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Bannière d’Un stade à l’autre – jambes et pieds d’une personne qui marche sur des pierres pour traverser une étendue d’eau.

Le développement positif des jeunes

Feuilles de route : Début de l’adolescence (de 12 à 14 ans)

Image d’un cercle divisé en quatre sections égales ayant chacune une couleur différente, avec un cercle plus petit au centre. Chaque section représente les différents domaines du développement humain : cognitif (en jaune, en haut à gauche), émotionnel (en vert, en haut à droite), social (en bleu, en bas à gauche) et physique (en violet, en bas à droite). Pour bien matérialiser le thème évoqué, la section qui correspond au développement cognitif est un peu plus grande que les trois autres.

Début de l’adolescence (de 12 à 14 ans)

Développement cognitif

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Que se passe-t-il? Comment puis-je le voir? Que puis-je faire?
Développement cérébral
Le cerveau fonctionne plus efficacement Le jeune adolescent peut apprendre et comprendre de nouveaux concepts et interpréter des renseignements complexes.
  • Un jeune apprend grâce à l’expérience. Les activités qui font appel aux sens (p. ex., les sorties éducatives, les jeux ou les jeux de rôle) sont agréables et constituent également des outils d’apprentissage efficaces.
  • Soutenez la participation à des activités qui nécessitent de réfléchir à plusieurs choses en même temps (p. ex., apprendre à jongler, jouer d’un instrument de musique ou jeter une balle avec la main non dominante).
  • Lancez des défis qui requièrent des compétences réflexives complexes (comme construire une maquette de pont à partir de divers éléments, faire participer le jeune à l’organisation d’un événement).
  • Encouragez les activités sportives et les exercices physiques pour contribuer à améliorer la mémoire et les compétences en matière d’attention.
  • Encouragez la pratique continue d’un large éventail d’activités qui s’appuient sur la capacité à apprendre plus rapidement et plus précisément de nouvelles données et la renforcent.
La vitesse du traitement cérébral de l’information augmente Il peut apprendre de nouveaux renseignements plus rapidement.
Il commence à faire la différence entre risque et récompense Il est désireux d’essayer un éventail de nouvelles activités. Il peut s’engager dans des comportements potentiellement dangereux ou néfastes (comme rester dehors après le couvre-feu), sans paraître se soucier des conséquences éventuelles. Il peut être attiré par des activités favorisant les sensations fortes et la prise de risques (p. ex., saut de falaise, montagnes russes). À cette étape, il peut commencer à améliorer sa capacité à évaluer les risques par rapport aux récompenses. Il devient plus réceptif au plaisir et aux récompenses comme :
  • le fait de s’amuser avec ses amis;
  • obtenir un peu d’argent en échange d’une aide pour certaines corvées.
  • Encouragez les jeunes à prendre des risques modérés en favorisant la participation à des activités supervisées qui sont également source de sensations fortes (p. ex., planche à roulettes).
  • Aidez à repérer les conséquences potentielles d’un comportement risqué en posant des questions telles que : « Selon toi, qu’est-ce qui peut bien tourner? Qu’est-ce qui peut mal tourner? » ou « En quoi cela pourrait-il avoir des conséquences sur ton avenir? »
  • Facilitez l’accès de la jeunesse à des sources d’information (p. ex., médecin de famille, ressources en ligne, personne ayant une expérience pertinente).
  • Offrez supervision, conseils, outils et renseignements pour encourager la sécurité et la préparation (p. ex., équipement de protection, téléphone cellulaire, carte, etc.).
  • Montrez l’exemple — à ce stade, les jeunes s’inspirent de leurs aînés et des adultes. Soyez un modèle en matière de prise de décision sécuritaire (p. ex., en portant un casque à vélo ou en gérant des conflits de façon rationnelle)
  • Assurez un soutien sans poser de jugement lorsque les jeunes doivent faire face aux conséquences de décisions risquées ou néfastes.
  • Lorsque vous aidez un jeune adolescent à prendre des décisions, mettez l’accent sur les aspects gratifiants et sur les autres options positives plutôt que sur les conséquences éventuelles.
La capacité à contrôler ses pulsions et à réguler son comportement n’est pas encore à son plein potentiel Il peut avoir tendance à chercher la satisfaction immédiate — sa capacité à contrôler ses pulsions n’est pas encore à son plein potentiel.
  • Si un jeune adopte un comportement « négatif » (p. ex., rendre un devoir en retard), demandez-lui de décrire le cheminement de pensée menant au/suivant le comportement en question (p. ex., « Tu rends toujours tes devoirs à temps. Pourquoi était-ce différent, cette fois-ci? » ou « Qu’est-ce que tu ferais différemment la prochaine fois? »)
  • Soyez patient, compatissant et reconnaissez les sources de stress qui peuvent avoir une incidence sur les émotions et le comportement d’un jeune (p. ex., difficultés au niveau de ses résultats scolaires, dispute récente avec des amis).
Développement des capacités de raisonnement
La capacité d’abstraction augmente

