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Intensifions nos efforts

Qui sont les jeunes de l’Ontario?

Photo d’une jeune fille.

L’adolescence correspond à un stade de développement spécifique survenant entre l’enfance et le début de l’âge adulte. Environ 2,47 millions de jeunes âgés de 12 à 25 ans vivent en Ontario5, ce qui représente 18,3 pour cent de la population totale de notre province.

Les jeunes de l’Ontario actuel se distinguent par diverses caractéristiques. Dans les grandes lignes, nos jeunes...

... représentent une proportion de plus en plus réduite au sein de la population de l’Ontario : La proportion de jeunes en Ontario accuse actuellement un déclin. À l’horizon 2036, les jeunes âgés de 12 à 25 ans ne représenteront plus que 16 p. 100 de la population. De fait, la proportion de la population active générale (personnes âgées de 15 à 64 ans) dans la population totale est en baisse (69,3 p. 100 en 2013 contre 60,4 p. 100 en 2036). Ces tendances indiquent que la prospérité de l’Ontario repose sur les épaules d’une part plus réduite de la population6.

... ont un bon niveau d’instruction : Les jeunes de l’Ontario ont des taux élevés de réussite à l’école secondaire7 et des taux très élevés d’obtention de diplôme postsecondaire — le plus élevé parmi les 30 pays industrialisés appartenant à l’Organisation de coopération et de développement économiques8. Nos jeunes démontrent également des aptitudes solides dans les domaines d’activité émergents comme la technologie et l’entrepreneuriat à but social.

... ont des cultures et des origines diverses : L’Ontario est une vaste province qui abrite l’une des populations les plus marquées par le multiculturalisme et la diversité à travers le monde. Plus d’un million de jeunes de l’Ontario âgés de 24 ans ou moins sont les représentants d’une minorité visible. Près de 26 p. 100 des jeunes de la province âgés de 13 à 24 ans appartiennent à un groupe minoritaire visible9. En Ontario, 19 p. 100 des jeunes âgés de 15 à 24 ans sont des immigrants, parmi lesquels 5,7 p. 100 sont arrivés au Canada au cours des cinq dernières années10. Les jeunes de l’Ontario vivent également dans différentes collectivités à l’échelle de la province – grandes agglomérations, petites villes, réserves et régions isolées.

Les Sud-Asiatiques, les Chinois et les Noirs sont les minorités visibles les plus représentées parmi les jeunes âgés de 13 à 24 ans11.

... sont connectés aux nouvelles technologies : La technologie et les médias sociaux modifient la façon dont les jeunes passent leur temps ainsi que leurs mécanismes d’apprentissage et de traitement de l’information, la nature de leurs relations amicales, leurs modes de participation sociale et leur façon d’exprimer leurs opinions.

Au Canada, 98 p. 100 des jeunes ont accès à Internet et possèdent un compte de messagerie électronique12. En Ontario, 64 p.100 des élèves de sexe féminin et 53 p. 100 des élèves de sexe masculin de 9e et 10e année déclarent passer au moins deux heures par jour à jouer en ligne ou hors ligne13. Par ailleurs, 70 p. 100 des 12 à 29 ans indiquent passer du temps sur les sites de réseautage social14.

...cherchent des moyens de s’impliquer activement : Nous savons que les jeunes veulent participer à la prise des décisions qui les touchent. Dans l’ensemble, les jeunes Ontariens et Ontariennes âgés de 15 à 24 ans sont davantage représentés parmi les participants aux organismes et activités communautaires, culturels, récréatifs ou scolaires que le reste de la population15. En 2010, 58 p. 100 des jeunes de l’Ontario âgés de 15 à 24 ans ont fait du bénévolat, à hauteur de 167 heures en moyenne par personne sur l’année (ce qui représente en moyenne 127 heures de plus que l’exigence fixée pour l’obtention du diplôme d'études secondaires de l'Ontario16). Parallèlement, on sait que de nombreux jeunes Ontariens et Ontariennes sont désengagés vis-à-vis de leur collectivité. Il est possible que ces jeunes rencontrent des obstacles pour participer ou qu’ils estiment qu’il n’existe pas suffisamment de possibilités en rapport avec leurs centres d’intérêt.

