Tu es làSkip Navigation Links > Accueil > Professionnels > Bien-être de l'enfance > Services en établissement > Parce que ce sont les jeunes qui comptent > Introduction > Méthodologie

Méthodologie

Le travail du Comité a été éclairé par diverses sources :

  1. Ressources de base remises au Comité par le MSEJ, notamment : examens précédents, documents d’information généraux et autres supports faisant l’état des lieux du système de services en milieu résidentiel et de ses activités et décrivant les réformes déjà lancées par le ministère. Pour une liste complète des ressources fournies au Comité, veuillez consulter l’annexe 6.
  2. Ressources de base supplémentaires demandées par le Comité à diverses unités au sein du MSEJ, ainsi qu’à des fournisseurs de services et associations professionnelles, entre autres, également présentées à l’annexe 6.

    Sources d’information publiques permettant de comparer les systèmes et les secteurs en Ontario, au Canada et à l’échelle internationale, afin d’analyser des modèles de services en milieu résidentiel et des mécanismes favorisant la prise en charge par le système public des populations vulnérables, comme la délivrance des permis, le financement et l’assurance de la qualité. En Ontario, un accent particulier a été placé sur le secteur des soins de longue durée et le secteur de la garde d’enfants, deux exemples de la mise en œuvre d’une approche progressive et globale visant la prestation quotidienne de services de qualité auprès de populations vulnérables, avec une volonté affichée de mesurer les résultats à des fins d’évaluation du rendement et d’amélioration de la qualité. En dehors de notre province, l’Alberta, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, le Manitoba, Terre-Neuve, la Nouvelle-Écosse, le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Californie, l’État de New York, le Wisconsin, l’Illinois, le Royaume-Uni, Israël, l’Australie et l’Écosse comptaient parmi les territoires à l’étude.

  3. Consultation auprès des intervenants et des partenaires provinciaux représentant les jeunes, les familles, les aidants, les travailleurs de première ligne et les gestionnaires des organismes, les associations professionnelles et le personnel ministériel. Au total, 865 personnes ont participé aux consultations, dont 264 jeunes. Le Comité les a incitées systématiquement à faire preuve de franchise, et a veillé à n’identifier aucunement les jeunes afin de protéger leur vie privée. Le Comité a structuré le processus de consultation de façon à donner la parole aux personnes qui ont fait personnellement l’expérience du système, mais qui ne sont pas toujours entendues dans d’autres cadres.

    Dès l’entame de ce projet, le Comité s’est engagé à mettre la voix des jeunes pris en charge hors de leur domicile au cœur de son processus de consultation. À cette fin, nous avons établi une stratégie approfondie en faveur de la participation des jeunes. Nous voulions ainsi être à l’écoute du plus grand nombre possible de jeunes ayant fait personnellement l’expérience des services en milieu résidentiel, et tout mettre en œuvre pour que les jeunes qui n’ont pas souvent l’occasion de partager leur vécu puissent s’exprimer. Notre stratégie a été approuvée par le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse et par le Bureau de l’intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes. Elle a reçu un soutien massif de la part de tous les fournisseurs de services que nous avons rencontrés, et les jeunes eux-mêmes ont salué cette chance d’apporter leur contribution au processus.

    Dans le cadre de sa stratégie de participation au sens large, le Comité a mené des séances de consultation auprès des jeunes recevant actuellement des services en milieu résidentiel (principalement des services fournis par une famille d’accueil ou un foyer de groupe) dans six régions : Ottawa, Toronto, Kingston, Thunder Bay, Sudbury et London. Nous avons collaboré avec les programmes de travail auprès des enfants et des jeunes mis en place à l’échelon local dans les collèges et universités de chacune de ces régions. Six étudiants en fin de cursus ont été recrutés et formés dans ces campus et ont chacun animé une table ronde dédiée à une question ou un thème en particulier. Le Comité a demandé aux bureaux régionaux du MSEJ de collaborer avec les fournisseurs de services de ces régions afin d’identifier 50 jeunes participants pour chaque séance de consultation, idéalement auprès d’un éventail de fournisseurs de services intervenant dans les secteurs du bien-être de l’enfance et de la santé mentale des enfants et des jeunes, et auprès d’exploitants privés rémunérés selon un taux quotidien. Les jeunes ont discuté en petits groupes autour des six thèmes/questions abordés à chacune des tables animées par un étudiant, à savoir : la voix, la famille et les relations, l’éducation, les besoins essentiels et l’alimentation, les activités thérapeutiques et récréatives, et le traitement.