Il peut généraliser les règles d’abstraction à partir d’exemples concrets (p. ex., il intègre le fait que l’entraînement peut être bénéfique pour améliorer ses résultats sportifs et peut aussi s’appliquer à des activités autres que le sport).

Il peut envisager ce qui pourrait se passer dans une situation hypothétique et dans des situations de la vie réelle (p. ex., il peut décrire ce qui pourrait survenir en cas de fonte des neiges à l’échelle mondiale).

Il peut formuler et mettre à l’épreuve des hypothèses afin de tirer des conclusions (p. ex., « Je vais essayer un nouvel itinéraire pour me rendre à l’école, car je pense qu’il est plus rapide »).

Il peut faire abstraction de ses croyances quand il envisage la structure d’un argument.

  • Encouragez les activités qui permettent aux jeunes d’organiser des idées abstraites et de tirer des conclusions raisonnées (p. ex., élaborer une liste d’avantages et d’inconvénients).
  • Lorsqu’un adolescent apprend un nouveau concept, demandez-lui de vous décrire à voix haute son cheminement de pensée. Sondez la portée de sa compréhension en :
    • suggérant d’autres explications (« Mais as-tu pensé à ...? »);
    • proposant d’autres angles d’approche (« Penserais-tu la même chose si tu étais…? »);
    • lui demandant de proposer des analogies, des comparaisons et des liens (« Penses-tu que cela soit similaire à …? »).
  • Créez des occasions de débat et demandez aux débatteurs de défendre des points de vue auxquels, personnellement, ils ne sont pas favorables (p. ex., les avantages présentés par des vacances d’été moins longues).
  • Présentez des énigmes et des casse-tête logiques.
  • Encouragez la « prise de perspective » (p. ex., présentez un éventail varié de perspectives, de concepts et de modes de vie au moyen de films, de livres, de biographies, d’études de cas et de musique).
Les facultés de raisonnement logique se renforcent Il peut comprendre des principes logiques et commencer à faire preuve de raisonnement logique (par exemple, il développe des stratégies lorsqu'il participe à un jeu où la façon de jouer des autres joueurs a un impact sur les résultats de ce jeu).
La mémoire de travail s'améliore Il peut garder en tête divers aspects d'un problème en même temps (p. ex., il peut envisager les conséquences au niveau horizontal : si je fais "X", cela aura des conséquences sur "Y", ce qui aura des conséquences sur "Z" »).
  • Passez en revue avec un jeune les événements de sa journée et les enseignements tirés.
  • Fournissez aux jeunes différents points de vue sur la façon dont les faits peuvent être interprétés, et expliquez pourquoi ces points de vue sont valables en faisant en sorte que les jeunes s'y reconnaissent.
Les croyances sur le savoir et sur les « faits » deviennent plus sophistiquées

Il remarque que les personnes exposées aux mêmes faits peuvent tirer des conclusions différentes, remettant ainsi en question la nature absolue des « faits ».

Il commence à comprendre que la « bonne réponse » dépend parfois de divers facteurs.

