’écran et questions*
( ) Questions sur l’audition
( ) Taille des amygdales/dents *
Problèmes et plans d’action  
Immunisation
Les lignes directrices provinciales
Signature

Consigner au dossier d’immunisation (Guide V)


Relevé postnatal Rourke / guide de santé d'entretien des enfants - 2-3 ans et 4-5 ans
Date lors de la visite 2-3 ans 4-5 ans
Croissance *
Rajuster les percentiles si < 36 semaines de gestation
Taille Poids Périm. crânien
si précédemment anormal
Taille Poids

Inquiétudes parentales

   

Nutrition*

( ) Lait homogénéisé ou 2 %
( ) Transition progressive vers un régime à plus faible teneur en gras *
( ) Guide alimentaire canadien *
( ) Lait 2%
( ) Guide alimentaire canadien *

Conseils préventifs

Prévention des blessures

Comportement

Famille

Autre

vérifié, pas d’inquiétude
sujet d’inquiétude

( ) Siège d’auto (pour enfant/d’appoint)*
( ) Casque de vélo *
( ) Armes à feu*
( ) Monoxyde de carbone/détecteurs de fumée *
( ) Allumettes
( ) Sécurité aquatique

( ) Interaction parents-enfant
( ) Discipline/établissement des limites **
( ) Risques élevés pour les enfants **
( ) Fatigue parentale/dépression**
( ) Conflits familiaux/stress
( ) Frères et sœurs

( ) Exposition à la fumée de tabac *
( ) Nettoyage des dents/fluorure/dentiste*
( ) Approches complémentaires/parallèles en santé*
( ) Apprentissage de la propreté **
( ) Vie saine et active/médias *
( ) Occasions de socialisation
( ) Encouragement de la lecture **
( ) Évaluer le besoin de services de garde/services préscolaires/degré de préparation à l’école**
Santé environnementale, incluant :
( ) Exposition au soleil/écran solaire/insectifuge *
( ) Exposition aux pesticides *
( ) Vérifier le plomb sérique en cas de risque *


 

Développement**
(Vérification et observation des repères)
Les taches sont executees àpres le delai normal d'acquisition.
Le fait de ne pas réussir une tâche signale la nécessité d'une évaluation plus poussee du développement.
N. B. Corriger l'âge si < 36 semaines de gestation

atteint

non atteint

2 ans
( ) Au moins 1 nouveau mot par semaine .
( ) Phrases de 2 mots
( ) Essaie de courir
( ) Place des objets dans un petit récipient
( ) Imite les actions d’un adulte
( ) Continue d’acquérir de nouvelles habiletés
( ) Aucune inquiétude parentale

4 ans
( ) Comprend une commande en trois étapes associées
( ) Pose beaucoup de questions
( ) Se tient sur un pied pendant 1 à 3 secondes
( ) Dessine une personne reconnaissable à au moins 3 parties du corps
( ) Propre durant la journée
( ) Cherche à réconforter une personne peinée
( ) Aucune inquiétude parentale
3 ans
( ) Comprend une commande en deux étapes
( ) Dévisse le couvercle d’un bocal ou tourne une poignée de porte
( ) Tourne les pages d’un livre une à une
( ) Accepte de partager une partie du temps
( ) Écoute de la musique ou des histoires en compagnie d’adultes pendant 5 à 10 minutes
( ) Aucune inquiétude parentale
5 ans
( ) Compte jusqu’à 10 et connaît les principales formes et couleurs
( ) S’exprime clairement par des phrases complètes
( ) Peut lancer et attraper un ballon
( ) Saute à cloche-pied
( ) Accepte de partager
( ) S’adonne à une activité seul(e) pendant 20 à 30 minutes
( ) Accepte d’être séparé(e) de ses parents
( ) Aucune inquiétude parentale

Examen physique

L’accent est mis sur les vérifications permettant de dépister des troubles particuliers, mais on recommande un examen physique approprié à l’âge à chaque visite.

