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Le 6 octobre 2015

Discours

L'honorable Tracy MacCharles
Ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse

Mois de la prévention du mauvais traitement des enfants


Merci, Monsieur le Président.

Aujourd'hui, nous commémorons le premier jour du Mois de la prévention du mauvais traitement des enfants en Ontario.

En octobre de chaque année, l'Association ontarienne des sociétés de l'aide à l'enfance lance sa campagne annuelle du ruban violet afin de sensibiliser le public à la prévention des mauvais traitements infligés aux enfants.

Je remercie tous les députés de l'Assemblée législative pour leur soutien à cette campagne. En portant un ruban, vous soulignez l'importance et la gravité de cette cause.

Nous sommes toutes et tous d'accord pour dire que les mauvais traitements infligés aux enfants et la négligence sont inacceptables.

Ce mois-ci, le ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse lance une campagne d'éducation du public pour informer le grand public de son obligation de signaler si un enfant court ou pourrait courir le risque de devenir victime de mauvais traitements.

Tous les députés recevront des affiches sur la campagne pour leurs bureaux de circonscription, et des annonces en ligne cibleront les personnes qui cherchent à signaler des cas de mauvais traitements.

L'Ontario compte plus de 2,8 millions d'enfants et d'adolescents.

Les enfants et les adolescents sont les membres les plus vulnérables de toute société et ils comptent sur nous pour être protégés.

Ces rubans violets nous rappellent que nous avons pour responsabilité de protéger et d'assurer la sécurité de tous les enfants et les adolescents.

Tous les Ontariens et les Ontariennes ont l'obligation juridique de signaler les cas soupçonnés de mauvais traitements et de négligence.

En vertu de la Loi sur les services à l'enfance et à la famille, tous les membres du public, y compris les professionnels qui travaillent étroitement avec les enfants et les jeunes, doivent signaler rapidement tout soupçon raisonnable indiquant qu'un enfant a ou peut avoir besoin de protection assurée directement par une société d'aide à l'enfance.

Les mauvais traitements incluent la violence physique, sexuelle et psychologique, la négligence et le risque de préjudice.

Les Ontariennes et les Ontariens ne devraient jamais hésiter à signaler des cas soupçonnés de mauvais traitements infligés aux enfants ou de négligence. Il n'est pas nécessaire que la personne soit certaine qu'un enfant a ou peut avoir besoin de protection pour faire un signalement à une société d'aide à l'enfance. Elle a juste besoin d'avoir des motifs raisonnables de soupçonner une telle situation.

Par motifs raisonnables, on entend des renseignements dont une personne normale, faisant preuve d'un discernement normal et honnête, doit disposer pour décider d'effectuer un signalement.

Les membres du public, y compris les professionnels qui travaillent avec des enfants et des jeunes, peuvent trouver les coordonnées de leur société d'aide à l'enfance locale en composant le 411, le cas échéant, ou en se rendant sur le site Web du ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse.

Je tiens à profiter de l'occasion pour reconnaître le rôle vital que toutes les sociétés d'aide à l'enfance de la province jouent en matière de sécurité des jeunes.

Monsieur le Président, nous avons œuvré, en tant que gouvernement, au renforcement du système de bien-être de l'enfance, afin de prévenir les cas de mauvais traitements infligés aux enfants et de négligence.

Nous avons accompli des progrès pour mieux protéger les enfants et les jeunes vulnérables.

Par exemple, nous accordons, par le biais du Programme de renforcement des capacités, un financement annuel aux organismes communautaires pour qu'ils offrent des programmes et des soutiens aux familles faisant partie du système de bien-être de l'enfance, et pour qu'ils empêchent les enfants et les jeunes d'être pris ou repris en charge.

Le gouvernement a adopté une loi qui accorde à l'intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes le pouvoir d'enquêter sur des questions touchant les enfants et les jeunes qui font partie du système de protection de l'enfance.

Par ailleurs, mon ministère finance l'Association ontarienne des sociétés de l'aide à l'enfance pour qu'elle élabore un curriculum de formation et d'éducation à l'intention du personnel de protection de l'enfance, afin de lui permettre de prendre des décisions cruciales concernant la sécurité des enfants et des jeunes et d'améliorer les résultats pour tous les enfants et les jeunes.

La formation aide les travailleuses et les travailleurs du secteur de la protection de l'enfance à assumer leur rôle, à soutenir les enfants, les jeunes et les familles, et à satisfaire leurs besoins.

Nous avons aussi établi des liens avec d'autres associations professionnelles, notamment celles des enseignantes et des enseignants; des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance; des pompiers; et des professionnels de la santé, pour mieux les sensibiliser et leur faire mieux comprendre leur obligation de signalement des cas de mauvais traitements infligés aux enfants et de négligence aux termes de la Loi sur les services à l'enfance et à la famille, puisque ce sont eux qui travaillent en première ligne tous les jours avec les enfants et les familles. Nous comptons sur eux pour comprendre et assumer leur responsabilité de signalement des cas de mauvais traitements et de négligence soupçonnés.

La prévention des mauvais traitements infligés aux enfants et de la négligence est une responsabilité collective. Nous avons toutes et tous un rôle à jouer.

J'exhorte les membres de cette Assemblée, et tous les Ontariens et les Ontariennes, à se renseigner sur les signes de maltraitance et de négligence.

Si vous le constatez, signalez-le. C'est la loi.

Je remercie toutes les personnes qui exercent, à l'échelon communautaire et tous les jours, une influence profonde sur la vie des enfants et des jeunes.

Je vous remercie, Monsieur le Président.