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Géographies particulières

La géographie de l’Ontario pose des difficultés considérables en matière de répartition et d’accessibilité des services en milieu résidentiel pour les jeunes dans toute la province. Les grandes distances séparant les collectivités du Nord de l’Ontario compliquent fortement la tâche de faire en sorte que les jeunes aient accès à des services en milieu résidentiel proches de chez eux. Le Comité comprend les défis particuliers auxquels sont confrontées les communautés autochtones du Nord, contraintes d’envoyer leurs jeunes à de grandes distances au Sud pour bénéficier de programmes et de services. Même dans la région plus peuplée du Sud de la province, les services en milieu résidentiel affichent des disparités et des difficultés considérables en ce qui concerne le recrutement de personnel qualifié, l’atténuation de l’isolement des jeunes durant leur séjour dans des milieux résidentiels ruraux, et les problèmes liés au coût élevé de l’immobilier dans les zones urbaines, où un besoin urgent de diversité parmi les familles d’accueil se fait sentir.

Le Comité comprend les difficultés que représentent les grandes distances. Il n’est généralement pas souhaitable de fournir des services en milieu résidentiel aux jeunes hors de leur collectivité d’origine, qui plus est à des distances qui rendent difficiles l’entretien et le maintien des liens familiaux. Il est en outre entendu que lorsque les jeunes reçoivent des services en milieu résidentiel loin de leur collectivité d’origine, la réinsertion devient extrêmement délicate et la pérennité des services dont ils bénéficiaient, quels qu’ils fussent, précaire. Le Comité a notamment appris de la bouche de parents ayant fréquenté un centre de santé mentale pour enfants et jeunes que l’expérience de leurs enfants durant leur séjour avait été excellente, mais que les services n’avaient au final pas fait de grande différence, que ce soit pour la famille ou les jeunes, dans la mesure où à leur sortie, les soutiens adéquats conformément aux recommandations du milieu résidentiel n’étaient tout simplement pas offerts dans la collectivité d’origine.

De nombreux fournisseurs de services installés dans des régions rurales de l’Ontario ont du mal à recruter du personnel qualifié. Le Comité a maintes fois entendu que le personnel de première ligne des programmes de services en foyer de groupe était souvent constitué de personnes se servant de ces postes comme de tremplins vers d’autres carrières, dans le maintien de l’ordre pour la plupart. Les programmes reposant sur les activités de la ferme ou de plein air parviennent généralement à recruter de très jeunes employés qui restent un faible laps de temps avant que le mode de vie ou le milieu de travail isolé ne leur convienne plus.

Même si tous ces problèmes et défis sont compréhensibles et donc prévisibles, le Comité n’est pas d’avis que ces géographies particulières constituent un motif de révision à la baisse des attentes relatives à la qualité des services et à la qualification du personnel ainsi que des exigences vis-à-vis des fournisseurs de services, tous secteurs confondus, en matière de croissance épanouie et d’apprentissage continus. Puisque l’influence des jeunes sur le lieu où ils reçoivent les services en milieu résidentiel est très limitée, il incombe au système de services et à l’autorité centrale de veiller, en assurant une gouvernance, à ce que la qualité de l’expérience soit maintenue quel que soit le secteur géographique du placement.