( ) Tension artérielle
( ) Yeux (réflexe rétinien)*
( ) Reflet cornéen/test de l’écran et questions*
( ) Questions sur l’audition
( ) Taille des amygdales/dents *
( ) Tension artérielle
( ) Yeux (réflexe rétinien)/acuité visuelle*
( ) Reflet cornéen/test de l’écran et questions*
( ) Questions sur l’audition
( ) Taille des amygdales/dents *
Problèmes et plans d’action  
Immunisation
Les lignes directrices provinciales varient
Signature
Consigner au dossier d’immunisation (Guide V) Consigner au dossier d’immunisation (Guide V)

Niveaux de vérification : (A) caractères gras – données probantes (B) italique – vérification suffisante (C) caractères réguliers – consensus sans vérification définitive (*) voir Maintien de la santé des bébés et des enfants : lignes directrices et ressources choisies, au verso du Guide I (**) voir Sain développement de l’enfant : lignes directrices et ressources choisies, au verso du Guide IV

Avertissement : Comme la nature des données probantes et les recommandations changent continuellement, le Relevé postnatal Rourke se veut un simple guide et doit être utilisé comme tel.

La révision de ce document a été rendue possible par l’aide financière de la Division des initiatives stratégiques du ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse (fonds administré par l’Ontario College of Family Physicians).

Document reproduit par Soins-santé Grand public McNeil. Télécharger une version imprimable sur Le Collège des médecins de famille du Canada ou la Société canadienne de pédiatrie ou téléphoner à Soinssanté Grand public McNeil au 1 800 265-7323 pour obtenir une copie papier.

Développement

Les manoeuvres prescrites se fondent sur le Questionnaire de dépistage du district de Nipissing et d’autres documents de référence sur le développement. Il ne s’agit pas d’un processus de dépistage mais plutôt d’un outil pour faciliter le suivi du développement. Elles doivent être exécutées après le délai normal d’acquisition des habiletés ou comportements repères. L’absence de ces repères est considérée comme un indicateur de risque et signale la nécessité d’une évaluation plus poussée du développement, tout comme les inquiétudes des parents concernant un quelconque stade du développement de leur enfant.

- Le site Web de Meilleur départ contient des ressources sur la maternité, les nouveau-nés et le développement des jeunes enfants
- « Healthy Child Development: Improving the Odds » est une publication de l’Ontario College of Family Physicians à l’intention des fournisseurs de soins de santé primaires

Comportement

Réveils/pleurs nocturnes :
Les réveils et les pleurs nocturnes touchent 20 % des nourrissons et des tout-petits qui n’ont pas à être nourris la nuit. Il a été démontré que le fait de donner aux parents des conseils sur les rituels de renforcement positif (notamment pour apprendre à l’enfant à s’endormir seul), l’élimination des facteurs pouvant contribuer au refus d’aller au lit le soir, le maintien d’une heure de lever régulière et la récompense des comportements voulus réduit la prévalence des réveils et des pleurs nocturnes, surtout lorsque ce counselling débute au cours des trois premières semaines de vie de l’enfant.
- Le Journal médical d'Australie

Rôle parental/Discipline
Promouvoir l’adoption de méthodes de discipline efficaces par l’évaluation, les conseils préventifs et le counselling fondés sur des principes comme le respect envers les parents, la sensibilité à la culture, le renforcement du soutien social, de la confiance chez les parents et du plaisir associé au rôle parental ainsi que l’accroissement des compétences parentales.
- la Société canadienne de pédiatrie - Efficace la discipline aux enfants
- OCFP Healthy Child Development

Apprentissage de la propreté

Le processus d’apprentissage de la propreté a beaucoup changé au cours des années, et il existe d’importantes différences culturelles à cet égard. Dans la culture occidentale, on préconise une démarche axée sur l’enfant. L’âge auquel l’enfant entreprend cet apprentissage et la méthode utilisée sont aussi individualisés que possible.

- L’apprentissage de la propreté : Des conseils axés sur l’enfant

Alphabétisation

Physicians can promote literacy and early childhood reading by facilitating reading in the office. Encourage parents to watch less television and read more to their children.

