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Intensifions nos efforts

Santé et bien-être

Intensifions nos efforts : initiative The New Mentality (La nouvelle mentalité)

Photo d’une femme et d’une jeune fille assises à une table.

Étude de cas

The New Mentality (La nouvelle mentalité) est une initiative de Santé mentale pour enfants Ontario visant à améliorer la santé et le bien-être des enfants et des jeunes de l’Ontario. Dans cette optique, elle propose des possibilités de leadership et de participation des jeunes au sein d’organismes de santé mentale et du système en général. The New Mentality travaille en partenariat avec les organismes locaux pour mettre sur pied des groupes dirigés par les jeunes à travers la province. Les jeunes leaders et leur « adulte allié » organisent ensemble des conférences destinées aux élèves de leur collectivité afin de lutter contre les préjugés, de sensibiliser la population et de partager leur vécu du traitement et de la guérison.

Groupe New Mentality et Reach Out Centre for Kids de Halton

Pendant trois ans, le groupe New Mentality de Halton, en collaboration avec le centre Reach Out Centre for Kids (ROCK), a publié et distribué une revue, organisé des présentations dans les écoles et les groupes communautaires et instauré une conférence annuelle pour aider les élèves à mettre sur pied des groupes sur la santé mentale à l’école.

« En 2010, j’ai assisté à ma première conférence du groupe New Mentality. J’ai tout de suite eu envie de prendre part à cette initiative pour contribuer à sensibiliser le public sur la santé mentale et à lutter contre les préjugés à l’égard des personnes ayant des problèmes de santé mentale. En tant qu’animatrice, j’ai travaillé avec des personnes formidables chez The New Mentality et ROCK. Ensemble, nous avons véritablement marqué les esprits et commencé à faire bouger les choses à Halton. Les jeunes qui ont assisté à l’une de nos conférences ou consulté notre revue nous ont tous transmis une rétroaction très positive. Cela permet simplement de démontrer que les jeunes peuvent faire une différence, aussi petite soit-elle.

Je suis fière d’avoir participé à l’initiative The New Mentality. J’ai ainsi pu me rendre compte que c’est ce que j’aime faire et cela m’a donné envie de travailler auprès des jeunes ayant des problèmes de santé mentale et de dépendances. » — Aatayna, jeune leader du centre ROCK

« The New Mentality aide les jeunes à faire entendre leur voix dans le système de santé mentale. Le centre ROCK prend part à cette initiative depuis environ cinq ans. En qualité d’adulte alliée, j’adore observer la créativité, l’enthousiasme et l’énergie dont font preuve les jeunes avec lesquels je travaille. Ils sont tous extrêmement motivés et ont très envie de s’impliquer. À l’automne dernier, ils ont travaillé très dur pour organiser une conférence réussie auprès des jeunes de Halton. L’ambiance y a été très positive, chacun se sentant à sa place dans l’auditorium et osant parler de santé mentale. »

« The New Mentality nous permet d’interagir avec notre collectivité et d’avoir des discussions constructives sur les sujets importants. » — Kelly Giuliani, adulte alliée du centre ROCK

Santé et bien-être

Résultats prioritaires #1, 2, 3

Grandir en force et en santé

Pour que les jeunes de l’Ontario puissent réaliser leur plein potentiel, nous devons tout faire pour les aider à être en bonne forme physique, à se sentir en bonne santé mentale, à faire preuve de résilience sur le plan émotionnel et à être capables d’adopter un mode de vie positif.

Importance de la santé et du bien-être pour les jeunes de l’Ontario :

L’adoption d’un mode de vie sain à l’adolescence contribue au développement cognitif, social et physique. Cela permet également de mener une vie en meilleure santé à l’âge adulte. Les jeunes qui présentent une résilience sur le plan émotionnel peuvent acquérir des aptitudes facilitant l’établissement de relations sociales positives. Les jeunes en santé sont également enclins à tirer parti de nombreuses possibilités propices à leur développement.

Importance pour l’Ontario :

Le développement sain des jeunes sur les plans physique, social, émotionnel et cognitif leur permet d’acquérir les compétences nécessaires pour s’impliquer positivement et devenir des membres à part entière de nos collectivités. Avoir une jeunesse ontarienne en santé contribuera également à réduire le fardeau qui pèse sur notre système de santé et pourra se traduire par des bénéfices à long terme pour nos collectivités.

