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Intensifions nos efforts

Engagement civique et leadership chez les jeunes

Intensifions nos efforts : Ontario Federation of Indian Friendship Centres

Photo de deux femmes qui se tiennent debout.

Étude de cas

L’OFIFC (Ontario Federation of Indian Friendship Centres) représente 29 centres d’amitié à travers l’Ontario. L’OFIFC appuie les activités autochtones dirigées par les jeunes qui favorisent l’égalité d’accès et la participation à la société canadienne et qui célèbrent les particularités de la culture autochtone.

L’OFIFC contribue à l’instauration de l’auto-détermination par le renforcement du leadership des jeunes dans un cadre où ils sont responsabilisés. L’OFIFC promeut la participation des jeunes à des conseils d’administration, crée des possibilités d’implication dans les activités civiques et le développement communautaire, et propose des programmes en faveur de l’éducation, du développement économique, de la prise d’initiative des enfants et des jeunes et de la sensibilisation aux cultures.

L’histoire de Lorena Garvey

« Le centre d’amitié est l’endroit où j’ai grandi et où j’ai tout appris au sujet des cérémonies, de la langue et de nos anciens. Il m’a aussi ouvert les yeux sur les nombreux enjeux qui existent au sein de ma communauté autochtone.

Pendant mon adolescence, j’ai cofondé le conseil des jeunes de mon centre d’amitié et j’ai assisté à un grand nombre de forums des jeunes organisés par l’OFIFC. Les forums des jeunes de l’OFIFC sont l’occasion, pour les jeunes Autochtones comme moi, de faire entendre notre voix de façon positive. Nous débattons des problématiques et des préoccupations qui nous touchent, comme le suicide, le financement des programmes ou les dépendances. Nous faisons aussi part de nos succès, comme le taux d’obtention des diplômes, les pratiques en faveur de la mobilisation ou les initiatives de collecte de fonds.

À 19 ans, je me suis portée candidate au poste de représentante régionale au sein de l’Ontario Aboriginal Youth Council (OAYC). J’ai exercé ces fonctions pendant deux ans. Ce rôle de leader m’a permis de prendre confiance et de présenter ma candidature pour siéger au conseil d’administration de l’OFIFC. Aujourd’hui, je travaille à l’OFIFC et auprès des jeunes Autochtones dans les centres d’amitié locaux.

Les membres du conseil et du personnel de l’OAYC sont devenus ma deuxième famille, loin de chez moi. Ils me soutiennent et m’encouragent à poursuivre mes rêves, et ils m’ont convaincue que rien n’est impossible si on y croit vraiment. J’espère être en mesure de faire une différence dans la vie d’un jeune, comme le centre d’amitié l’a fait pour moi quand j’étais plus jeune.

Mon conseil aux jeunes est le suivant : manifestez-vous! Si vous vous manifestez, vous pourrez vous exprimer. Vous pourrez faire des projets. Les gens commenceront à vous faire confiance. D’autres jeunes se manifesteront aussi. Évidemment, il y a des jours où le monde extérieur est plus difficile à aimer. Mais il suffit de trouver ce que l’on aime et de poursuivre dans cette voie. Restez proches de vos amis et de votre famille; ce sont eux qui vous aident à rester humbles, à vous souvenir d’où vous venez... et des objectifs que vous voulez atteindre. » – Lorena Garvey

Engagement civique et leadership chez les jeunes

Résultats prioritaires #16, 17, 18

La jeunesse, chef de file du changement

Les jeunes de l’Ontario ont beaucoup à offrir à leur collectivité. Nous savons que l’on peut obtenir de meilleurs résultats en donnant aux jeunes la possibilité de se faire entendre et de s’impliquer. Il est important de faire en sorte que tous les jeunes de l’Ontario aient accès à des possibilités leur permettant d’acquérir des aptitudes à la vie quotidienne et des compétences de leadership de façon qu’ils puissent s’impliquer, s’exprimer sur les questions qui les préoccupent et prendre part aux décisions qui les touchent.

Importance de l’engagement civique et du leadership pour les jeunes de l’Ontario :

Les jeunes qui participent à la vie civique éprouvent une plus grande estime de soi, obtiennent de meilleures notes, ont tendance à être plus actifs physiquement et à faire preuve d’un dévouement accru envers leur cercle amical et familial et leur collectivité200. Les jeunes mobilisés peuvent aussi jouer un rôle de modèle aux yeux de leurs pairs.