... se préparent à une carrière présentant des défis : Aujourd’hui, les jeunes sont susceptibles d’occuper de nombreux emplois au cours de leur vie, voire de changer plusieurs fois d’orientation professionnelle. De plus en plus, les jeunes acquièrent un éventail plus étendu d’habiletés en relations interpersonnelles et de capacités créatives qui les aideront à réussir dans le milieu de travail moderne et à stimuler l’économie17.

Les jeunes ont été frappés de plein fouet par le récent ralentissement économique. Près de 45 p. 100 des pertes d’emploi en Ontario découlant de la récession 2008-2009 ont affecté des jeunes18. Aujourd’hui, l’emploi des jeunes en Ontario reste en baisse de 96 600 postes par rapport au pic observé en 2007 avant la récession, et le taux de chômage des jeunes, établi à 16,9 p. 100, reste nettement supérieur à celui observé à la même période19.

... font face à des enjeux sur le plan de la santé et du bien-être : D’après les travaux de recherche, il semble que les jeunes actuels ne seront pas forcément en meilleure santé que leurs parents. Les taux d’obésité chez les enfants canadiens âgés de 2 à 17 ans sont en hausse, de 15 p. 100 en 1979 à 26 p. 100 en 200420. Parmi les enfants et les jeunes de l’Ontario, environ une personne sur cinq rencontre des problèmes de santé mentale21.

... tardent davantage à acquérir leur indépendance : Les travaux de recherche démontrent qu’en moyenne, la transition vers l’âge adulte s’avère plus longue et plus complexe que pour les générations précédentes. Nombreux sont les jeunes de l’Ontario qui fréquentent l’école plus longtemps, vivent avec leurs parents pendant une période prolongée, se marient plus tard et tardent davantage à acquérir leur indépendance économique22. Pour certains jeunes, ces choix peuvent revêtir une dimension culturelle.

En 2011, 42,3 p. 100 des jeunes Canadiens et Canadiennes âgés de 20 à 29 ans vivaient avec leurs parents, contre 26,9 p. 100 il y a près de vingt ans23.

... vivent dans des familles bien occupées : Les changements qui sont intervenus dans la structure familiale au cours des 30 derrières années ont eu des répercussions sur la façon dont les jeunes interagissent avec leurs parents, leurs frères et sœurs et les membres de leur famille élargie à la maison. Par exemple, la proportion de familles monoparentales a augmenté. Les familles d’aujourd’hui mènent une vie bien remplie, les deux parents travaillant souvent hors du domicile. Dans bien des cas, il s’avère difficile de ménager du temps pour les activités familiales.

Au cours des 25 dernières années, le nombre de familles monoparentales a progressé régulièrement pour atteindre 16,3 p. 100 des familles canadiennes en 201124. Les familles déclarent également passer moins de temps ensemble. En 2005, lors d’un jour ordinaire, 34,8 p. 100 des adolescents âgés de 15 à 17 ans partageaient un repas avec leurs parents contre 63,2 p. 100 en 1992, soit une proportion en nette baisse25.


Comprendre les besoins de tous les jeunes

La majorité des jeunes de l’Ontario s’épanouissent. Dans le même temps, nous avons conscience que certains groupes de jeunes rencontrent de nombreux obstacles et ont besoin d’aide pour réaliser leur plein potentiel, et nous tenons à prendre acte des atouts de chacun d’entre eux ainsi que des opinions qu’ils formulent pour éclairer ce cadre stratégique. Ces jeunes peuvent avoir besoin d’avoir accès à des possibilités et à des soutiens mieux ciblés pour réussir.