État des lieux de la santé et du bien-être des jeunes de l’Ontario.

Le coût des soins de santé est en hausse : Le système de soins de santé de l’Ontario fait face à des enjeux fiscaux sans précédent. D’après les prévisions des économistes, sans refonte du système, nos dépenses en matière de soins de santé accapareront 70 p. 100 du budget provincial d’ici 12 ans54.

Une proportion de 25 p. 100 des coûts en matière de santé de l’Ontario va au traitement de maladies que l’on pourrait prévenir. Près de la moitié de tous les décès par cancer en Ontario sont attribuables au tabagisme, au régime alimentaire et au manque d’activité physique55.

Les jeunes pourraient être en meilleure santé : Les travaux de recherche suggèrent que les jeunes actuels ne seront pas forcément mieux portants que leurs parents56. D’après diverses études, seuls 7 p. 100 des enfants canadiens âgés de 6 à 19 ans font une heure d’activité physique par jour comme cela est recommandé57. Les enjeux sanitaires tels que l’obésité chez les enfants augmentent les risques d’apparition d’une affection chronique comme l’hypertension, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les atteintes rénales58.

Avec l’âge, les jeunes sont davantage susceptibles d’être considérés comme souffrant d’embonpoint ou obèses et moins susceptibles de se déclarer en bonne forme physique59. Soixante-cinq pour cent des enfants obèses deviennent des adultes obèses60.

Un grand nombre de jeunes présentent des problèmes de santé mentale : Les jeunes de 15 à 24 ans sont plus susceptibles que les autres groupes d’âge de présenter des troubles mentaux ou des problèmes liés à la dépendance à une substance61. Une étude récente indique que le risque d’apparition des problèmes de santé mentale augmente entre 16-17 ans et 18-21 ans, en particulier chez les jeunes filles62. Selon les estimations, 15 à 21 p. 100 des enfants et des jeunes de l’Ontario ont un problème ou un trouble de santé mentale important63.

D’après une étude récente, un quart des jeunes indiquent qu’ils ont éprouvé des symptômes de dépression au cours de l’année écoulée. En Ontario, un jeune sur dix a reconnu avoir eu des pensées suicidaires ou autodestructrices l’an dernier64.

La voie menant à la santé est semée d’embûches pour certains jeunes : Pour être en bonne santé, les groupes marginalisés (p. ex. les jeunes nouveaux immigrants, les jeunes Autochtones ou les jeunes vivant dans la pauvreté) doivent souvent surmonter davantage d’obstacles. Certains jeunes vivant dans la pauvreté n’ont pas toujours accès à l’eau potable, à une alimentation nutritive, aux soins médicaux primaires, à des possibilités de pratiquer certains sports ou loisirs, n’ont pas d’endroit sûr où habiter ou ne vivent pas les mêmes expériences enrichissantes que leurs pairs. Un grand nombre de jeunes handicapés ou ayant des besoins particuliers, notamment ceux qui présentent une déficience physique ou intellectuelle, des troubles de la communication ou de l’apprentissage et des limitations neurologiques sur le plan du développement, font souvent face à des enjeux complexes supplémentaires en matière de santé.

Les Canadiens et Canadiennes appartenant au groupe dont les revenus sont les plus bas ont trois à quatre fois plus de chances de faire état d’une santé mentale passable à médiocre que les personnes dont les revenus sont les plus élevés65.


Favoriser la bonne forme physique des jeunes


Photo d’une jeune fille qui fait de l’exercice en utilisant une machine à ramer.

Il est essentiel d’aider les jeunes à être en bonne forme physique et cela s’avère l’un des meilleurs moyens de favoriser leur développement positif. L’alimentation et l’activité physique ont un impact majeur sur la croissance, le développement et le bien-être des jeunes. En effet, les jeunes qui ont une alimentation saine et qui pratiquent une activité physique régulière sont plus productifs, parviennent mieux à se concentrer à l’école et ont généralement un meilleur rendement scolaire. Avec l’âge, les jeunes assument une part de responsabilité plus importante en ce qui concerne leur santé, qu’il s’agisse des soins dentaires, de l’hygiène personnelle et du régime alimentaire.