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Image d’un cercle divisé en quatre sections égales ayant chacune une couleur différente, avec un cercle plus petit au centre. Chaque section représente les différents domaines du développement humain : cognitif (en jaune, en haut à gauche), émotionnel (en vert, en haut à droite), social (en bleu, en bas à gauche) et physique (en violet, en bas à droite). Pour bien matérialiser le thème évoqué, la section qui correspond au développement émotionnel est un peu plus grande que les trois autres.

Début de l’adolescence (de 12 à 14 ans)

Développement émotionnel

Que se passe-t-il? Comment puis-je le voir? Que puis-je faire?
Ressenti des émotions

Les centres émotionnels du cerveau se développent plus tôt que d'autres régions cérébrales

Le jeune adolescent ressent les émotions de façon plus intense.

Il peut être plus émotif, avoir des sautes d'humeur et présenter des réactions plus intenses à des enjeux ou événements comme :

  • une dispute avec un ami;
  • une victoire ou une défaite sportive;
  • la discipline, les règles ou le conflit avec ses parents.

Ces émotions intenses peuvent se manifester dans le cadre de comportements changeants, disproportionnés ou difficiles (p. ex., attitude agressive).

  • Ces émotions sont en grande partie d'ordre biologique – essayez de ne pas prendre ces réactions personnellement.
  • Reconnaissez la réalité et l'intensité des montagnes russes émotionnelles que vivent les jeunes du fait de conflits avec des amis ou des partenaires amoureux.
  • Proposez une aide et un soutien constructifs à un jeune qui doit mener des tâches pouvant être difficiles sur le plan émotionnel (p. ex., dans le cas d'un conflit avec un pair ou pour écrire un curriculum vitae).
  • L'influence d'adultes affectueux et bienveillants peut favoriser la gestion saine et positive d'émotions négatives. Soyez une influence positive, ou donnez aux jeunes la possibilité d'avoir accès à des modèles positifs. Pour ce faire, vous pouvez notamment :
    • valider les sentiments des jeunes à l'aide de commentaires du type « Je comprends que cela puisse réellement te contrarier » ou « Ça m'aurait aussi contrarié »;
    • reconnaître qu'ils sont contrariés et leur dire qu'ils ne sont pas seuls;
    • évoquer des expériences similaires et la façon dont vous avez géré la situation;
    • montrer l'exemple et expliquer comment gérer ses émotions et rester calme;
    • lorsque vous élaborez de nouveaux programmes ou services, réfléchissez à la façon dont vous aller mettre en contact les jeunes avec des adultes ayant une influence positive.

La capacité à lire le langage corporel continue de s'améliorer

Il devient capable de lire et de saisir les manifestations d'émotions d'autres personnes.

Il est possible qu'il ne soit pas encore totalement en mesure de distinguer correctement les expressions de peur sur le visage (parfois prises pour de la colère).

  • Communiquez clairement vos sentiments, tant verbalement que par votre langage corporel.
Développement de l’autorégulation

L'autocontrôle émotionnel se renforce

Il commence à réprimer les signes extérieurs d'émotion (p. ex., il étouffe ses crises de fou rire ou essaie de ne pas pleurer).

Il peut commencer à gérer des situations négatives de façon plus efficace en appliquant ses facultés de raisonnement.

  • Offrez des possibilités encourageant la mise en place de stratégies de contrôle et de gestion des émotions : recadrage de la situation, recentrage sur quelque chose de plus joyeux, tentative de pensée positive, mise en perspective et acceptation de la situation.
  • Voici certaines stratégies à suivre :
    • accordez de l'espace au jeune pour qu'il puisse rester seul, se détendre et réfléchir;
    • prenez le temps de parler, d'écouter et de reconnaître ses sentiments;
    • faites quelque chose de productif (p. ex., du sport, de l'humour positif, des activités artistiques).
  • Aidez le jeune à s'informer sur les techniques de réduction du stress, comme les formations à la méditation ou à la relaxation qui peuvent l'aider à maîtriser les changements émotionnels et le stress.

La motivation devient plus intériorisée

Il commence à faire des choses qui ne sont pas forcément agréables, mais qui sont importantes d'un point de vue personnel (p. ex., il devient important de faire ses devoirs non seulement pour éviter une punition, mais aussi parce qu'il est important d'obtenir de bonnes notes pour assurer sa réussite future).

