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Garde relationnelle

Les Services de justice pour la jeunesse affirment qu’ils se sont engagés à adopter une approche de garde relationnelle afin de favoriser des rapports respectueux et bienveillants entre le personnel et les adolescents, et de permettre aux membres du personnel d’offrir des interventions efficaces et fondées sur des données probantes aux adolescents dont ils s’occupent. Les documents transmis au Comité indiquent, par ailleurs, qu’une des priorités stratégiques consiste à améliorer la formation du personnel travaillant dans les centres de jeunes directement administrés, en ce qui concerne l’application de cette approche de garde relationnelle. Or, des efforts ont clairement été déployés pour adopter une garde relationnelle, dans les établissements directement administrés comme dans ceux administrés par des organismes de paiements de transfert.

D’après les observations directes du Comité et les rapports de l’intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes, le degré d’efficacité des mesures prises à cet égard est assez inégal d’un établissement à l’autre (IPEJ, s.d.; IPEJ, 2012). Certains centres de garde en milieu fermé semblent ainsi éprouver quelques difficultés pour atténuer le contexte de contrôle total inhérent aux cultures et aux processus de garde et optimiser la garde relationnelle. D’autres établissements semblent, en revanche, plus à même d’instaurer une garde fondée sur les relations. Certains éléments laissent, par ailleurs, supposer que la taille de l’établissement joue un rôle dans l’aptitude à valoriser les besoins des adolescents et les traitements associés et à établir des relations positives avec ces adolescents. Les établissements de moindre envergure semblent ainsi parvenir plus facilement à atteindre ces objectifs.

Le Comité s’est rendu dans plusieurs centres de garde et de détention en milieu ouvert et fermé, où il s’est attaché à interroger des gestionnaires, des membres du personnel chargé des programmes, du personnel de première ligne et des adolescents. Les professionnels ne partageaient pas tous le même avis sur leur capacité à mettre en œuvre une garde relationnelle dans leur établissement. S’ils souhaitaient tous instaurer une garde relationnelle efficace, il semblerait que la mise en œuvre d’une telle garde se révèle parfois quelque peu compliquée.

Les éléments suivants figurent parmi les entraves à la pleine mise en œuvre et optimisation de la garde relationnelle qui ont été signalées au Comité :

D’après certains, il pourrait être utile de favoriser l’établissement et l’élaboration de normes en matière de garde relationnelle et le partage des pratiques exemplaires entre établissements directement administrés et recevant des paiements de transfert.

Les adolescents avec lesquels le Comité s’est entretenu lui ont rapporté des expériences diverses. Ils ont ainsi affirmé systématiquement savoir si un membre du personnel s’intéressait véritablement à eux. En effet, certains membres du personnel semblent se faire un point d’honneur de manifester de l’intérêt aux adolescents, d’instaurer la confiance et le respect, d’écouter les adolescents et d’établir une relation avec eux. Comme le souligne le rapport « Ça dépend de qui est en poste » de l’intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes, les adolescents relatent des expériences de garde différentes selon les membres du personnel en service. Dans certains établissements, le personnel est ainsi décrit par les adolescents comme étant globalement plus attentionné et l’expérience des adolescents se révèle alors plus positive qu’ailleurs.