Voici quelques axes importants en matière de promotion de la santé physique chez les jeunes :

Encourager l’adoption de saines habitudes : Les saines habitudes instaurées dès le plus jeune âge sont un rempart essentiel contre les maladies chroniques et jettent les bases d’un mode de vie sain à l’âge adulte. La pratique d’une activité physique régulière contribue à une croissance optimale et favorise les activités positives à caractère sociable. Les travaux de recherche démontrent que les jeunes qui participent à des activités comme les sports d’équipe sont plus susceptibles d’avoir de meilleurs résultats scolaires et d’obtenir un diplôme d’études postsecondaires66. En outre, il est important que les jeunes optent pour une alimentation saine et nutritive durant l’adolescence : un régime alimentaire équilibré favorise le développement cérébral et diminue les risques de maladie cardiovasculaire, de cancer, de diabète et d’obésité67. À mesure que les jeunes deviennent plus libres de choisir leurs repas, nous savons qu’ils retirent un avantage d’une forte sensibilisation au sujet de la nutrition et de l’accès à une saine alimentation. Enfin, il est important de faire en sorte que les jeunes dorment suffisamment, car cela favorise leur croissance et les aide à mener à bien leurs routines quotidiennes. Il peut s’avérer difficile pour les jeunes de conserver de saines habitudes de sommeil, car les changements physiques intervenant à l’adolescence font qu’ils ont tendance à rester éveillés et en forme la nuit et à avoir du mal à se lever le matin68.

Il est recommandé aux enfants et aux jeunes âgés de 5 à 17 ans de pratiquer tous les jours une heure d’activité physique d’intensité modérée à élevée, comme le vélo ou le basketball69.

Proposer des options positives : Il est plus aisé d’inciter les jeunes à faire des choix sains quand ces choix sont faciles à faire. Il faut donner aux collectivités les moyens d’appuyer les choix sains à l’endroit même où les jeunes vivent, travaillent et jouent70. La création d’environnements propices aux choix sains dans les collectivités fait appel à de nombreux partenaires, notamment le gouvernement, les agences et organismes locaux, les entreprises, les urbanistes, les éducateurs et les particuliers.

Depuis septembre 2011, les conseils scolaires de l’Ontario doivent veiller à ce que tous les aliments et boissons en vente dans les écoles dans le cadre d’activités scolaires respectent les normes d’alimentation établies par le gouvernement. Ces normes d’alimentation s’appliquent à tous les aliments et boissons en vente dans les écoles, y compris dans les cafétérias, les distributeurs automatiques et lors d’événements spéciaux71.

Mettre l’accent sur les déterminants sociaux de la santé : Les « déterminants sociaux de la santé » font référence aux conditions de vie personnelles de quelqu’un, ainsi qu’aux expériences en société qui influent sur la santé et le bien-être de cette personne. Il est intéressant de tenir compte des déterminants sociaux de la santé, car ils peuvent aider à comprendre pourquoi certains jeunes sont en meilleure santé que d’autres72.

En 2002, l’Université York a élaboré un modèle ayant vocation à mettre en évidence 14 déterminants sociaux de la santé : statut d’Autochtone, handicap, développement du jeune enfant, éducation, emploi et conditions de travail, insécurité alimentaire, services de santé, sexe, logement, revenu et répartition du revenu, race, exclusion sociale, filet de sécurité sociale et chômage et sécurité d’emploi.

Améliorer l’accès aux soins médicaux : L’accès aux soins médicaux primaires et préventifs joue un rôle important en matière de santé physique. Bien que bon nombre de jeunes de l’Ontario aient accès à un fournisseur de soins médicaux primaires habituel, les jeunes vivant dans les quartiers à plus faible revenu sont moins susceptibles d’avoir un médecin de famille attitré73 et se rendent souvent dans les centres de santé communautaires ou les cliniques sans rendez-vous pour obtenir des soins primaires. De plus, dans le cas des jeunes vivant dans une collectivité rurale ou éloignée, l’accessibilité aux services peut être entravée par le déficit de transports publics ou le manque de disponibilité des fournisseurs. Il faut veiller à ce que les jeunes soient suivis régulièrement par des fournisseurs de soins et bénéficient d’examens dentaires, de bilans de santé annuels et d’autres services paramédicaux en cas de besoin, car cela peut atténuer les risques pour la santé à long terme.

Résultat attendu :

No 1 : Les jeunes de l’Ontario sont en bonne forme physique.

Indicateurs de suivi :


Favoriser la bonne santé mentale des jeunes


Photo d’une jeune fille qui mange du yogourt.