  • Fournissez une rétroaction positive pour les tâches accomplies au quotidien.
  • Créez des occasions de discussion sur les ambitions et les défis personnels. Les jeunes ont tendance à persévérer dans des tâches difficiles lorsque des membres de leur système de soutien manifestent un intérêt envers eux.
  • Encouragez-les à explorer de nouvelles choses qu'ils aiment pour qu'ils apprennent à découvrir par l'expérience ce qui les motive.
Développement de l’empathie

L'empathie à l'égard d'autrui commence à augmenter

Il commence à ressentir de l'empathie pour les autres, car il comprend mieux leurs points de vue et se préoccupe de leurs sentiments (cependant, il n'en est probablement pas au point de ressentir une détresse personnelle à cause de la situation d'autres personnes).

  • Favorisez la « prise de perspective » pour encourager le renforcement de l'empathie et la reconnaissance de la distinction entre sa propre situation et celle d'autrui (p. ex., une personne d'origine culturelle différente).
  • Encouragez les jeunes à s'intéresser à d'autres personnes et/ou à d'autres sujets (p. ex., bénévolat auprès d'un organisme communautaire).
  • Présentez un éventail varié de perspectives, de concepts et de modes de vie au moyen de films, de livres, de biographies, d'études de cas et de musique.
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Image d’un cercle divisé en quatre sections égales ayant chacune une couleur différente, avec un cercle plus petit au centre. Chaque section représente les différents domaines du développement humain : cognitif (en jaune, en haut à gauche), émotionnel (en vert, en haut à droite), social (en bleu, en bas à gauche) et physique (en violet, en bas à droite). Pour bien matérialiser le thème évoqué, la section qui correspond au développement social est un peu plus grande que les trois autres.

Début de l’adolescence (de 12 à 14 ans)

Développement social

Que se passe-t-il? Comment puis-je le voir? Que puis-je faire?
Construction identitaire

C'est le début de la construction identitaire

Le jeune adolescent peut être conscient qu'il va avoir des choix à faire sur son identité et peut commencer à explorer ces choix.

  • Gardez l'esprit ouvert lorsqu'un jeune explore son identité et évitez de poser un jugement sans évoquer d'abord avec lui les raisons qui ont guidé ses choix.
  • Faites preuve de soutien, d'affection, d'encouragement et accompagnez les jeunes dans leur exploration identitaire.
  • Encouragez-les à envisager des options qui les rendent heureux, plutôt que d'essayer de satisfaire les autres.

L'identité liée à l'appartenance à un groupe social commence à émerger

Il peut commencer à s'identifier à un ou plusieurs groupes sociaux auxquels il appartient (p. ex., une équipe sportive, un groupe culturel ou communautaire, une bande de rue).

Il accorde plus d'importance au fait de « se fondre dans le moule » ou d'être accepté dans ses propres groupes sociaux.

Il présente une hausse de l'estime de soi liée à l'appartenance à un groupe social (il est fier d'appartenir à un groupe social).

  • Soutenez l'exploration des jeunes en ce qui concerne les traditions culturelles afin de les aider à acquérir un sentiment d'identité et une estime de soi liés à une appartenance à un groupe social culturel. Cela peut inclure la participation à des événements culturels locaux (p. ex., pow-wow, foires municipales) ou à des événements plus importants (p. ex., le carnaval antillais local).
  • Envisagez des occasions pour les jeunes de socialiser entre eux et d'apprendre d'autres jeunes ayant un patrimoine, une ethnicité, une race, une langue ou une orientation sexuelle en commun.
  • Veillez à ce que les jeunes aient des occasions d'acquérir des connaissances sur des coutumes importantes, sur des pratiques culturelles et sur l'histoire de leur groupe social (p. ex., les enfants et jeunes Autochtones peuvent apprendre le système de clan grâce à la transmission d'histoires).

L'identité sexuelle et les rôles qui y sont associés deviennent plus importants

L'identité sexuelle devient plus importante et les stéréotypes liés aux rôles de chaque sexe s'intensifient.