À l’issue des tables rondes, les animateurs de chaque discussion ont documenté les principaux points évoqués par les jeunes. Au moins deux membres du Comité et une adjointe de recherche ont assisté à chaque séance. En outre, le Comité a veillé à ce qu’au moins un professionnel de la prise en charge d’enfants et de jeunes soit présent aux côtés des jeunes qui pourraient avoir besoin d’un soutien ou d’une relève durant le processus de consultation.

Concernant les critères d’identification des jeunes, le Comité avait précisé les éléments suivants :

  1. petite proportion de jeunes âgés de 10 à 13 ans;
  2. plus grande proportion de jeunes âgés de 14 à 19 ans;
  3. placement actuel de tous les jeunes dans une famille d’accueil ou un foyer de groupe, avec une proportion plus ou moins équivalente de ces deux modes de prise en charge;
  4. compétence sociale et aptitude à la communication leur permettant de se sentir à l’aise lors de discussions en petits groupes pendant une durée totale de trois heures maximum, avec pauses et nourriture.

Conscient d’emblée que nombre d’entre eux auraient peut-être des difficultés à s’exprimer en groupe, le Comité a organisé des consultations individuelles auprès des jeunes dont la voix risquait de ne pas être entendue, notamment beaucoup de jeunes ayant une déficience intellectuelle ou atteints de troubles du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF) ou du spectre autistique. Par ailleurs, le Comité a mis sur pied plusieurs groupes de concertation avec des jeunes pris en charge dans des établissements de garde en milieu fermé, et mené des consultations auprès de jeunes déjà membres de groupes officiels ou semi-officiels par l’intermédiaire du Bureau de l’intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes (IPEJ) (porte-parole des jeunes), de l’Association ontarienne des sociétés de l’aide à l’enfance (AOSAE) (YouthCan), de Santé mentale pour enfants Ontario (New Mentality), du MSEJ, etc. Le Comité s’est également joint à l’intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes à l’occasion d’une visite sur site et d’une journée de consultation des jeunes chez un important fournisseur de services en milieu résidentiel. Enfin, le Comité a veillé à la participation des jeunes vivant dans des contextes particuliers, y compris les jeunes LGBTBQ, les jeunes noirs, les jeunes inuits, les jeunes des Premières Nations et les jeunes métis.

La stratégie de participation des jeunes adoptée par le Comité, qui prévoyait des discussions générales et en petits groupes, des consultations individuelles et des groupes de concertation, reflète sa conviction selon laquelle il est important d’écouter l’avis des jeunes et de tenir compte des expériences vécues pour comprendre les services en milieu résidentiel. L’un des aspects essentiels du travail effectué par le Comité est l’intégration constructive de la voix des jeunes, qui occupe une place prépondérante dans ce rapport final.

Lors de nos consultations auprès des jeunes, nous les avons encouragés à dessiner s’ils le souhaitaient, à l’aide du matériel fourni, sur le papier couvrant chaque table ronde. Cela a donné naissance à un grand nombre de dessins colorés, que le Comité s’est fait une joie d’intégrer dans ce rapport, avec l’autorisation des artistes.

La liste complète des organismes, professionnels et jeunes qui sont intervenus dans le cadre des consultations est disponible à l’annexe 5.