L’adolescence est associée à une vulnérabilité accrue aux problèmes de santé mentale74, 75. En effet, la vie des jeunes est en pleine mutation à différents niveaux, ce qui peut s’avérer difficile, voire oppressant pour certains. Pour les jeunes qui sont victimes d’intimidation, qui n’acceptent pas leur image corporelle, qui sont handicapés ou qui ont des besoins particuliers, cette période peut être particulièrement dure à vivre. La promotion d’une santé mentale positive à l’adolescence peut se traduire par de meilleurs résultats à long terme.

Voici quelques axes en matière de promotion de la santé mentale chez les jeunes :

Encourager les jeunes à renforcer leur résilience : Le cercle familial et amical, ainsi que l’école, jouent un rôle important en aidant les jeunes à identifier les facteurs qui représentent un danger pour eux, comme le stress, la pression des pairs et les problèmes d’autorégulation. Les travaux de recherche indiquent que les jeunes ayant appris des stratégies adaptatives de régulation des émotions sont en mesure d’assurer le maintien de bonnes relations sociales, leur réussite scolaire et leur bien-être général76.

Au Canada, le suicide est la seconde cause principale de décès, après les accidents, chez les jeunes âgés de 10 à 34 ans77. Les taux de suicide sont supérieurs entre 12 et 18 ans78, 79.

Les taux de suicide sont 5 à 7 fois plus élevés chez les jeunes des Premières Nations que chez les jeunes non Autochtones80. Les taux de suicide chez les jeunes Inuits figurent parmi les plus élevés au monde, et sont 11 fois supérieurs à la moyenne nationale81.

Intervenir le plus tôt possible : La prise en charge des problèmes de santé mentale implique de reconnaître les symptômes émotionnels et d’intervenir le plus tôt possible afin de minimiser l’aggravation des risques. Bien qu’un jeune sur cinq rencontre des problèmes de santé mentale, des données datant de 2002 indiquent que moins de 25 p. 100 des enfants et des jeunes concernés suivent un traitement spécialisé82. Il est important de cerner les besoins en santé mentale dès que possible afin que les jeunes puissent bénéficier d’un soutien de haute qualité83. Cela passe par la conception et la prestation de services inclusifs et accessibles.

On sait que 70 p. 100 des problèmes de santé mentale sont apparus pendant l’enfance ou l’adolescence84.

Lutter contre la stigmatisation : Divers facteurs peuvent contribuer à l’apparition de problèmes de santé mentale, notamment les caractères génétiques, les traumatismes cérébraux, les cas sévères de stress induit par la vie quotidienne, la consommation d’alcool et de drogues ou les antécédents familiaux85. Nous savons que certains jeunes de l’Ontario sont plus vulnérables aux problèmes de santé mentale. Les jeunes immigrants et réfugiés, par exemple, peuvent avoir subi des traumatismes antérieurs nécessitant une intervention spécifique86. Les jeunes issus de communautés racialisées et autochtones qui vivent avec des problèmes de santé mentale peuvent être plus enclins à recourir à des services adaptés aux jeunes, tenant compte des différences culturelles et fondés sur la culture. Il convient de promouvoir la sensibilisation, l’équité et la diversité afin de réduire les préjugés à l’égard des personnes qui ont des problèmes de santé mentale et de garantir aux jeunes un accès opportun au soutien dont ils ont besoin87.

La schizophrénie est une maladie mentale chronique sévère qui concerne une personne sur 100 au sein de la population canadienne, d’après les estimations88. Les premiers symptômes apparaissent souvent au début de l’âge adulte, à la fin de l’adolescence chez les hommes et vers l’âge de 25 ans chez les femmes89.

Résultat attendu :

No 2 : Les jeunes de l’Ontario se sentent en bonne santé mentale.

Indicateurs de suivi :


Comprendre et encadrer la prise de risques


Photo de jeunes qui s’exercent dans un gymnase.

Tous les adolescents prennent des risques en grandissant : cela fait partie du processus normal. La curiosité et le désir de vivre de nouvelles expériences offrent de formidables possibilités de développement positif90, d’autorévélation et d’épanouissement.