Le jeune peut commencer à se conformer à des activités et comportements considérés appropriés à son sexe.

  • Encouragez et créez des communications ouvertes de façon à ce que les jeunes puissent poser des questions.
  • Ne faites pas d'hypothèses sur l'identité sexuelle.
  • Prenez garde à l'utilisation de stéréotypes sexuels.

L'identité spirituelle peut commencer à émerger

Il peut adopter les traditions spirituelles de sa communauté ou explorer d'autres options. Il commence à intégrer cet aspect dans le cadre de sa propre identité.

  • Soutenez l'exploration des jeunes en ce qui concerne les traditions spirituelles et religieuses afin de les aider à acquérir un sentiment d'identité spirituelle (p. ex., cérémonie des herbes sacrées, activité caritative, voyage en Terre Sainte).
  • Reconnaissez le caractère spirituel d'un jeune et faites preuve de sensibilité lorsque vous interagissez avec lui ou concevez des soutiens à son intention.

Les conceptions du soi deviennent plus abstraites

Il est moins susceptible de se décrire en des termes concrets (je vis au Canada, j'ai un chien).

Il se décrit de plus en plus en termes abstraits (je suis un chef de file, je suis ambitieux, je suis amical).

  • Engagez les jeunes à réfléchir sur leur propre identité et motivez-les à réfléchir sur « qui ils sont » et « qui ils veulent être ».

Les compétences d'auto-évaluation s'améliorent

Il est capable d'utiliser plus précisément des résultats et des rétroactions pour juger son niveau de compétences (p. ex., s'accorder suffisamment de temps pour étudier afin d'obtenir une bonne note à un examen, ou bien manger, se reposer et s'entraîner pour remporter une course).

  • Offrez des encouragements et des conseils à un jeune qui va entreprendre une tâche difficile afin de mieux le préparer et de l'aider à gérer ses attentes.
  • Mettez en valeur ses points forts (p. ex., « Tu es un ami très prévenant » ou « Tu as toujours été quelqu'un de très créatif »).
  • Aidez le jeune à réfléchir sur ses capacités en posant des questions comme :
    • « Qu'as-tu appris sur tes capacités? »
    • « Qu'est-ce que tu ferais identiquement/ différemment la prochaine fois? »

L'auto-efficacité décroît

Le jeune peut douter de ses capacités à atteindre des objectifs (c'est particulièrement vrai chez les filles).

  • Guidez, offrez du soutien et des conseils afin que les jeunes restent motivés et concentrés.
  • Proposez une orientation scolaire et des possibilités favorisant l'exploration d'intérêts et de talents.
  • Montrez l'exemple en appréhendant de façon confiante vos propres compétences et capacités – les jeunes apprennent à être auto-efficaces grâce aux modèles qu'ils ont dans leur vie.
  • Proposez des défis réalistes aux jeunes et offrez-leur du soutien ou des conseils pour réussir ces défis.
  • Aidez les jeunes à se fixer des objectifs et soutenez leurs tentatives pour les atteindre (p. ex., aidez-les à procéder une étape à la fois).

L'estime de soi décline et devient moins stable

Il commence à montrer une baisse de confiance en soi et a des pensées plus négatives sur lui-même.

Son estime de soi peut facilement être bouleversée par des événements apparemment mineurs.

  • Proposez de l'aide si vous sentez qu'un jeune est désemparé, contrarié ou fatigué – assurez-vous qu'il conserve son sens du leadership pour mener à bien une tâche, afin d'encourager son sentiment d'accomplissement et son auto-efficacité.
  • N'oubliez pas que les initiatives menées par des pairs (comme le mentorat ou la médiation par les pairs) peuvent améliorer et améliorent l'estime de soi et l'auto-efficacité.
  • Montrez-lui que vous avez confiance en ses capacités et apportez-lui du soutien (p. ex., en l'incluant dans une prise de décision ou en lui donnant plus de responsabilités).
Établissement de relations

La prise de perspective émerge

Il est capable de comprendre que les autres ont des points de vue différents.

Il est capable d'imaginer des situations du point de vue d'une autre personne.