- Lisez, parlez, chantez : La promotion de l’alphabétisation au cabinet du médecin

Troubles du spectre autistique

Lorsqu’on soupçonne un retard de développement chez un enfant de 18 mois, l’évaluer pour les troubles du spectre autistique à l’aide de l’outil « Checklist for Autism in Toddlers » (CHAT)
Journal of Autism and Developmental Disorders 2001 :31(2) (en anglais seulement).

facteurs parentaux et familiaux qui influent sur le développement de l’enfant
  • Dépression chez la mère : Les médecins doivent être à l’affût des signes de dépression maternelle, qui constitue un facteur de risque pour les problèmes de développement socio-affectif et cognitif chez l’enfant. Moins étudiée, la détresse paternelle peut venir aggraver les effets de la dépression maternelle sur le comportement d’interaction du nourrisson.
  • Syndrome du bébé secoué : On recommande un indice de suspicion élevé.
  • Ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (disponible en anglais seulement): Lignes directrices pour le diagnostic – publié dans le supplément de mars 2005 du Journal de l’Association médicale canadienne.

Nourrissons et enfants à risque

- Services de garde :
Les enfants qui vivent dans la pauvreté (revenu familial inférieur au seuil de faible revenu de Statistique Canada) peuvent bénéficier de services de garde ou préscolaires spécialisés. Ces enfants défavorisés courent un plus grand risque de mortalité et de morbidité, de carences physiques, sociales et affectives ainsi que de retards d’apprentissage.

- Visites à domicile :
L’expérience démontre que les visites d’infirmières à domicile, durant la période périnatale et la petite enfance, chez les femmes primipares de statut socioéconomique défavorisé, les mères seules et les parents adolescents peuvent contribuer à prévenir les mauvais traitements et la négligence. Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (disponible en anglais seulement)

Facteurs de risque de violence physique :

  • faible statut socio-économique
  • jeune âge de la mère (< 19 ans)
  • famille monoparentale
  • parents ayant eux-mêmes été maltraités pendant leur enfance
  • violence conjugale
  • manque de soutien social
  • grossesse non planifiée ou attitude négative des parents à l’égard de la grossesse

Facteurs de risque d’abus sexuels :

  • absence du père et de la mère biologique
  • détérioration des liens conjugaux entre les parents
  • présence d’un beau-père
  • relations difficiles entre l’enfant et ses parents
  • vie familiale malheureuse

Ébauche – Section détachable pour la collecte des données du relevé postnatal Rourke
Instructions : La section détachable doit être placée sur la moitié droite du recto du relevé postnatal Rourke, cachant le nom du patient et les visites entre 2 et 3 et 4 et 5 ans

Date de naissance (j/m/année)

 

M ( ) F ( )

1) Nombre de « NON » au Questionnaire de dépistage du district de Nipissing __

2) Nombre de marqueurs de risque élevé consignés dans le relevé postnatal Rourke __

Questions liées aux parents ou à la famille

Problèmes socio émotionnels __

Aptitudes à communiquer__

Habilités motrices__

Capacités d’adaptation__

Déficiences sensorielles (troubles de la vue ou de l’audition )#__

3) Besoin d’une évaluation supplémentaire (plus d’un aspect du développement est affecté)Need for additional assessment ( more than one developmental area affected) Oui__ Non__

Annexe 3: Graphique de cheminement – Bilan de santé à 18 mois

Septembre 30, 2005

Annexe 5: Service communautaire d'aiguillage formulaires

Simplified Access Referral

Health Department1
605 Rossland Road E.
Whitby. ON L1N 6A3
905-668-7711
1-800-841-2729
Fax: 905-666-6232

Children's Services2
605 Rossland Road E.
Whitby ON L1N 6A3
905-668-7711
1-800-372-1102
Fax: 905-666-6226

by: Referred to:
 
Behaviour Management2
 
 
 
Children's Services2
 
 
Healthy Babies/Healthy Children1
 
Infant Development1
 

230 Westney Road South
Ajax. ON L1S 7J5
905-686-6466
1-800-214-7163
Fax: 905-619-4578
Family & Community Action Program

 
Family & Community Action Program
 

Kinark Child & Family Services
1916 Dundas st., East. Unit 2
Whitby. ON L1N 2L6
905-433-0241
Fax: 905-432-0916

 
Kinark Child & Family Services
Central East Preschool Autisim Service
 

1 Hospital Court
Oshawa, ON L1G 2B9
905-576-8711

 
Feeding/Swallowing Clinic
Neonatal Follow up Clinic
N.LG.U.
 