Voici quelques axes en matière de promotion d’une saine prise de risques chez les jeunes :

Favoriser l’épanouissement et l’indépendance : Encourager les jeunes à faire des choix positifs implique de les aider à tirer parti de leurs points forts et à faire de nouvelles expériences sans négliger la sécurité. Les risques positifs, à caractère sociable et propices au développement peuvent se présenter sous diverses formes : sports, activités artistiques, bénévolat, voyages, rencontres — ou consister simplement à gagner en indépendance. La recherche démontre que la prise de risques positifs, comme les voyages ou les expériences professionnelles à l’étranger, peut s’accompagner d’un développement sur les plans social, émotionnel, comportemental, intellectuel et moral chez les jeunes91.

Aider les jeunes à prendre conscience des conséquences d’une prise de risques nuisible : À la recherche de nouvelles expériences, les jeunes s’adonnent parfois à des activités nuisibles pour la santé et peuvent adopter des comportements à risque. Le stress de la vie quotidienne, les influences négatives, le manque d’information et l’absence d’autres options positives peuvent inciter davantage les jeunes à mener des activités nuisibles pour la santé (lit de bronzage, tabagisme, relations sexuelles non protégées, consommation de drogues et conduite avec facultés affaiblies).

Certains comportements à risque sont associés aux facteurs d’âge et de sexe, les jeunes plus âgés ayant davantage tendance à adopter un comportement nuisible pour la santé que les plus jeunes92. Les jeunes garçons sont moins susceptibles que les jeunes filles de considérer la conduite avec facultés affaiblies ou le tabagisme, par exemple, comme un comportement « dangereux »93.

Nous savons que, chez certains jeunes, la prise de risques nuisible peut s’accompagner de problèmes de dépendance, de maladie ou de blessure. Nous savons également que la capacité des jeunes à anticiper les conséquences à long terme de leurs actes n’est pas encore à maturité à l’adolescence94. Cela signifie que les jeunes ont parfois besoin du soutien d’un adulte pour discuter des risques qu’ils prennent et en comprendre les conséquences.

En 2011, près de 13 p. 100 des jeunes ont indiqué, dans le cadre du Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario, avoir un problème éventuel lié à la consommation de drogues95.

Le taux global de grossesse chez les adolescentes de l’Ontario a diminué de 18 p. 100 (passant de 32,1 p. 100 à 26,4 p. 100) entre 2003 et 2010, mais une hausse a été constatée localement, notamment dans les régions rurales et peu peuplées de l’Ontario.

Résultat attendu :

No 3 : Les jeunes de l’Ontario font des choix propices à un développement sain et sécuritaire.

Indicateurs de suivi :


Que fait l’Ontario pour concrétiser ces résultats?

Le gouvernement de l’Ontario mène diverses initiatives en faveur de la santé et du bien-être des jeunes :

Esprit ouvert, esprit sain — Stratégie ontarienne globale de santé mentale et de lutte contre les dépendances

Annoncée en juin 2011, la stratégie Esprit ouvert, esprit sain a pour objectif d’améliorer la santé mentale et le bien-être de l’ensemble de la population ontarienne. Elle plaide en faveur de la mise en œuvre d’un système de promotion de la santé mentale de l’enfance et de la jeunesse mieux intégré et plus réceptif, au sein duquel nous pouvons :

  • fournir un accès rapide à des services de qualité aux enfants et aux jeunes ayant des besoins en matière de santé mentale et des problèmes de toxicomanie, ainsi qu’à leurs familles;
  • repérer très tôt les problèmes de santé mentale et les dépendances chez les enfants et les jeunes et intervenir rapidement;
  • combler les lacunes importantes dans les services aux enfants et aux jeunes en situation de vulnérabilité.

La quatrième année de la Stratégie et les suivantes exploiteront les réussites obtenues et mettront l’accent sur les dépendances chez les jeunes.

Promotion de l’acquisition de compétences essentielles chez les jeunes Autochtones (PLAY)

PLAY est une initiative qui aide plus de 4 500 jeunes Autochtones de l’Ontario à améliorer leur santé, leur estime de soi et leurs compétences en leadership en participant à des ateliers, des événements dirigés par les jeunes et des activités intergénérationnelles, notamment dans le domaine du sport.

Les communautés des Premières Nations retirent également un avantage de la participation de leurs jeunes membres à l’initiative PLAY. Ce programme donne l’occasion aux communautés autochtones de partager et de communiquer entre elles à différents niveaux. Il a en outre permis la création de 35 postes de mentors communautaires à plein temps dans les communautés participantes.

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