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MON cheminement

La santé mentale durant les années intermédiaires

Il est indispensable de maintenir une santé mentale positive et un bien-être émotionnel pour mener une vie saine qui englobe un bien-être physique, intellectuel, social, émotionnel et spirituel. Une bonne santé mentale permet aux enfants de jouir de la vie, de ressentir une satisfaction à l’égard de la vie et de composer efficacement avec ses aléas, en plus de donner leur pleine mesure et d’être productifs.227, 228 Les problèmes de santé mentale, en revanche, peuvent avoir une incidence sur la productivité et le fonctionnement des enfants, notamment sur leur apprentissage, leurs interactions sociales et leur santé toute leur vie durant.

Les jeunes qui ont des troubles de santé mentale (allant du stress à de graves problèmes de santé mentale) ou qui ont un comportement agressif sont plus vulnérables à la toxicomanie, à la violence et à une interaction avec le système judiciaire.230 Les troubles de santé mentale peuvent avoir une incidence sur le fonctionnement social, comportemental, éducationnel et familial. Entre 50 pour cent et 74 pour cent des problèmes de santé mentale se manifestent pour la première fois durant les années intermédiaires.

Compte tenu de leur prévalence et de leur impact à long terme, les troubles de santé mentale sont l’un des principaux problèmes de santé auxquels les enfants sont confrontés dès la petite enfance. Les troubles de santé mentale devraient donc, dans la mesure du possible, être abordés à un stade précoce au lieu d’attendre qu’ils s’aggravent à un stade plus avancé. Les traitements et les services qui visent à favoriser la santé mentale des enfants sont notamment les services qui sont offerts dans le cadre de programmes dans la collectivité et en milieu hospitalier ainsi que par l’entremise des secteurs de la protection de l’enfance, de l’éducation et de la justice pénale pour les adolescents.

On estime que 13 pour cent des jeunes âgés de quatre à 17 ans au Canada ont un problème de santé mentale quelconque, comme l’anxiété, la dépression, les troubles de comportement et le TDAH, qui sont les plus répandus, et la schizophrénie, qui est moins courante.226

Les influences contextuelles

Le parentage et la santé mentale

Les comportements et les relations de parentage ont une incidence importante sur la santé mentale des enfants. Le parentage peu chaleureux et les conflits fréquents entre les parents et les enfants ont été associés à un risque de trouble bipolaire chez les adolescents. Les châtiments physiques augmentent le risque de troubles de santé mentale chez les enfants et les adolescents. Les pratiques disciplinaires incohérentes ou inefficaces ont été associées à de piètres résultats. Une bonne relation avec les parents et les fournisseurs de soins protège la santé mentale et le bien-être.

L’école et la santé mentale

L’école joue un rôle crucial dans la santé mentale et le bien-être des élèves qui sont à la phase intermédiaire. C’est un environnement important dans lequel les enfants peuvent acquérir des aptitudes sociales et un sentiment d’appartenance. C’est aussi un endroit important pour acquérir des aptitudes de littératie en matière de santé mentale, notamment une compréhension des facteurs qui favorisent un développement sain et des effets de la stigmatisation et de l’intimidation.

Le contexte familial est particulièrement important pour les enfants et les jeunes qui sont dans une famille d’accueil. Ces enfants courent un plus grand risque d’éprouver des problèmes de santé mentale (comme la dépression, le TDAH et d’autres affections) et de souffrir de maladies physiques chroniques, d’avoir des problèmes de comportement, des difficultés scolaires et de souffrir de toxicomanie et d’automutilation. Il y a une plus grande stabilité lorsque les parents de la famille d’accueil sont des membres de la famille élargie de l’enfant, lorsqu’ils s’investissent et acceptent les enfants, lorsqu’ils possèdent les compétences nécessaires pour gérer les problèmes de comportement, lorsqu’ils ont un soutien social et une résilience émotionnelle et lorsqu’ils ont un mode de vie organisé, mais flexible.229

Le risque de souffrir d’une maladie mentale s’accroît avec la pauvreté; les enfants qui proviennent d’un milieu pauvre sont trois fois plus susceptibles d’avoir un trouble de santé mentale.231

Culture

La culture a une grande influence sur le développement psychologique, affectif, social et cognitif de l’enfant. La culture peut influencer la compréhension et la communication du fonctionnement de la santé mentale ainsi que la manifestation des symptômes psychologiques.232

La culture et la race peuvent aussi interagir avec d’autres facteurs qui ont une incidence sur la santé mentale. Par exemple, le racisme et la pauvreté augmentent le stress, qui a un impact sur la santé mentale. Dans certaines communautés, les taux de santé mentale et de bien-être inférieurs sont liés à des antécédents de disparités socioéconomiques, de racisme et de discrimination. On a observé que, dans l’ensemble, les groupes de réfugiés ont des taux plus élevés de troubles de santé mentale courants et de trouble de stress post-traumatique (TSPT), et les enfants immigrants peuvent courir le risque de subir un choc des cultures. Les enfants racialisés et nouveaux arrivants sont également moins susceptibles de recevoir les services de santé mentale dont ils ont besoin, peut-être en raison d’obstacles à l’accès (p. ex. la langue, la proximité, le coût et la sécurisation culturelle), de différences culturelles qui empêchent de reconnaître le problème, de croyances à l’égard des soins et d’une stigmatisation liée à la santé mentale et au traitement.

Les enfants LGBTABI

Children's Artwork

Les enfants et les jeunes qui sont lesbiens, gais, bisexuels, transexuels, allosexuels, bispirituels et intersexués ( LGBTABI ) sont souvent confrontés à des défis distincts, notamment à la partialité, la discrimination, la perte potentielle du soutien familial, l’exclusion sociale, des problèmes d’image corporelle et le harcèlement. Ces défis peuvent engendrer un trouble émotionnel et, à la longue, des troubles de santé mentale comme la dépression et l’anxiété. Les enfants et les jeunes LGBTABI ont des taux plus élevés de dépression et d’anxiété ainsi que des taux plus élevés de pensées suicidaires. Ils sont plus susceptibles de déclarer qu’ils s’automutilent, de faire des tentatives de suicide et ils ont des taux beaucoup plus élevés de toxicomanie. Il est à noter que ces résultats sont moins probables chez les enfants et les jeunes qui sont soutenus et acceptés par leur famille.233 Les enfants et les jeunes LGBTABI qui sont aux prises avec d’autres formes de marginalisation, y compris les enfants LGBTABI qui sont de nouveaux arrivants et qui sont racialisés, peuvent être confrontés à d’autres défis en naviguant entre les identités croisées et les multiples communautés d’appartenance.