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Intensifions nos efforts

Diversité, inclusion sociale et sécurité

Intensifions nos efforts : Organisme « Supporting Our Youth »

Photo de quatre jeunes debout devant une fresque.

Étude de cas

Supporting Our Youth (SOY) est un organisme de développement communautaire dynamique du centre-ville de Toronto. Sa mission consiste à créer des occasions pour les lesbiennes, les homosexuels, les bisexuels, les transgenres et les bispirituels, jeunes et adultes, de construire ensemble leur collectivité. Aux yeux de cet organisme, un investissement accru auprès des jeunes profite à l’ensemble de la collectivité.

SOY élabore des activités pour les jeunes qui contribuent au renforcement de leurs aptitudes et compétences, leur apportent un soutien et améliorent l’accès au mentorat auprès d’adultes. Cet organisme s’adresse à tous les jeunes en quête d’acceptation, de valorisation et à la recherche de leur place au sein de la société.

L’histoire de Javier

« Quand je suis arrivé dans ce pays, j’étais seul et je ne parlais pas un mot d’anglais. Je me posais un tas de questions sur moi-même... et je n’avais nulle part où aller, hormis une chambre vide. En tant qu’immigrant homosexuel, je ne pensais pas que quelqu’un serait en mesure de répondre à mes questions. Un jour, j’ai trouvé l’adresse électronique d’un organisme du nom de SOY, qui disait pouvoir m’aider. J’ai décidé de tenter ma chance. Je n’aurais jamais cru que mon courriel d’une grande simplicité (et presque sans espoir) me permettrait de rencontrer des personnes qui, depuis lors, se sont fixé l’objectif de rendre ma vie meilleure. »

« Aujourd’hui, ce sont mes amis et peut-être ce qui ressemble le plus à une famille dans ma vie. Grâce à tous les programmes SOY, j’ai désormais la possibilité de m’exprimer. J’ai rencontré une personne qui souhaite sincèrement devenir mon ami : il est désormais mon mentor. Grâce au programme de logement de SOY, j’ai aussi un endroit où habiter. Et, chose plus importante encore, je me sens désormais prêt à me battre seul. Cela n’aurait jamais été possible sans cet organisme. »

« Quand je pense à SOY, beaucoup de mots me viennent à l’esprit : Effort. Espoir. Vie. Et amour. Mais aucun d’eux ne suffit à décrire les actions remarquables menées par les membres de SOY auprès de notre communauté. » – Javier

Diversité, inclusion sociale et sécurité

Résultats prioritaires #13, 14, 15

Faire de l’Ontario un endroit sécuritaire et tolérant à l’égard des jeunes

L’Ontario est une riche mosaïque formée de jeunes dont les atouts, besoins, aptitudes, points de vue et expériences sont différents. Pour concrétiser la promesse de cette diversité, nous devons faire de l’Ontario un endroit sécuritaire, inclusif et tolérant pour l’ensemble de la jeunesse.

Importance de la diversité, de l’inclusion sociale et de la sécurité pour les jeunes de l’Ontario :

Quand les jeunes de l’Ontario sont soutenus et en sécurité chez eux, à l’école, au travail, en ligne et au sein de leur collectivité, ils ont les moyens de réussir leur passage à l’âge adulte. Lorsqu’ils sentent qu’ils ont leur place, les jeunes tendent davantage à participer aux activités sociales, aux équipes et aux groupes communautaires.

Importance pour l’Ontario :

La promotion de la sécurité, de l’inclusion et de la tolérance à l’égard des jeunes de l’Ontario contribue à la sécurité de la collectivité en général. L’inclusion sociale et la sécurité sont essentielles à la cohésion sociale et au dynamisme de l’économie, qui sont les garants de la prospérité et de la croissance à venir.

État des lieux de la diversité, de l’inclusion sociale et de la sécurité en Ontario

Photo d’un groupe de jeunes debout dans un couloir d’école.

L’Ontario est le chef de file mondial en matière de multiculturalisme : L’Ontario abrite l’une des populations les diverses à travers le monde : la plupart des Ontariens et Ontariennes peuvent retrouver la trace de leurs ancêtres à l’étranger172. Les nouveaux arrivants en Ontario sont représentatifs d’un vaste éventail d’origines ethniques, d’âges, de genres, d’orientations sexuelles, de religions, de langues, d’aptitudes, de statuts socioéconomiques et de styles de vie.