Il est capable de prendre du recul sur une situation et d'imaginer le point de vue d'un observateur.

  • Présentez un éventail varié de perspectives, de concepts et de modes de vie au moyen de films, de livres, de biographies, d'études de cas et de musique.

L'avis des pairs devient plus important

Il commence à se comparer à ses pairs (capacités, attirance, intelligence, popularité).

Il peut avoir plus conscience de lui-même, notamment en présence de ses pairs.

Il peut devenir plus vulnérable à la pression des pairs.

  • Encouragez la participation à des occasions positives de construction identitaire comme :
    • les organismes communautaires;
    • les programmes de mentorat;
    • les groupes de jeunes;
    • les associations de quartier;
    • les activités physiques;
    • les activités de bénévolat.

Les relations avec les pairs deviennent plus importantes

Le groupe de pairs s'étend et devient plus important.

Il passe davantage de temps avec ses amis.

Il communique fréquemment avec ses amis par téléphone, messages textes, courriels et clavardage en ligne.

Les amitiés se centrent sur des activités communes et le partage de secrets.

Il peut commencer à attendre de ses amis qu'ils soient loyaux et fiables.

Il y a moins de concurrence et plus de partage dans ses relations amicales que pendant l'enfance.

  • Soutenez la participation des jeunes à des événements organisés, à des clubs ou à des équipes afin qu'ils puissent repérer leurs talents et éventuellement leur voie professionnelle, et perfectionner leurs compétences et leur raisonnement moral.
  • Encouragez la participation à diverses activités sociales, y compris à de nouvelles formes d'interaction sociale moins directes (p. ex., tenue d'un blogue).

C'est parfois le début des relations amoureuses

L'intérêt pour les relations amoureuses commence à apparaître.

C'est l'occasion d'une première reconnaissance de son orientation sexuelle, mais celle-ci demeure souvent privée.

C'est le début de groupes d'amis des deux sexes et il s'engage dans des activités sociales en dehors de l'école où les deux sexes sont présents. Les lesbiennes, les homosexuels, les bisexuels, les transgenres, les bispirituels ou les « queers » (LGBTT Q) peuvent commencer à éprouver une attraction pour des personnes du même sexe et ressentir une appréhension ou une anxiété à cet égard (en raison du regard de la société).

Il peut se rapprocher de pairs qui l'attirent en passant du temps avec eux au sein d'un groupe.

  • Fournissez aux jeunes des sources d'information (p. ex., ateliers tenus par des cliniques de santé publique ou sites Web du gouvernement et d'organismes de santé).
  • Facilitez la participation à des activités supervisées pour filles et garçons (p. ex., une soirée dansante pour adolescents ou une fête à la piscine). Les parents et personnes s'occupant de jeunes influencent indirectement le début du développement amoureux des enfants en canalisant leurs activités sociales de façon adaptée à leur âge.
  • Créez des occasions de discussion sur les relations et la sexualité en étant ouvert et en ne portant aucun jugement. En l'absence de renseignements biologiques précis sur le fonctionnement du corps, les jeunes s'inventent souvent leurs propres explications ou consultent leurs amis.

Les relations familiales commencent à évoluer

Il commence à marquer son intérêt pour une certaine indépendance vis-à-vis de sa famille.

Les conflits sur des sujets anodins peuvent devenir plus fréquents.

  • Soutenez l'implication des jeunes dans des environnements structurés en dehors de la famille. Cela leur donne l'occasion de développer leurs conceptions du soi et leur identité grâce à la fréquentation de groupes de pairs ayant des intérêts communs et à leur influence positive.
  • Préservez les liens familiaux en établissant une routine qui rassemble la famille (p. ex., repas de famille, participation commune à des activités).

Le raisonnement moral repose sur l'approbation sociale

Il prend des décisions morales qui reposent sur un désir de gagner l'approbation sociale afin que les autres pensent du bien de lui (je vais faire ce qui est bien et, de cette façon, les gens penseront que je suis quelqu'un de bien).

