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Répercussions sur les recommandations

Une meilleure communication et une coordination accrue entre les secteurs et les niveaux de service permettraient de limiter les transferts et les perturbations dans la prise en charge des enfants et des jeunes, voire de réduire le nombre de jeunes admis au sein du système de services en milieu résidentiel. Les services de santé mentale et de gestion du comportement et des crises devraient former un cocon autour du jeune et soutenir cette personne sur son lieu de vie. Le jeune ne devrait pas être obligé de changer d’environnement uniquement parce que les soutiens supplémentaires dont il a besoin dans sa situation actuelle ne sont pas disponibles.

Les jeunes et leurs familles doivent avoir des occasions permanentes de transmettre une rétroaction sur leur expérience des services, en particulier lors des transitions au sein d’un secteur, entre deux secteurs ou hors du système de services en milieu résidentiel. Cette rétroaction doit être recueillie de façon à garantir aux enfants, aux jeunes et aux familles que leurs réponses resteront confidentielles et qu’il n’y aura aucune répercussion néfaste si elles expriment leur mécontentement au sujet d’un aspect quelconque de leur expérience des services en milieu résidentiel. Cela offrira un mécanisme donnant la parole aux jeunes et aux familles au sein du système de services en milieu résidentiel.

Chargée de prendre en charge les enfants et les jeunes qui ne peuvent pas vivre chez eux, la province a la responsabilité non seulement d’assurer le suivi des renseignements de base relatifs aux services en milieu résidentiel fournis tout au long de leur développement, mais aussi de recueillir des renseignements détaillés sur les résultats obtenus par les enfants et les jeunes à divers stades de leur vie (voir le chapitre 5 consacré aux données et renseignements et le chapitre 10 consacré aux indicateurs).

Le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse peut tirer beaucoup d’enseignements de l’expérience de mise en œuvre du NISO. Le MSEJ doit procéder à l’attribution, à tous les enfants et les jeunes, d’un numéro d’identification unique qui sera commun à tous les services en milieu résidentiel (santé mentale des enfants et des jeunes, bien-être de l’enfance, justice pour la jeunesse et besoins particuliers complexes). Ce numéro d’identification unique permettrait également de suivre les enfants et les jeunes dans le cadre des services hors milieu résidentiel qu’ils reçoivent. Si du temps et des efforts sont vraisemblablement nécessaires pour mettre en œuvre un système tenant compte des problématiques évidentes liées au respect de la vie privée, les avantages n’en resteront pas moins supérieurs aux risques et ce serait une perte de ne pas explorer la voie tracée par le ministère de l’Éducation et le ministère de la Formation et des Collèges et Universités.

Le RIPE offre un fort potentiel d’amélioration du partage d’information et du suivi entre les secteurs. Le MSEJ pourrait créer un module dans le RIPE autorisant le partage d’un nombre restreint de renseignements entre les services de justice pour la jeunesse, de santé mentale aux enfants et aux jeunes et de prise en charge des besoins particuliers complexes, ainsi que leur consultation par ces services, tout en préservant l’intégrité et la confidentialité des renseignements figurant dans d’autres modules du système.

Il est essentiel que le MSEJ mette au point une méthode permettant de suivre de façon systématique le mouvement des enfants et des jeunes pris en charge dans et entre les secteurs de services en milieu résidentiel. Cela rejoint la recommandation figurant dans Le livre de ma véritable histoire : Rapport sur des audiences publiques des jeunes quittant la prise en charge (2012), aux termes de laquelle le gouvernement devrait élaborer un système informatisé de suivi pour surveiller les mouvements des jeunes entre les secteurs de services en milieu résidentiel. Ce rapport recommandait en outre qu’un responsable de cas unique soit chargé de suivre chaque enfant à partir du point d’entrée dans le système jusqu’au départ. Cela s’avère en accord avec l’esprit de notre recommandation préconisant la création d’un poste d’examinateur au sein de la direction/division de la qualité des services en milieu résidentiel.

Il est important que les fournisseurs de services collaborent avec les jeunes recevant des services en milieu résidentiel afin de faire valoir leur voix et celle de leurs familles et fournisseurs de services directs, et aussi de comprendre pleinement tous leurs antécédents d’accès aux services et d’instaurer une coordination attentive afin de favoriser des transitions harmonieuses après la prestation de tout service.

Les initiatives du ministère visant à soutenir les jeunes en phase de transition (comme les intervenants auprès des jeunes en transition, le Programme de soins et de soutien continus pour les jeunes, la Subvention équivalant à la Prestation ontarienne pour enfants, les soutiens en faveur de l’accès aux études postsecondaires, et l’accès aux prestations pour services de santé complémentaires et aux prestations pour soins dentaires pour les jeunes âgés de 21 à 24 ans) vont dans le bon sens. La province doit prendre la responsabilité d’aider les jeunes qui lui ont été confiés à réussir leur transition vers l’âge adulte.