De nombreux jeunes ont du mal à se faire accepter et à être inclus : Malgré notre forte diversité, certains jeunes restent victimes de discrimination : citons notamment l’homophobie, le racisme, les stéréotypes, la victimisation et l’intimidation. Certains jeunes sont plus vulnérables que d’autres. Par exemple, les jeunes nouveaux arrivants font face à des enjeux particuliers touchant à l’inclusion sociale et à la tolérance, car ils doivent s’adapter à une nouvelle culture et souvent à une nouvelle langue. Les jeunes handicapés rencontrent également des difficultés pour obtenir la prise en charge de leurs besoins en matière d’accessibilité.

Les jeunes Autochtones font face à des enjeux en matière d’inclusion sociale et de sécurité : Il a été porté à notre connaissance que de nombreux jeunes Autochtones (dans les réserves mais aussi hors des réserves) éprouvent des difficultés à concilier leur identité autochtone et leur participation à la culture canadienne au sens large. Les services et les soutiens fondés sur les différences culturelles jouent un rôle essentiel pour aider ces jeunes à naviguer entre les cultures et, par ricochet, à se sentir inclus et en sécurité.

La criminalité recule chez les jeunes : Les taux de criminalité et de crime violent chez les jeunes de l’Ontario ont diminué ces quatre dernières années et se situent largement en deçà de la moyenne canadienne173. Dans le même temps, les taux de violence et de criminalité chez les jeunes restent problématiques dans certaines collectivités et dans certains quartiers. Aujourd’hui, un plus grand nombre de jeunes se voient proposer des possibilités de réadaptation en dehors du système de justice, sous la forme de programmes de déjudiciarisation.

L’intimidation touche de nombreux jeunes en Ontario : Un élève sur trois entre la 7e et la 12e année affirme avoir fait l’objet d’intimidation à l’école174. L’intimidation en dehors de l’école est également fréquente, et peut prendre la forme de cyberintimidation ou de harcèlement en ligne. Les écoles de l’Ontario ont intensifié leurs efforts en privilégiant les interventions précoces et régulières et en prévoyant des mesures de soutien visant à résoudre et à prévenir les cas d’intimidation en Ontario. L’intimidation peut avoir un impact à long terme sur les victimes comme sur les auteurs d’intimidation.

Promouvoir la diversité, l’équité et l’inclusion des jeunes


Photo d’une jeune fille qui parle dans un téléphone cellulaire.

La promotion de l’inclusion sociale vise à donner à tous les jeunes les mêmes chances de participation à la vie de notre société, indépendamment de leur origine ethnique, religion, orientation sexuelle, état matrimonial, langue, identité sexuelle, statut économique, âge ou handicap. Il est important que tous les jeunes de l’Ontario se sentent inclus et acceptés, en particulier par les personnes susceptibles de favoriser leur développement.

Voici quelques axes en matière de promotion de l’inclusion sociale des jeunes de l’Ontario :

Inculquer les valeurs du respect de la diversité et de l’équité : Nous savons que l’établissement de relations et de comparaisons sociales constitue un levier important du développement des jeunes175. Les jeunes accordent de l’importance à la valorisation et au respect de leurs différences par leurs pairs. Un jeune victime de discrimination, de harcèlement ou de stigmatisation en raison de sa race, de son sexe, de son orientation sexuelle ou de ses croyances religieuses peut se sentir rejeté et mis à l’écart de sa collectivité. L’oppression systématique et le racisme peuvent avoir des répercussions sur la façon dont un jeune définit son appartenance et sur ses choix de vie. Pour promouvoir la diversité et l’équité, nous devons donner aux jeunes de l’Ontario les moyens d’apprendre à valoriser et à respecter les différences d’autrui.

Proposer des soutiens tenant compte des différences culturelles : La recherche indique que la création d’un environnement sécuritaire et tolérant, qui permet aux jeunes de prendre conscience de leurs points forts et de leurs différences sur le plan culturel, offre des perspectives positives176. Les programmes, services, collectivités et institutions de l’Ontario ont la possibilité de favoriser l’acquisition d’un sentiment d’appartenance en élaborant des politiques spécifiques de promotion de l’inclusion sociale et de la diversité dans l’intérêt des jeunes les plus à risque. Par exemple, les jeunes nouveaux arrivants en Ontario peuvent avoir besoin d’un soutien pour acquérir un sentiment d’identité personnelle et apprendre la langue dans l’optique de faciliter leur intégration. Les programmes et services tenant compte des différences culturelles et destinés aux jeunes Autochtones ont une grande importance, car ils aident les jeunes à se forger une identité forte. Le fait de disposer de décisionnaires et de travailleurs de première ligne qui reflètent la diversité des populations peut contribuer à la conception et à la prestation plus efficaces de programmes qui sont pertinents pour les jeunes.

