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Prestation des services

Les problèmes en matière de prestation des services en milieu résidentiel sont commentés plus en détail dans d’autres parties de ce rapport. Les observations présentées ici visent à identifier les questions générales mises en évidence par le travail du Comité sur le plan de la gouvernance.

Au vu du système de prestation à la fois vaste, diversifié et décentralisé, il est essentiel de garantir la bonne coordination des services en milieu résidentiel, avec l’assurance d’une continuité des services, de transitions harmonieuses d’un fournisseur et d’un secteur à l’autre, et de processus efficaces en matière de partage d’information et de communication. La mise à disposition de renseignements clairs et fondés sur des données probantes concernant l’expertise, les points forts et l’expérience de chaque exploitant est importante pour les jeunes, leurs familles et leurs aidants, les sociétés d’aide à l’enfance (SAE) et les organismes de placement, afin que les enfants et les jeunes soient pris en charge par le fournisseur de services le mieux à même de répondre à leurs besoins. À l’heure actuelle, cette responsabilité incombe principalement aux organismes de placement. Les services de santé mentale aux enfants et aux jeunes sont en train d’identifier des organismes responsables chargés de la planification et de la prestation des services essentiels dans 33 zones de services (hors traitement en milieu fermé). Les placements dans les établissements de garde/détention du système de justice pour la jeunesse font l’objet d’une ordonnance du tribunal. Le niveau de garde (milieu ouvert ou fermé) est fixé par le tribunal.

Lors de ses consultations, le Comité a constaté que la prestation des services est souvent mal coordonnée au sein des secteurs et d’un secteur à l’autre. Peu de données viennent étayer l’existence d’un continuum de services efficace, avec une bonne communication et un partage d’information entre fournisseurs et une continuité des services fournis aux enfants et aux jeunes au moment des transitions d’un secteur et d’un fournisseur à l’autre. Les services directement administrés par le ministère, administrés par des organismes de paiements de transfert et privés tendent à fonctionner de manière plutôt isolée, généralement sans interconnexion.

La qualité de prestation des services s’est révélée variable et on observe un manque d’outils et de processus permettant d’évaluer la qualité de chaque fournisseur de services et du système dans son ensemble. Nous avons constaté un manque de cohérence des normes en matière de qualité des services et l’absence d’indicateurs clés communs de la qualité au sein des secteurs du bien-être de l’enfance, de la santé mentale des enfants et des jeunes et, dans une moindre mesure, de la justice pour la jeunesse, ainsi qu’entre ces secteurs.

La différenciation entre les fournisseurs de services manque de clarté dans les secteurs du bien-être de l’enfance et de la santé mentale des enfants et des jeunes, bon nombre d’entre eux indiquant qu’ils fournissent un « traitement » sans donner une définition précise de ce dernier. L’emploi du terme « traitement » ou de l’adjectif « spécialisé » pour désigner les familles d’accueil et, le cas échéant, les foyers de groupe, ne permet pas toujours une distinction significative en termes de prestation des services. Les déclarations faites par les fournisseurs de services quant à leurs domaines de compétence ne sont pas évaluées et approuvées par le ministère.

En général, il a été observé que les soutiens à la réinsertion des enfants et des jeunes quittant les services en milieu résidentiel pour retourner dans leurs familles et/ou leurs collectivités étaient inexistants ou insuffisants. Diverses familles bénéficiant du système de services de santé mentale aux enfants et aux jeunes ont indiqué au Comité que les services de traitement en milieu résidentiel assurent un degré variable de connectivité avec les soutiens cliniques et communautaires hors milieu résidentiel. Pendant la prise en charge de leur enfant, elles se sentent souvent bien épaulées, mais dès leur retour à la maison, l’absence de soutien est pénible. Les soutiens en faveur de la transition des jeunes pris en charge par les SAE vers la vie autonome ont souvent été jugés inadaptés. Dans le secteur de la justice pour la jeunesse, il apparaît nécessaire d’accroître les ressources en matière de réinsertion afin d’aider les jeunes à préserver les progrès réalisés dans les lieux de garde.