Prenant en compte toutes les facettes de la jeunesse, nous tenons à souligner que certains des jeunes les plus vulnérables de l’Ontario appartiennent à plusieurs des groupes évoqués ici, et que cela peut se traduire par des enjeux et des identités complexes. De plus, nous avons conscience que les caractéristiques personnelles, telles que le sexe, peuvent avoir une influence sur les expériences que vit un jeune au niveau de ces groupes.

Jeunes racialisés : Nous savons que les jeunes racialisés sont aux prises avec la marginalisation, le racisme, rencontrent des obstacles à l’emploi, font face à des revers sur le plan de l’éducation et sont exposés à l’isolement socioculturel, tous ces facteurs étant susceptibles d’avoir un impact négatif sur leur développement. Les jeunes racialisés de l’Ontario présentent des taux d’emploi plus faibles et des taux de pauvreté plus élevés que dans le reste de la population26. Ils risquent aussi davantage de faire l’objet de profilage racial et de discrimination dans leur vie quotidienne, ce qui peut se solder par un désengagement et une méfiance vis-à-vis des institutions publiques27. Nous savons qu’en s’attaquant au racisme et en améliorant l’accès à des services et programmes tenant compte des différences culturelles, on fournit souvent un soutien à ces jeunes.

Comme l’indique l’Examen des causes de la violence chez les jeunes, « les groupes racialisés sont très divers et les manifestations du racisme les affectent de manières différentes. [...]Le racisme porte atteinte à l’identité, ronge le cœur et assombrit l’âme. [...]Il est cruel, blessant et aliénant. Il concrétise tous les doutes qu’une personne peut avoir au sujet de sa capacité de bénéficier de chances égales dans cette société. Il est un obstacle difficile à surmonter, lié à des motifs que la victime ne peut contrôler et contre lesquels elle n’a aucun pouvoir. » 28

Jeunes nouveaux arrivants : Les besoins et les expériences de vie des jeunes immigrants, réfugiés et de première génération sont particuliers, étant donné qu’ils doivent s’adapter à une nouvelle culture et à l’environnement spécifique du Canada. Les jeunes qui arrivent au Canada peuvent avoir une langue maternelle qui n’est pas l’anglais; il est aussi possible qu’ils aient vécu des expériences traumatisantes et qu’ils aient des responsabilités supplémentaires à la maison, car leurs parents comptent souvent sur eux pour les aider à s’orienter au sein des différents systèmes et services de leur collectivité. Des études révèlent par ailleurs que les nouveaux arrivants risquent davantage de faire l’objet de discrimination lors de la recherche d’un emploi29. De plus, nous savons que les jeunes « sans papiers » (c’est-à-dire ceux qui vivent en Ontario sans statut d’immigrant valide) sont particulièrement vulnérables et n’ont pas accès aux services dont ils ont besoin pour garantir leur santé et leur bien-être30.

Jeunes Autochtones : Il existe une grande diversité au sein des peuples autochtones de l’Ontario. Ces peuples incluent les Premières Nations vivant dans des réserves ou hors des réserves, les Métis, les Inuits et les populations autochtones urbaines, et chaque peuple présentent une culture, une histoire et des expériences qui leur sont propres. Les jeunes Autochtones forment le groupe le plus important et en plus forte croissance au sein de la population des jeunes du Canada. Près de la moitié de la population autochtone de l’Ontario (43 p. 100) a moins de 24 ans, contre un tiers (32 p. 100) au sein de la population non autochtone31.

Nous savons que certains jeunes Autochtones en Ontario font face à des défis complexes ayant trait à des problématiques telles que la pauvreté, le logement et les obstacles à l’éducation et à l’emploi. Nombre de jeunes et de familles font également face à des difficultés d’ordre social qui sont souvent la conséquence des répercussions intergénérationnelles des écoles résidentielles : citons notamment la déconnexion culturelle, les problèmes de santé mentale et de toxicomanie, et les difficultés liées à la parentalité. Nous savons également que les jeunes Autochtones sont nombreux à espérer un avenir positif pour leurs enfants et leurs petits-enfants. Les services et les programmes qui sont adaptés sur le plan culturel et qui privilégient une approche holistique contribuent grandement à faire en sorte que ces jeunes se sentent soutenus et connectés. Les jeunes Autochtones œuvrent en faveur de la croissance économique et sociale de leurs communautés et veulent les conduire vers un avenir meilleur32.