  • Soyez consciencieux en ce qui concerne vos propres prises de position sur le plan moral – les jeunes imitent les modes de raisonnement moral de leurs modèles.
  • Encouragez les interactions avec les pairs (p. ex., conversations délicates sur des questions pertinentes qui soulèvent des points de vue divergents et aboutissent à une résolution de problèmes). Cela peut stimuler l'élaboration de formes supérieures de raisonnement moral.
  • Discutez de dilemmes moraux (p. ex., la discrimination à l'égard des minorités et les préjugés de classe sociale).
  • Donnez des occasions aux jeunes de participer activement à des décisions sur des alternatives contradictoires ou des dilemmes moraux.
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Image d’un cercle divisé en quatre sections égales ayant chacune une couleur différente, avec un cercle plus petit au centre. Chaque section représente les différents domaines du développement humain : cognitif (en jaune, en haut à gauche), émotionnel (en vert, en haut à droite), social (en bleu, en bas à gauche) et physique (en violet, en bas à droite). Pour bien matérialiser le thème évoqué, la section qui correspond au développement physique est un peu plus grande que les trois autres.

Début de l’adolescence (de 12 à 14 ans)

Développement physique

Que se passe-t-il? Comment puis-je le voir? Que puis-je faire?
Activité physique

La participation aux activités physiques change

Le degré d'activité physique commence à diminuer, de même que le temps consacré aux sports et aux exercices.

Le jeune adolescent devient conscient de ses points forts et de ses limites sur le plan physique.

Il est capable de faire preuve de précision, de constance et de maîtrise dans ses activités.

Il commence à vouloir acquérir des compétences dans des activités qui l'intéressent.

  • Promouvez ou créez des environnements sécuritaires où les jeunes se sentent à l'aise pour essayer de nouvelles choses (p. ex., sans avoir peur que l'on se moque d'eux en cas d'échec).
  • Assurez l'accès à diverses occasions de pratiquer des activités physiques qui correspondent aux besoins des jeunes, à leur niveau de compétences, d'aptitudes et d'engagement.
  • Reconnaissez que la motivation est externe à ce stade et envisagez d'offrir des récompenses et des encouragements pour favoriser la participation (p. ex., organisez des cérémonies pour saluer les réussites des jeunes ou leur participation à une activité).
  • Favorisez l'accès à des expériences amusantes, positives et encourageantes qui peuvent favoriser de saines habitudes et un mode de vie actif dans l'avenir. À ce stade, il est essentiel que le jeune se fasse plaisir dans le cadre de son développement physique.
  • Offrez-lui l'accès à des activités qui prennent en compte les obstacles tels que le coût, l'équipement et le transport (p. ex., vous pouvez mettre en valeur le fait que des options bon marché, comme la planche à roulettes, le basket-ball, le soccer, constituent des possibilités dans des emplacements centraux).

Les aptitudes physiques changent

Il connaît une hausse de son endurance cardiovasculaire; il est naturellement plus capable d'assumer des niveaux d'activité élevés (p. ex., course à pied).

Les niveaux naturels de force musculaire (p. ex., le poids pouvant être soulevé) et d'endurance (p. ex., le nombre d'extensions de bras pouvant être réalisé) commencent à atteindre un pic pour les filles âgées d'environ 12 ans.

Les garçons vont connaître une hausse rapide de leur force musculaire et de leur endurance pendant la puberté.

Sans entraînement, la souplesse commence à diminuer (p. ex., de moins en moins capable de s'asseoir avec les jambes étendues devant soi et d'atteindre ses orteils).

  • Encouragez les jeunes à connaître leur corps et leurs capacités en pratiquant différentes activités.
  • Fournissez des instructions et un accès à un environnement sécuritaire où les jeunes peuvent apprendre à connaître leurs nouvelles capacités et à établir leurs propres limites.
  • Les activités devraient apprendre aux jeunes comment éviter de se blesser et comment traiter une blessure.
Croissance et développement physique

La puberté est signe de nombreux changements physiques

Des changements physiques ont lieu :

