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Soutiens à la réinsertion

Les documents du MSEJ fournis au Comité sur la prestation de services de justice pour la jeunesse soulignent l’engagement du ministère en faveur de programmes et de soutiens en matière de réinsertion pour les adolescents qui retournent dans leur collectivité après avoir purgé une peine de placement sous garde. Ces mécanismes de soutien sont prévus par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents et ils sont essentiels pour que les progrès accomplis par les adolescents lors de leur placement sous garde restent acquis à leur retour dans la collectivité (MSEJ, s.d.).

Le ministère dirige actuellement deux centres de réinsertion. Le Comité s’est ainsi rendu dans l’un de ces centres, qui a ouvert ses portes en mars 2015 et qui est décrit comme un centre d’aide à la réinsertion ayant la capacité de proposer, sur recommandation d’un agent de probation, un logement de transition et un programme de réinsertion à cinq adolescents volontaires âgés de 16 à 20 ans. Ce programme répond aux besoins des adolescents qui risquent d’avoir ou qui ont déjà des démêlés avec la justice et qui sont sans domicile ou vivent dans un logement dangereux ou précaire. Des plans personnalisés sont élaborés avec chaque adolescent afin de satisfaire leurs besoins particuliers et tous les pensionnaires sont tenus de suivre des programmes d’enseignement, d’emploi, de formation ou de traitement de jour. Les adolescents sont, par ailleurs, orientés vers les ressources communautaires dont ils ont besoin, qu’il s’agisse de santé mentale, de toxicomanie ou de tout autre domaine.

Dans son Plan d’action de 2012 pour la jeunesse, le ministère prévoit également l’assignation d’un agent de probation pour chaque adolescent placé en détention. Cet agent de probation travaillera, sur une base volontaire, avec le personnel de l’établissement et l’adolescent dont il s’occupe en vue d’élaborer un plan de remise en liberté et d’identifier des soutiens communautaires appropriés.

Certains établissements de garde en milieu ouvert et fermé emploient des travailleurs en réinsertion dont la responsabilité consiste notamment à aider les adolescents à réussir leur retour auprès de leurs familles ou aidants et au sein de leurs collectivités et à nouer des liens avec eux. Les pratiques à cet égard diffèrent, toutefois, d’un établissement à l’autre. Le Comité s’est, par ailleurs, vu confier et a lui-même pu constater que les soutiens à la réinsertion étaient souvent inexistants ou qu’ils ne permettaient pas de répondre aux besoins des adolescents par le biais d’un processus de réinsertion sociale efficace.

Lors de leurs entretiens avec le Comité, les personnes interrogées ont souvent exprimé la nécessité de renforcer les soutiens à la réinsertion pour les adolescents quittant les établissements de garde. Or, certains établissements disposent de travailleurs en réinsertion alors que d’autres n’en ont pas. De plus, dans les établissements qui emploient des travailleurs en réinsertion, il semblerait que les ressources soient presque systématiquement inadaptées et insuffisantes pour permettre aux adolescents de réussir leur transition de l’établissement de garde à la collectivité. Sur ce point, les observations recueillies ont mis en évidence un défaut fréquent de participation des familles et la nécessité de mobiliser des ressources supplémentaires pour impliquer les familles et leur fournir les compétences et l’accès aux programmes nécessaires pour faciliter le retour de l’adolescent à son domicile.