Lever les obstacles à l’accessibilité : Il est important, pour les jeunes handicapés, ayant des besoins particuliers ou des problèmes de santé mentale comme pour leurs pairs, d’avoir la possibilité de participer. Nous savons que certains jeunes handicapés font l’objet de préjugés et rencontrent d’autres obstacles en ce qui concerne l’accès à l’éducation, au travail, aux services et aux occasions propices à leur développement positif. Bien que le handicap en soi n’empêche pas le développement, la recherche indique que la façon dont les pairs et les adultes interagissent avec les jeunes handicapés peut affecter le nombre et la qualité de leurs expériences sociales177.

La Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario vise à lever les obstacles qui nuisent à l’égalité des chances de tous les Ontariens et Ontariennes, y compris des jeunes handicapés. Cinq normes d’accessibilité ont été prévues en vertu de la LAPHO pour exiger que les organisations ontariennes améliorent l’accessibilité dans des domaines clés de la vie quotidienne. Ces normes auront pour effet d’améliorer l’accessibilité des services à la clientèle, de l’information et des communications, de l’emploi, des transports et des espaces publics178.

Résultat attendu :

No 13 : Les jeunes de l’Ontario savent ce qu’est l’inclusion sociale et valorisent la diversité.

Indicateurs de suivi :


Aider les jeunes à grandir et à s’épanouir dans un environnement sûr

La sécurité des jeunes est une priorité et doit être assurée quel que soit l’endroit où ils se trouvent : chez eux, à l’école, au travail, au sein d’une équipe ou d’un groupe communautaire et en ligne. L’accès à des espaces sécuritaires propices à leur socialisation a un impact sur la confiance, la santé et le développement positif des jeunes179. Le sentiment d’exclusion peut pousser un jeune à se mettre à l’écart de la société et à adopter un comportement plus risqué comme la violence ou la consommation d’alcool et de drogues. Certains jeunes à risque en Ontario ne bénéficient pas forcément d’un climat suffisamment sûr et bienveillant.

Voici quelques axes permettant d’aider les jeunes à se sentir en sécurité dans leur environnement :

Promouvoir la sécurité à la maison : Pour que les jeunes de l’Ontario se sentent en sécurité à la maison, ils ont besoin d’un environnement sain et propre. Dans le cas contraire, ils peuvent être en contact avec des substances dangereuses, ne pas avoir accès à l’eau potable et à une alimentation saine ou se retrouver sans abri. La sécurité à la maison implique également de ne pas craindre les abus ou les violences. L’exposition des jeunes enfants à la violence domestique peut avoir des effets à long terme sur leur développement.

En 2006, 31 p. 100 des familles monoparentales et 18,7 p. 100 des ménages autochtones hors réserve avaient besoin d’un logement, contre 14,5 p. 100 de l’ensemble des ménages ontariens180. Pour la même année, 41 p. 100 des Autochtones vivant dans une réserve en Ontario résidaient dans une maison exigeant des réparations de grande ampleur, contre 6 p. 100 pour l’ensemble des foyers ontariens181.

Certaines études suggèrent que les enfants et les jeunes qui sont exposés à des situations de violence familiale ont davantage tendance à afficher des comportements mésadaptés, à avoir des résultats médiocres à l’école et à poursuivre la violence dans leurs relations à l’âge adulte182.

Promouvoir la sécurité à l’école : L’insécurité à l’école peut se caractériser par une exposition à la violence – y compris la violence par armes à feu, les bagarres, les agressions ou l’intimidation. Il est important de veiller à la sécurité dans les écoles de l’Ontario afin d’offrir aux élèves un milieu propice à l’apprentissage et garant de leur santé. Comme nous le savons, le sentiment d’insécurité que ressent un jeune quand il est victime d’intimidation, par exemple, peut affecter le rendement scolaire et engendrer des problèmes émotionnels pouvant aller jusqu’au risque d’automutilation. D’après les travaux de recherche, le moyen le plus efficace de lutter contre l’intimidation réside dans l’adoption d’une approche globale à l’échelle de l’école, soutenue par l’ensemble des membres de la communauté scolaire, afin de créer un milieu d’apprentissage sûr, tolérant et respectueux183.