Resources for Exceptional Children
865 Westney Rd South
Ajax, ON L1S 3M4
905-427-8862
1-800-968-0066
Fax: 905-427-3107

 
Resources for Exceptional Children

SIMPLIFIED ACCESS REFERRAL

Consent for referral: Verbal ( ) Written ( )

Given by:

 

Referral Date:

 

Referral taken by:

 

Referred by: (Name and telephone, extension)

 

Child's Name:

 

Health Card No.:

 

D.O.B.:

 

E.D.D.:

 

Gender:

 

Parent(s):

 

Guardian:

 

Siblings/D.O.B.:

 

Address:

 

Postal Code:

 

Telephone:

Home:

 

Business:

 

HBHC Telephone Assessment Done: Yes___ No ___

HBHC Family Assessment Done: Yes___ No ___

Infant Development to Complete: Yes___ No ___

PEDS Completed: Yes___ No ___ Pathway ___

Nipissing Completed: Yes___ No ___

DISC Completed: Yes___ No ___

Family Visitor HBHC___ FCAP ___ Name ___

Reason for referral: (concerns, risk factors, diagnosis)

 
 
 

Additional agencies referred to/Involved:

 

Preschool/Community Setting/other caregiver:

 

How did you know about service?

Nipissing ( ) Years before 5 ( ) Media ( ) Doctor Other

 
 

Parent's verbal consent to forward information to:

 

Family Doctor/Paediatrician:

 

Phone #

 

Information is collected under the authority of the Child and Family Services Act for the purpose of providing Infant Development

Physician Notification

Health Department
Healthy Babies/Healthy Children
Infant Development

605 Rossland Road E.
Whitby ON L1N 6A3
905-668-7711
1-800-841-2729
Fax: 905-666-6232

Children's Services
Behaviour Management

605 Rossland Road E.
Whitby ON L1N 6A3
905-668-7711
1-800-372-1102
Fax: 905-666-6226

Family & Community Action Program
230 Westney Road South
Ajax, ON L1S 7J5
905-686-6466
1-800-214-7163
Fax: 905-619-4578

Kinark Child & Family Services
1916 Dundas St., East, Unit 2
Whitby, ON L1N 2L6
905-433-0241
Fax: 905-432-0916

1 Hospital Court
Oshawa, ON L1G 289
905-576-8711

Resources for Exceptional Children
865 Westney Rd South
Ajax, ON L1S 3M4
905-427-8862
1-800-968-0066
Fax: 905-427-3107

PHYSICIANS NOTIFICATION

Child's Name:

 

D.O.B.:

 

The above named child has been referred to Simplified Access.

After discussion with the family, referrals have been made to:

 
 
 
 
 
 
 
 

In addition recommendations were made for parents to contact:

 
 
 
 

Signature of Staff

 

Date

 

Name of Organization

 

Information is collected under the authority of the Child and Family ServIces Act, for the purpose of providing Infant Development Services. If you have any questions concerning the collection of the information, please contact the Manager of Infant Development.
DRHD-ID~322 109/20051

Simplified Access Authorization for Release of Information

Health Department
Healthy Babies/Healthy Children
Infant Development

605 Rossland Road E.
Whitby ON L1N 6A3
905-668-7711
1-800-841-2729
Fax: 905-666-6232

Children's Services
Behaviour Management

605 Rossland Road E.
Whitby ON L1N 6A3
905-668-7711
1-800-372-1102
Fax: 905-666-6226

Family & Community Action Program
230 Westney Road South
Ajax, ON L1S 7J5
905-686-6466
1-800-214-7163
Fax: 905-619-4578

Kinark Child & Family Services
1916 Dundas St., East, Unit 2
Whitby, ON L1N 2L6
905-433-0241
Fax: 905-432-0916

1 Hospital Court
Oshawa, ON L1G 289
905-576-8711

Resources for Exceptional Children
865 Westney Rd South
Ajax, ON L1S 3M4
905-427-8862
1-800-968-0066
Fax: 905-427-3107

In order to develop a service plan that best supports my child and family,

I/We

 

(parent/guardlan)

Of:

 
 
 

(address)

hereby authorize verbal and/or written communication of referral and assessment information between authorized personnel of the Simplified Access Process.