  • poids et taille;
  • poussée de croissance (c'est généralement plus vrai chez les filles que chez les garçons);
  • augmentation de la transpiration;
  • nature plus grasse des cheveux et de la peau (qui entraîne souvent de l'acné);
  • croissance de la pilosité corporelle;
  • apparition des caractères sexuels primaires et secondaires.
  • Encouragez et créez une communication ouverte bilatérale, permettant aux jeunes de poser des questions et d'obtenir les renseignements appropriés à leur âge sur les changements qui s'opèrent au niveau de leur corps et l'apparition des caractères sexuels. Cela peut permettre aux jeunes d'adopter des comportements sains par rapport à leur propre corps et à leur sexualité.
  • Aidez-les jeunes à s'informer en leur proposant une gamme de sources fiables (p. ex., brochures, professionnels médicaux et sites Web).
  • Dédramatisez les changements dans la mesure du possible (p. ex., rappelez aux jeunes que l'acné concerne pratiquement tout le monde à un moment donné).
  • Partagez vos propres expériences (p. ex., si vous avez été le plus petit ou le plus grand de votre classe).
  • Établissez des routines et fournissez des renseignements sur l'hygiène au moment de la croissance des jeunes (p. ex., faites un rappel sur la nécessité d'utiliser un déodorant).

Les changements hormonaux entraînent des modifications des cycles de veille et de sommeil

On observe une tendance naturelle à rester éveillé et en forme la nuit et à avoir du mal à se lever le matin.

Le jeune peut manquer de sommeil, ce qui peut contribuer à des sautes d'humeur et à une irritabilité.

  • Prévoyez des activités et des programmes à des moments qui sont appropriés à un cycle de sommeil plus tardif (p. ex., ne prévoyez pas d'événements en tout début de journée).
  • Aidez les jeunes à établir des stratégies et des routines pour aller se coucher et se lever à des heures appropriées (p. ex., éteindre l'ordinateur une heure avant le coucher).
  • Encouragez les jeunes à dormir au moins 9 h ou 9,5 heures par nuit.
Image corporelle et nutrition

Une perception de l'image corporelle commence à apparaître

Pour les filles, le début de la puberté entraîne une hausse de la masse grasse, ce qui peut avoir des répercussions sur leur image corporelle.

Le jeune adolescent établit plus de comparaisons sociales en ce qui concerne la morphologie.

Une insatisfaction à l'égard de sa morphologie peut commencer à se manifester (les perceptions négatives de l'image corporelle peuvent varier d'un jeune à l'autre, selon les origines culturelles et ethniques).

  • Ayez conscience que les jeunes peuvent devenir beaucoup plus sensibles aux commentaires sur leur apparence physique que pendant l'enfance.
  • Encouragez les jeunes à se concentrer sur leurs propres aspects physiques qu'ils apprécient et qui les mettent en confiance.
  • Montrez l'exemple en ayant une attitude saine envers votre image corporelle (p. ex., évitez les remarques désobligeantes sur votre propre corps).
  • Expliquez-leur comment vous avez dépassé vos propres doutes sur le plan de l'image corporelle (p. ex., si vous étiez plus petit que les autres dans votre classe, mais que vous avez grandi par la suite).
  • Aidez les jeunes à se recentrer sur ce qu'ils peuvent faire et sur qui ils sont – et pas simplement sur leur apparence.

On observe un intérêt accru pour la nutrition et une alimentation saine

Il peut commencer à s'intéresser à la gestion de son régime alimentaire (p. ex., en préparant ses propres repas).

  • Fournissez des renseignements sur la nutrition. Il s'agit d'un élément essentiel dans le développement (p. ex., consultez le Guide alimentaire canadien).
  • Continuez à renforcer des habitudes et routines alimentaires saines (p. ex., faites participer les jeunes aux achats d'épicerie ou à la préparation des repas).
  • Apprenez aux jeunes à gérer leur propre régime alimentaire, le cas échéant (p. ex., en cas d'allergie).
  • Montrez l'exemple et soyez un modèle (en cuisinant des aliments sains ou en proposant des options saines dans les espaces dédiés à la jeunesse).
  • Donnez des renseignements sur la nutrition, sur des modes de vie sains et sur la pratique d'un sport ou d'une activité physique.
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