L’Ontario élabore actuellement une Stratégie pluriannuelle pour les enfants et les jeunes autochtones en vue de transformer la prestation des services à l’enfance et à la jeunesse. Cette stratégie est mise au point avec l’aide des partenaires des Premières Nations, des Métis, des Inuits et des peuples autochtones vivant en milieu urbain. Cette stratégie vise à mieux répondre aux besoins des enfants et des jeunes Autochtones en mettant sur pied des soutiens communautaires, intégrés et adaptés à la réalité culturelle. Les recommandations formulées par la Commission de promotion de la viabilité des services de bien-être de l’enfance et par l’ancien conseiller en affaires autochtones auprès de la ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse de l’Ontario, John Beaucage, viendront étayer l’élaboration de cette stratégie.

Jeunes handicapés ou ayant des besoins particuliers : L’Ontario compte un grand nombre de jeunes handicapés ou ayant des besoins particuliers, notamment des jeunes ayant une déficience physique ou intellectuelle, une affection chronique, des troubles d’apprentissage, des troubles de l’audition, une déficience visuelle ou des troubles d’élocution33.

Nous savons que les jeunes handicapés ou ayant des besoins particuliers qui vivent en Ontario ont beaucoup à offrir à leur collectivité, mais nous sommes également conscients qu’ils font face à des obstacles et des enjeux en matière d’accessibilité et d’inclusion sociale. Il est possible que ces jeunes risquent davantage d’être victimes de mauvais traitements, de vivre dans un logement insalubre et sous le seuil de pauvreté, d’être victimes d’intimidation et d’être au chômage. Pour les jeunes handicapés ou ayant des besoins particuliers, le fait de pouvoir accéder à un environnement adapté aux personnes handicapées joue un rôle majeur dans en termes d’épanouissement et de réussite.

En 2006, on signalait que 3,8 p. 100 des enfants et des jeunes de l’Ontario âgés de 0 à 14 ans vivaient avec une limitation influant sur leurs activités quotidiennes34. Environ 24 p. 100 des jeunes handicapés âgés de 5 à 14 ans ont une affection chronique, 22 p. 100 présentent un trouble d’apprentissage et environ 14 p. 100 ont un trouble d’élocution35.

Jeunes pris en charge et quittant la prise en charge : En 2012, plus de 8 300 enfants et jeunes étaient pris en charge en Ontario36. D’après les travaux de recherche, les jeunes quittant la prise en charge ont davantage de difficultés à atteindre les jalons du développement positif, notamment à achever leur scolarité et à obtenir un emploi37, 38, 39. Nous savons que certains groupes de jeunes sont surreprésentés au sein du système du bien-être de l’enfance, notamment les jeunes Autochtones. Environ 68 p. 100 des enfants et des jeunes pris en charge se voient diagnostiquer un besoin particulier, et 93 p. 100 présentent des problèmes comportementaux40. Des études démontrent que les défis que doivent relever les jeunes pris en charge peuvent profondément influencer leurs chances de réussite à l’école (seuls 42 p. 100 des jeunes pris en charge obtiennent leur diplôme d’études secondaires avant l’âge de 20 ans) 41.

En juillet 2012, le Groupe de travail pour les jeunes quittant la prise en charge a été créé par le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse conjointement avec le Bureau de l’intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes. Son mandat était de concevoir un plan d’action destiné à améliorer le système de bien-être de l’enfance de l’Ontario. Ce document, Plan directeur visant un changement fondamental du système de bien-être de l’enfance de l’Ontario, a été publié en janvier 2013.