Please check, initial and add appropriate agencies:

Checkmark Agency
 
Central East Preschool Autism Service
 
Durham Behaviour Management Services
 
Durham Regional Children's Services
Durham Infant Development Services
Durham Preschool Speech and Language Program
Family & Community Action Program
Healthy Babies, Healthy Children Durham
Kinark Child and Family Services
Lakeridge Health Corporation
Resources for Exceptional Children

Regarding

 

(Child's name)

D.O.B.

 

Unless otherwise noted, this authorization is valid for six months from the date of signature.

 

(Date)

 

(Signature of parent/guardian)

 

(Date)

 

(Signature of parent/guardian)

 

(Date)

 

(Signature of witness)

Information is collected under the authority of the Child and Family Services Act, for the purpose of providing Infant Development
services. If you have any questions concernIng the collection of the Information, please contact the Manager of Infant
Development.
DRHD-ID-305 (0912005)

Annexe 6: Proposition de mise en oeuvre par étapes des stratégies

Stratégie Mettre en œuvre immédiatement Renvoyer au groupe de mise en oeuvre
1. Mettre les outils à la disposition des parents et des fournisseurs 1.1 Obtenir le droit d’utilisation du QDDN et distribuer cet outil
1.2 Donner un accès facile au relevé postnatal révisé Rourke
1.3 Élaborer un guide de pratique clinique
1.4 Élaborer un graphique de cheminement
 
2. Créer des partenariats entre les parents, les fournisseurs de soins primaires et les ressources communautaires 2.1 S’assurer que l’information relative au bilan de santé à 18 mois est axée sur la famille
2.2 Communiquer aux fournisseurs de soins primaires des renseignements sur le développement sain de l’enfant
2.4 Transmettre aux fournisseurs de soins primaires de l’information sur les services communautaires
2.5 Adopter un seul numéro de téléphone spécifique pour obtenir des renseignements sur les services aux enfants
2.3 Déterminer une série de services de base pour les enfants
2.5 Adopter des noms uniformes pour qualifier les services semblables
3. Donner de la formation aux fournisseurs de soins primaires 3.1 Élaborer un programme de sensibilisation ou d’éducation fondé sur les modèles réussis existants qui renforcera auprès des fournisseurs de soins primaires l’importance du développement sain de l’enfant
3.2 Partager et promouvoir des stratégies d’information efficaces qui assureront la participation des fournisseurs de soins primaires au développement sain de l’enfant
3.3 Identifier et appuyer les leaders homologues – médecins de familles, pédiatres, infirmières et infirmiers praticiens et spécialistes du développement de l’enfant – qui peuvent agir à titre de moniteurs ou conseillers et aider à la prestation des programmes de formation
3.5 Promouvoir des modèles de collaboration pour mener à bien le bilan de santé amélioré à 18 mois
3.4 Prévoir des incitatifs pour indemniser ou rémunérer les fournisseurs de soins primaires qui effectuent un bilan de santé à 18 mois.
4. Favoriser l’accès opportun aux services et gérer les périodes d’attente 4.3 Appuyer les familles inscrites sur les listes d’attente en les orientant vers des services communautaires universels (par ex., centres de développement de la petite enfance de l’Ontario, bibliothèques, centres de loisir) 4.1 Mettre au point un système pour recueillir des données sur les périodes d’attente
4.2 Élaborer une stratégie pour réduire les périodes d’attente
5. Définir l’état de santé des enfants de l’Ontario sur le plan du développement   5. 1 Déterminer comment recueillir des données d’ensemble dans le cadre du bilan de santé à 18 mois
5.2 Analyser et diffuser les résultats pour renforcer les services
5.3 Projeter de mettre au point un système sécurisé qui peut rassembler des données personnelles et être relié à d’autres systèmes d’information sur la petite enfance
6 Évaluer les répercussions du bilan de santé amélioré à 18 mois   6.1 Concevoir des indicateurs de résultats applicables au bilan de santé amélioré à 18 mois et évaluer la possibilité d’atteindre ces résultats
6.2 Au fil du temps, déterminer au moins une autre étape durant la petite enfance, vraisemblablement à 5 ans, où tous les enfants sont évalués sur le plan du développement sain
6.3 Continuer d’évaluer les outils, les ressources et le soutien relatifs au bilan de santé amélioré à 18 mois, et les mettre à jour pour tenir compte des nouvelles preuves et meilleures pratiques