La recherche démontre que les auteurs d’intimidation à l’enfance et à l’adolescence sont plus susceptibles d’adopter plus tard des comportements agressifs184. Le risque de commettre des crimes à l’âge adulte est 37 p. 100 plus élevé chez les enfants qui pratiquent l’intimidation185.

Promouvoir la sécurité en ligne : D’après les données de recherche, les jeunes sont exposés à un risque accru de victimisation dans le cadre des activités en ligne186. Avec l’évolution de la technologie, les jeunes ne peuvent plus considérer leur maison comme un endroit sûr, où ils sont à l’abri de l’intimidation. En outre, les jeunes partagent souvent leurs renseignements personnels via les réseaux sociaux, ce qui les rend plus vulnérables en ligne.

Lors d’un sondage effectué en 2007 par Jeunesse, J’écoute, plus de 70 p. 100 des répondants ont déclaré qu’ils avaient été victimes de cyberintimidation. Lorsqu’on leur a demandé ce qui serait utile pour faciliter la dénonciation par les victimes, plus de la moitié ont répondu qu’ils avaient besoin d’un endroit où signaler les cas de cyberintimidation en toute sécurité187.

Promouvoir la sécurité dans les collectivités : L’accès à des espaces sécuritaires propices à leur socialisation a un impact sur la confiance, la santé et le développement positif des jeunes188. D’après la recherche, les jeunes ayant été témoins d’un acte criminel risquent davantage d’en commettre un eux-mêmes et sont moins susceptibles de réussir à l’école et dans le milieu de travail189. Davantage de jeunes de l’Ontario pourront obtenir des résultats positifs si les écoles, les collectivités et les gouvernements travaillent ensemble à la création d’espaces sécuritaires pour les jeunes.

Résultat attendu :

No 14 : Les jeunes de l’Ontario se sentent en sécurité chez eux, à l’école, en ligne et au sein de leur collectivité.

Indicateurs de suivi :


Soutenir les jeunes risquant d’avoir des démêlés avec la justice

Certains jeunes de l’Ontario, en particulier les jeunes Autochtones, les jeunes qui sont issus d’une minorité et les jeunes racialisés, font face à des enjeux et obstacles qui augmentent leur risque d’avoir des démêlés avec la justice.

Voici quelques axes visant à empêcher les jeunes d’avoir des démêlés avec le système judiciaire, à encourager leurs contributions positives à la vie de la collectivité et à les aider à revenir dans le droit chemin après un écart :

Intervenir tôt pour soutenir les jeunes à risque : L’intervention précoce et la prévention de la criminalité nécessitent d’identifier les facteurs de risque chez les jeunes et d’y apporter une réponse, mais aussi de mettre en évidence des facteurs de protection. Les collectivités locales peuvent s’efforcer de minimiser les facteurs de risque et de renforcer les facteurs positifs qui favorisent la création d’un environnement plus sécuritaire et plus propice à l’épanouissement des jeunes190.

Les programmes d’intervention dispensés par de jeunes travailleurs ayant connu les mêmes expériences s’avèrent plus efficaces dans la lutte contre la criminalité chez les jeunes191. Ces jeunes travailleurs vivent dans la même collectivité et sont donc mieux à même d’identifier et de comprendre les jeunes à risque, de leur fournir des conseils et des renseignements appropriés et de les aider quand ils ont en besoin.

Faire appel à des méthodes efficaces de prévention de la criminalité : Nous savons que les approches axées sur les réalités locales offrent un moyen efficace de lutte contre les causes de la violence chez les jeunes, en particulier dans les quartiers les plus défavorisés192. Les jeunes vivant dans des collectivités défavorisées doivent parfois surmonter de multiples obstacles pour réussir (comme la pauvreté et le racisme) et peuvent tirer profit de programmes spécialement adaptés à leur cadre de vie, y compris les programmes qui mettent à leur disposition des espaces sécuritaires. Les programmes s’avèrent plus efficaces lorsqu’ils occupent les jeunes pendant les périodes de transition importantes au cours de leur journée, par exemple après l’école et en soirée. La recherche démontre également qu’une approche pluridisciplinaire fondée sur une collaboration avec les écoles, les organismes de santé publique, les services de police et les organismes communautaires est la plus efficace pour prévenir la délinquance juvénile au sein de la collectivité193.