Jeunes LGBTBQ : De nombreuses jeunes personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, bispirituelles et queer (LGBTBQ) vivent en Ontario. Les jeunes LGBTBQ ont d’importants points de vue à faire valoir auprès de leurs collectivités. Nous savons que les jeunes LGBTBQ risquent davantage de faire l’objet de discrimination, de violence verbale et de violence physique que leurs pairs. Nous savons aussi que les jeunes LGBTBQ sont plus susceptibles de faire face à des difficultés liées à la santé mentale, à la toxicomanie et au sans-abrisme.

Photo de trois jeunes adultes qui regardent des écrans d’ordinateur portatif.

Jeunes francophones : Une personne francophone sur quatre en Ontario est âgée de moins de 25 ans. Près d’un jeune franco-ontarien sur deux vit dans l’Est de l’Ontario, à proximité de la frontière avec le Québec42. Les jeunes francophones de l’Ontario ont indiqué qu’ils trouvaient difficile de parler français dans de nombreuses situations, et que les films, la télévision, la musique et Internet pouvaient avoir un impact sur leurs choix linguistiques43. Conserver une identité francophone peut être particulièrement délicat lorsque les jeunes quittent le domicile familial pour l’école et quand ils entrent dans la population active44.

Jeunes vivant dans des collectivités rurales et éloignées : En 2006, 14 p. 100 des Ontariens de moins de 25 ans vivaient dans des régions rurales45. Les jeunes vivant dans des collectivités rurales et éloignées peuvent rencontrer des difficultés supplémentaires en matière d’accès aux services, à l’éducation, à la formation et aux activités récréatives, par exemple, en raison de la distance et de la rareté des solutions de transport public46. De plus, les jeunes de ces collectivités sont souvent amenés à se poser une question difficile : celle de quitter le domicile familial pour aller étudier ou travailler dans des régions plus urbaines de l’Ontario47.

Jeunes vivant dans la pauvreté : En 2009, les ménages dont le principal soutien était âgé de moins de 25 ans présentaient le deuxième taux de pauvreté le plus élevé au Canada (33,8 p. 100)48.En 2010, 13,8 p. 100 de tous les jeunes de l’Ontario vivaient sous le seuil de Mesure de faible revenu fixe49. Comme le démontrent les données probantes, les jeunes vivant dans la pauvreté ont un risque accru de présenter un certain nombre de problèmes physiques, comportementaux et émotionnels. Le stress chronique associé à ces conditions de vie peut également nuire aux aptitudes de mémorisation, de concentration et d’apprentissage des jeunes50. Alors que la plupart des jeunes acquièrent à ce moment les compétences et les expériences nécessaires à un avenir sain et stable, un jeune vivant dans la pauvreté consacre son énergie à satisfaire ses besoins au jour le jour. En raison de la hausse des coûts au titre des besoins essentiels, comme le logement, il peut s’avérer presque impossible pour un grand nombre de jeunes d’économiser pour payer des frais de scolarité ou de rembourser leurs dettes.

Jeunes ayant des démêlés avec la justice : Comme le démontrent les données probantes, les jeunes ayant des démêlés avec la justice font face à divers obstacles et enjeux lors de la transition vers l’âge adulte. Depuis la promulgation de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents en 2004, le nombre de jeunes Ontariens et Ontariennes placés sous garde a diminué, mais ces détenus s’avèrent souvent faire partie des jeunes les plus à risque. En outre, certains groupes de jeunes sont surreprésentés dans le système de justice pour la jeunesse, y compris les jeunes Autochtones et les jeunes racialisés. On observe généralement de moins bons résultats sur le plan de l’éducation ou de l’emploi, par exemple, chez les jeunes actuellement ou anciennement placés sous garde, par rapport à leurs pairs. En reconnaissant les défis que ces jeunes doivent relever, nous serons mieux à même de les aider à réaliser leur potentiel.

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