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Avis sur la violence et la criminalisation chez les jeunes

Le Comité n’a pas particulièrement axé son examen sur les incidents graves, notamment sur ceux liés à l’utilisation de la contention physique, ni sur le problème des enfants et des jeunes changeant de type de milieu résidentiel, c’est-à-dire qui bénéficient simultanément de services de bien-être de l’enfance/de santé mentale aux enfants et aux jeunes et de services de justice pour la jeunesse. D’après le témoignage des jeunes et de chargés de cas, il apparaît que la criminalisation du comportement reste préoccupante, de même que la criminalisation des jeunes ayant une déficience intellectuelle ou atteints de troubles du spectre autistique ou du spectre de l’alcoolisation fœtale. Pendant le travail du Comité, un autre projet majeur baptisé Cross Over Kids Project a été lancé sous la houlette de Judy Finlay de la School of Child and Youth Care à l’Université Ryerson et du juge Brian Scully de la Cour de justice de l’Ontario, à Toronto. D’après les travaux préliminaires réalisés par un vaste groupe communautaire recouvrant l’ensemble des principaux secteurs de services à la jeunesse, le MSEJ et un groupe de jeunes partageant leur expérience après avoir changé de type de milieu résidentiel, la criminalisation actuelle des jeunes pris en charge par les services de bien-être de l’enfance constitue une préoccupation majeure (Finlay & Scully, 2016). Le Comité soutient le travail en cours dans le cadre de ce projet, qu’il considère comme une avancée vers l’instauration d’un changement systémique sur ce plan.

Pendant l’examen du Comité, l’intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes a aussi entrepris, en association avec Kim Snow de la School of Child and Youth Care à l’Université Ryerson, un examen des incidents graves dans le secteur des services en milieu résidentiel de l’Ontario (IPEJ, 2016). Les résultats préliminaires de cet examen, publiés par le Comité à titre de documents d’intérêt, révèlent un niveau de violence inquiétant prenant la forme d’interventions physiques effectuées par le personnel dans certains milieux résidentiels, dont les principales victimes sont les plus jeunes enfants et les jeunes ayant une déficience intellectuelle importante. Toujours pendant le travail du Comité, un autre jeune est décédé dans un programme en milieu résidentiel non autorisé en vertu d’un permis pendant l’utilisation de moyens de contention physique. Le Comité a étudié une série d’enquêtes sur le décès d’enfants impliquant l’utilisation de la contention physique et a été profondément troublé de voir que les recommandations appelant au changement, répétées d’une enquête à l’autre, restaient toujours sans réponse (au total, le Comité a passé en revue huit enquêtes sur le décès de jeunes recevant des services entre 1998 et 2011).