Dans son cadre d’action intitulé La prévention de la criminalité en Ontario, le ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels met en évidence certains facteurs de risque contribuant à la criminalité, notamment : les antécédents de problèmes de comportement, un rendement scolaire faible, l’exposition aux abus, les mauvaises influences des pairs, la criminalité dans le quartier, les logements médiocres et les normes culturelles qui approuvent la violence. Parmi les facteurs de protection figurent : les expériences scolaires positives, le sentiment d’auto-efficacité, la participation et la supervision adéquates des parents, les influences positives des pairs, la cohésion au sein de la collectivité et la faible tolérance sociale vis-à-vis de la violence194.

Améliorer les relations entre les communautés et la police : Nous savons que bon nombre de jeunes et de familles, particulièrement ceux qui résident dans des quartiers défavorisés, n’ont pas l’impression d’entretenir des relations positives avec la police et les personnes chargées du maintien de l’ordre. De nombreux rapports clés, y compris l’Examen des causes de la violence chez les jeunes (2008) 195, indiquent que l’amélioration des liens cruciaux entre les communautés et la police constitue une étape importante en vue de réduire la violence chez les jeunes, mais aussi la discrimination et le racisme. La recherche fait état d’efforts de plus en plus soutenus de la police communautaire, qui passent par la présence et la participation de policiers aux événements communautaires et scolaires, ainsi que par la rencontre des membres de la communauté, des parents et des jeunes afin de concevoir de nouvelles approches et de résoudre les problèmes de façon collaborative, tout en allant à la rencontre des jeunes racialisés d’une façon positive196.

Aider les jeunes à revenir dans le droit chemin : Lorsque les jeunes ont des démêlés avec la justice, il est important qu’ils assument la responsabilité de leurs actes. Ils ont également besoin d’un soutien et de programmes efficaces en vue de la réinsertion, afin de pouvoir reprendre leur vie en main et réduire leurs risques de récidive. Pour favoriser la réinsertion, il est essentiel d’encourager les jeunes à faire des choix positifs dans leur vie197.

Au cours de la dernière décennie, l’indice de gravité de la criminalité a baissé en Ontario198. Les principaux facteurs expliquant cette baisse incluent l’accent mis par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescentes sur la prévention du crime, le fait d’aborder les causes sous-jacentes du comportement des jeunes ainsi que le recours à des programmes et à des services étayés par des données probantes en vue de réduire la récidive et de prendre en compte les besoins et les facteurs de risque propres à certaines populations spécifiques199.

Résultat attendu :

No 15 : Les jeunes de l’Ontario respectent, et sont respectés par, le système de droit et de justice.

Indicateurs de suivi :


Que fait l’Ontario pour concrétiser ces résultats?

Le gouvernement de l’Ontario mène diverses initiatives en faveur de la diversité, de l’inclusion sociale et de la sécurité chez les jeunes :

Des écoles sécuritaires, inclusives et tolérantes

L’Ontario promeut la diversité, l’inclusion sociale et la sécurité dans les écoles de l’Ontario grâce aux stratégies suivantes :

La Stratégie d’équité et d’éducation inclusive et les lignes directrices connexes (Équité et éducation inclusive dans les écoles de l'Ontario : Lignes directrices pour l'élaboration et la mise en œuvre de politiques) plaident en faveur d’un système d’éducation dans lequel tous les élèves, parents et membres de la communauté scolaire se sentent en sécurité, acceptés et respectés, et dans lequel chaque élève est épaulé et motivé à réussir dans une culture d’apprentissage exigeant un niveau de rendement élevé.

La Stratégie pour la sécurité dans les écoles exige que toutes les écoles mettent en œuvre des politiques et des plans de prévention et d’intervention en matière d’intimidation.

La Loi pour des écoles tolérantes (projet de loi 13) exige des conseils scolaires qu’ils préviennent et traitent tout comportement inapproprié et irrespectueux entre élèves dans nos écoles, y compris les cas d’intimidation, de discrimination et de harcèlement.

Centre de jeunes Ge-Da-Gi-Binez

Le Centre de jeunes Ge-Da-Gi-Binez – terme qui signifie « aigle criard » en ojibway — est situé à Fort Frances. Il s’agit du premier établissement de garde /centre de détention du Canada conçu pour les jeunes Autochtones ayant des démêlés avec la justice. Les a incluent des enseignements traditionnels, l’histoire autochtone, des cérémonies, ainsi que des programmes axés sur l’éducation, la gestion de la colère et l’acquisition d’aptitudes à la vie quotidienne.

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