Importance pour l’Ontario :

En permettant aux jeunes de mieux faire entendre leur voix dans le cadre des décisions gouvernementales et politiques, nous renforçons leurs aptitudes tout en leur offrant un tremplin pour prendre les rênes du changement. La participation des jeunes permet d’élargir le débat et de renforcer les décisions en matière de politiques et de programmes civiques.

État des lieux de l’engagement civique et du leadership chez les jeunes de l’Ontario

Les jeunes de l’Ontario sont déjà mobilisés : La proportion des jeunes de l’Ontario qui font du bénévolat est supérieure à celle de tous les autres groupes au Canada. Les jeunes sont davantage représentés parmi les participants aux organismes et activités communautaires, culturels, récréatifs ou scolaires que le reste de la population, et de nombreux jeunes vont au-delà des 40 heures de bénévolat requises pour obtenir le diplôme d’études secondaires.

Parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, 62 p. 100 ont déclaré avoir fait du bénévolat au cours de l’année précédente et 72 p. 100 ont déclaré avoir fait un don en argent201.

Certains jeunes font moins de bénévolat que les autres : Certains jeunes de l’Ontario rencontrent des obstacles au bénévolat. En 2010, seulement 43 p. 100 des jeunes nouveaux arrivants âgés de 15 à 24 ans faisaient du bénévolat, soit 15 p. 100 de moins que le taux moyen de bénévolat au Canada202.

Les jeunes s’impliquent différemment : Internet et les médias sociaux ont modifié les modes de communication des jeunes. Les formes de mobilisation les plus traditionnelles (inscription à un parti politique, vote aux élections ou participation à une séance de discussion ouverte, par exemple) ne font plus partie des mécanismes privilégiés par les jeunes pour participer à la vie de leur collectivité. Les jeunes Ontariennes et Ontariens peuvent se sentir plus impliqués lorsqu’ils participent directement aux événements communautaires et ont des possibilités d’échanger avec autrui.

Les taux de participation des jeunes électeurs sont inférieurs à ceux des adultes et ont diminué au cours des dernières décennies par rapport à la moyenne historique. Aux quatre dernières élections fédérales, les taux de participation des jeunes électeurs sont toutefois restés relativement stables203.

Les jeunes vivent à l’ère du numérique : Pour les jeunes, l’accès à l’information et l’interaction sociale passent désormais beaucoup par les technologies numériques et les médias sociaux204. Les plateformes en ligne comme les blogues et les wikis peuvent ainsi aider les jeunes qui maîtrisent les nouvelles technologies à prendre position sur les enjeux sociaux, à organiser des activités caritatives et à collecter des fonds au profit d’une cause205. Les technologies numériques offrent aux jeunes des occasions notables de s’impliquer sur des questions d’intérêt mondial à la fois complexes et évolutives, comme le changement climatique ou la défense des droits de la personne.

Aider les jeunes à faire entendre leur voix

Nous savons que la participation active des jeunes au processus décisionnel (par le biais d’une implication politique ou civique, par exemple) est liée à l’obtention de résultats plus favorables dans les domaines de l’éducation, de l’emploi ou de la santé en général, et a également une influence bénéfique sur les compétences sociales et le développement émotionnel206.

Voici quelques axes permettant d’aider les jeunes à faire entendre leur voix :

Informer les jeunes et la population des droits de la jeunesse : Les jeunes ont le droit de faire entendre leur voix pour les décisions qui les touchent. Comme nous le savons, la plupart des jeunes veulent pouvoir s’exprimer et prendre part à la prise de décisions qui leur tiennent à cœur. Le respect des droits des jeunes passe aussi par la compréhension des facteurs individuels et sociaux qui peuvent freiner la participation des jeunes, tels que le manque d’inclusion sociale, les enjeux liés à l’éducation ou à l’emploi, ou encore le fait que certaines possibilités ne soient pas accessibles ou disponibles207.

La Convention des Nations Unies de 1989 relative aux droits de l’enfant stipule que les jeunes ont le droit d’être consultés pour les décisions qui affectent leur vie208.

Donner corps à la voix des jeunes : Plus les jeunes se dotent d’aptitudes, plus il est probable qu’ils participent à la vie de leur collectivité. L’éducation donne aux jeunes les aptitudes cognitives favorisant leur participation active et peut leur inculquer le sens des responsabilités du citoyen. Le sens du devoir civique est l’un des plus puissants stimulants pour inciter les jeunes à voter209, et l’éducation est un facteur absolument déterminant dans la participation électorale des jeunes au Canada. L’Étude électorale canadienne 2000 révèle que le taux de participation de la plus jeune génération était près de 50 points supérieur chez les diplômés de l’université que chez les jeunes ayant quitté l’école sans diplôme d’études secondaires.