Annexe 7: Plan de mise en oeuvre et de communication

Cibles visées Programmes, services et organismes responsables Stratégies
Parents et familles avec de jeunes enfants
  • Bébés en santé, enfants en santé
  • Rééducation de la parole et du langage
  • Développement du nourrisson
  • Santé publique
  • Garde d’enfants
  • CDPEO
  • Ressources pour les familles
  • Carrefours Meilleur départ
  • Services de santé publique locaux
  • Bibliothèques
  • Centres de loisir
  • Membres du Groupe d’étude et des sous comités
  • Campagne de marketing social
  • Annonces éclair à la radio et à la télévision
  • Documents destinés aux parents distribués dans les CDPEO, les bibliothèques et d’autres services pour les parents et les familles
  • Revues axées sur les parents (p. ex., Today’s Parent, Canadian Living, publications locales)
  • Bulletins distribués par des services spécialisés (par ex., Infant Development)
Pédiatres
Médecins de famille
Infirmières et infirmiers praticiens
Infirmières et infirmiers de clinique ou spécialisés en soins familiaux Personnel clinique (réceptionistes, etc.)
  • RSEO
  • PDCO
  • OMA
  • NPAO
  • MSEJ
  • MSSLD
  • Service de santé publique
  • Associations médicales locales
  • Division de la santé publique, MSSLD
  • Exposés
  • Assemblées annuelles
  • Symposiums
  • Localiser les leaders d’opinion parmi les médecins, les infirmières et infirmiers, le personnel de bureau (réseaux de partage des soins ou de conseillers)
  • Activités d’EMC/ECS
  • Visites du service de médicine familiale
  • Articles de publications ou bulletins appropriés, etc.
  • Formation continue dans la localité par les services de santé publique ou d’autres services

Programmes et services communautaires

  • Bébés en santé, enfants en santé
  • Rééducation de la parole et du langage pour les enfants d’âge préscolaire
  • Développement du nourrisson
  • Services de santé publique
  • Garde d’enfants
  • Réseau des CDPEO
  • PACE/PCNP – Coalition ontarienne
  • Association ontarienne des programmes de ressources pour la famille
  • Table commune – Ontario Coalition of Children’s Services
  • Programmes Meilleur départ
  • Sociétés d’aide à l’enfance
  • Services de santé mentale pour enfants
  • Programmes de counselling familial
  • Services de santé publique locaux
  • Ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse
  • Membres du Groupe d’étude et des sous comités
  • Conseil d’administration de l’Association ontarienne pour le développement de l’enfant et d’autres associations
  • Réseaux Meilleur départ
  • L' Association ontarienne des sociétés de l'aide à l'enfance (AOSAE)
  • L' Association francophone à l'education des services aI'enfance de l'Ontario (AFESEO)
  • Association of Early Childhood Educators of Ontario
  • Council for Early Childhood Development.
  • Promouvoir les initiatives aux assemblées annuelles (p. ex., APhC, ASPO, garde d’enfants, développement du nourrisson)
  • Réunions du réseau ESBS, exposés dans les collectivités
  • Emplacements des services communautaires
  • Articles dans des publications ou bulletins appropriés
  • Sites Web (disponible en anglais seulement)
  • Personnes-ressources locales par l’intermédiaire des services de santé publiques locaux du MSSLD
  • Modules d’apprentissage à distance et d’e formation des médecins de famille et des pédiatres
  • Publications et exposés du Council for Early Childhood Development

1 The Smithville Family Health Centre: la seule clinique répondant aux besoins d’une population de 10 000 personnes à revenu de faible à moyen vivant dans une petite ville.

2 Les sites Web qui contiennent des renseignements sur le développement sain de l’enfant sont, entre autres : la Société canadienne de pédiatrie, Naissances multiples Canada (disponible en anglais seulement), Today's Parent (disponible en anglais seulement), SécuriJeunes Canada, Institut canadien de la santé infantile, Centre d'excellence pour le développement des jeunes enfants, et les sites Web des bureaux locaux de santé publique.