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Examen des causes de la violence chez les jeunes (2008) : Sommaire

L'honorable Roy McMurtry    Alvin Curling



Introduction


Lorsque le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, nous a demandé d’entreprendre cet examen après la fusillade qui a entraîné la mort d’un élève dans une école secondaire, il a eu la sagesse de ne pas demander qu’on lui propose simplement des idées éphémères sur la façon de déployer plus de mesures répressives pour tenter de supprimer cette violence. Il nous a plutôt demandé de passer une année à étudier d’où vient cette violence, ses causes, et ce qu’on peut faire pour les combattre et faire de l’Ontario un lieu plus sûr sur le long terme.

Ce fut un exercice plein de défis. L’Ontario est une province vaste et très diversifiée. Les problèmes sont complexes et controversés. Le temps était limité et tant les attentes que les pressions étaient élevées. Néanmoins, nous remercions le premier ministre de nous avoir confié cette mission et le félicitons pour les initiatives qu’il a prises en mettant l’accent sur le bien-être à long terme de l’Ontario et de ses habitants.

Tout au long de notre mission, nous nous sommes joints aux conversations plutôt que de les commencer. Bien que notre travail consiste en une analyse plus fondamentale que ce qui a souvent été fait, il n’a pas commencé en vase clos. Au sein du gouvernement provincial et dans d’autres gouvernements, et plus particulièrement dans les communautés de la province, beaucoup de personnes ont fait preuve de compassion et de passion pour essayer de lutter contre la violence dans notre société.

Toutefois, nous avons constaté qu’il n’existait pas de politique générale pour guider ce travail ni de structure pour coordonner les efforts des personnes qui le font. Nous avons observé qu’on mettait plutôt l’accent sur les problèmes que sur leurs causes, ainsi que sur les interventions une fois que les causes s’étaient enracinées au lieu de prendre des mesures de prévention.

Globalement, notre analyse a mis à jour un certain nombre de graves problèmes sous-jacents qui exigent une attention structurée et durable. Bien que cette analyse des « causes » nous ait obligés à nous concentrer sur des problèmes très profonds qui tendent parfois à diviser, et qui, à certains égards, a peut-être donné un ton négatif à notre rapport, nous sommes persuadés que notre plan pour l’avenir est positif. Nous savons que, grâce à une bonne communication et à un engagement durable et tangible, la population nous soutiendra complètement.

Fondamentalement, nous pensons que les Ontariennes et Ontariens appuient et appuieront une approche fondée sur la volonté des gouvernements et des communautés de s’attaquer de manière concertée à des problèmes sociaux enracinés, une approche qui favorise l’établissement de partenariats de quartier dans les régions les plus défavorisées pour former des communautés fortes et une jeunesse épanouie, bien instruite et mobilisée. Et c’est ce que nous souhaitons, ainsi qu’une structure de gouvernance, pour que le changement se fasse de manière coordonnée et durable.

Avant de présenter nos conclusions, nous tenons à souligner les excellents conseils judicieux que nous avons reçus des deux organismes mentionnés dans notre mandat comme partenaires principaux : la ville de Toronto et Centraide. Plus particulièrement, Nancy Matthews, au nom de la ville, et Frances Lankin, au nom de Centraide Toronto, ont mis à notre disposition leurs savoir-faire et expérience considérables et nous ont aidés à saisir toute la portée des problèmes que nous devions étudier et les interventions durables nécessaires pour les neutraliser.

Nous soulignons également que si ce résumé constitue un vaste condensé de notre rapport, la complexité et l’enchevêtrement des problèmes que nous avons étudiés sont tels que les personnes qui souhaitent avoir une idée complète de ces problèmes et de la façon dont nous les avons abordés doivent lire le texte intégral.


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