Les jeunes ont moins tendance à voter que les adultes, et certains jeunes sont moins enclins à voter que d’autres210. Nous savons que les taux de participation électorale varient chez les jeunes. On relève un plus faible taux de participation chez les jeunes Autochtones, les jeunes issus de groupes ethnoculturels, les jeunes sans emploi ainsi que chez les jeunes handicapés ou ayant des besoins spéciaux211. Les jeunes des régions rurales indiquent également qu’ils rencontrent des obstacles à la participation électorale212.

Donner d’autres possibilités à ceux qui sont moins susceptibles de participer : Nous savons que certains jeunes sont moins susceptibles de faire entendre leur voix en utilisant des méthodes traditionnelles telles que le vote. Les jeunes Autochtones, par exemple, peuvent ne pas se sentir engagés à l’égard des politiques provinciales ou fédérales, mais avoir des idées sur la façon dont les politiques et les programmes peuvent être plus efficaces pour leur communauté et pour eux-mêmes. En créant des mécanismes plus nombreux et plus souples afin que les jeunes puissent s’exprimer, nous pouvons obtenir de meilleurs résultats et veiller à ce que les décisionnaires entendent la voix d’un plus grand nombre de jeunes.

Résultat attendu :

No 16 : Les jeunes de l’Ontario jouent un rôle en faisant entendre leur voix pour les décisions qui les touchent.

Indicateurs de suivi :


Donner aux jeunes la possibilité de s’engager et de diriger


Photo de quatre jeunes qui travaillent autour d’une table.

Les initiatives impliquant la participation et le leadership des jeunes leur offrent une occasion positive et proactive d’acquérir un sentiment d’identité, de renforcer leur confiance et d’étoffer leurs réseaux d’un point de vue social et professionnel. D’après les études, les jeunes qui participent à la vie de leur collectivité s’adonnent moins à des activités à risque (p. ex. consommation d’alcool, tabagisme, consommation de drogues, relations sexuelles non protégées, intimidation et activités criminelles)213. Les problèmes d’ordre émotionnel, ainsi que les problèmes scolaires, sont également moindres en cas d’implication des jeunes.

Voici quelques axes en faveur de la participation des jeunes à la vie de leur collectivité :

Employer des moyens adaptés pour mobiliser les jeunes : Pour être efficaces, les stratégies visant à inciter les jeunes à s’impliquer et à jouer un rôle de leader doivent tenir compte de leur disponibilité et refléter leurs compétences et leurs centres d’intérêt. C’est pourquoi il peut s’avérer judicieux de les solliciter à certaines heures de la journée ou par le biais d’outils qu’ils affectionnent comme les médias sociaux. Les jeunes indiquent qu’ils sont plus enclins à profiter des possibilités de participation qui leur sont offertes dans un environnement propice à l’inclusion sociale, au sein duquel ils peuvent échanger avec des pairs ayant vécu des expériences similaires, et dans lequel ils estiment qu’ils peuvent exprimer leur avis en toute sécurité214.

La recherche suggère qu’il est important de bien choisir le moment où les jeunes sont invités à donner leur point de vue. La plage horaire de 15 h 30 à 18 h 30 est la mieux adaptée pour entrer en contact avec les jeunes215.

Veiller à ce que les jeunes soient informés des possibilités qui existent : Les jeunes sont nettement plus susceptibles de faire du bénévolat si on le leur demande ou si on les y invite216. Les outils de communications qu’affectionnent les jeunes, comme les médias sociaux, peuvent contribuer à les informer de l’existence de possibilités de bénévolat. De l’avis des jeunes, pour renforcer leur implication avec efficacité, il convient de les tenir informés et de leur donner la possibilité de s’exprimer et de donner une rétroaction217.

Inculquer des valeurs participatives : Nous pouvons cultiver le sens civique des jeunes en les aidant à comprendre leurs points forts et les différentes façons d’apporter leur contribution. Les jeunes qui participent à la vie civique et qui ont pris l’habitude de faire du bénévolat sont nettement plus susceptibles d’apporter leur contribution à la collectivité à l’âge adulte. La recherche montre que la participation d’un jeune à certaines initiatives (p. ex. un conseil des jeunes, un projet de service communautaire ou une conférence) l’aide à bâtir un sens civique tout en améliorant ses connaissances à propos des processus civiques et gouvernementaux218.

Les jeunes qui ont participé activement au sein d’organismes de gestion étudiante font davantage de bénévolat que ceux n’y ayant pas pris une part active (62 p. 100 contre 45 p. 100)219.

Résultat attendu :

No 17 : Les jeunes de l’Ontario participent à la vie de leur collectivité.

Indicateurs de suivi :


Comprendre les contributions des jeunes et les mettre à profit


Photo de jeunes qui lisent, assis à une table.

Bon nombre de jeunes de l’Ontario ont des idées quant à la façon de mieux les soutenir pour favoriser leur réussite. La recherche démontre que les changements intervenant à l’adolescence permettent aux jeunes d’avoir des raisonnements inventifs et novateurs220. Nous sommes conscients que personne ne connaît mieux que les jeunes eux-mêmes les enjeux, les objectifs et les possibilités qui concernent la jeunesse. Nous savons aussi que les jeunes souhaitent avoir leur mot à dire sur les questions d’intérêt général comme la justice sociale, la pauvreté et le développement durable, et qu’ils souhaitent faire des contributions en ce sens221. Les jeunes ont aussi besoin de pouvoir constater que leur voix et leurs opinions sont non seulement entendues, mais aussi intégrées aux décisions qui les concernent.

Voici quelques axes permettant de tirer le meilleur parti des contributions des jeunes :

Se montrer réceptifs aux idées formulées par les jeunes : Les individus, les collectivités et les organismes devraient écouter attentivement les idées formulées par les jeunes et y apporter une vraie réponse, et doivent instaurer une collaboration avec les jeunes le plus souvent possible pour faire avancer les choses. Il est important de créer des possibilités de collaboration pour que les jeunes puissent participer à la prise de décision avec des adultes alliés, car cela permet d’appuyer leur engagement civique à long terme et peut se traduire par des résultats plus favorables222. Cette démarche nous aidera à bâtir des familles plus fortes, de meilleures écoles, des programmes plus efficaces et des collectivités plus intégrées.

Les études indiquent que les jeunes du Canada sont demandeurs d’occasions plus constructives de participer. Les jeunes ont fait savoir qu’ils souhaitent avoir la possibilité d’influer sur les politiques, non seulement dans le cadre des questions touchant la jeunesse, mais aussi sur des thèmes importants à l’échelle de la société223.

Soutenir l’innovation dirigée par les jeunes : Les investissements misant sur l’innovation dirigée par les jeunes peuvent avoir d’importants bénéfices pour les jeunes comme pour leur collectivité. L’innovation dirigée par les jeunes apparaît comme un aspect important en ce qui touche l’édification d’une économie ontarienne fondée sur l’innovation224. Les jeunes sont désireux de se pencher sur les problèmes d’ordre social, en particulier sur ceux qui ont un impact direct sur leur vie, mais aussi sur ceux qui affectent leur collectivité dans son ensemble. De nombreux jeunes leaders participent activement à des entreprises et à des projets socialement innovants qui s’emploient à résoudre des problématiques sociales et environnementales en privilégiant des approches inédites et collaboratives. Soutenir l’innovation dirigée par les jeunes implique de donner à un plus grand nombre de jeunes les moyens de devenir des chefs de file et de devenir des acteurs du changement social dans leur collectivité.

Résultat attendu :

No 18 : Les jeunes de l’Ontario tirent parti de leurs points forts pour faire face aux enjeux sociaux.

Indicateurs de suivi :


Que fait l’Ontario pour concrétiser ces résultats?

Le gouvernement de l’Ontario mène diverses initiatives en faveur de l’engagement civique et du leadership chez les jeunes :

Programmes de 4-H

4-H est un organisme de développement des jeunes qui compte 6 000 membres âgés de 10 à 21 ans. Aux côtés de plus de 1 700 bénévoles, ils se réunissent dans des clubs de tout l’Ontario pour développer leur confiance en soi et leur sens des responsabilités, ainsi que pour acquérir des compétences en leadership, en résolution de problèmes et en établissement d’objectifs.

Change le monde, le défi des jeunes bénévoles de l'Ontario

Le défi donne le coup d’envoi chaque année à la Semaine de l’action bénévole en avril. L’événement a pour but d’encourager les jeunes de 14 à 18 ans à faire du bénévolat dans leur collectivité et pour qu’ils continuent à s’engager à la cause du bénévolat tout au long de leur vie.

Institut de formation de jeunes porte-parole (YATI)

Le programme YATI a été créé sous l’égide de l’Association pulmonaire de l’Ontario. Il propose des programmes de formation, des jeux interactifs, des expériences d’apprentissage, des guides didactiques et des ressources multimédias sur des thèmes variés en vue de soutenir l’autonomie sociale, l’éducation et le développement positif de la jeunesse.

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