Je suis heureuse de vous communiquer le Rapport annuel 2006-2007 sur les investissements et les résultats de l'Ontario en matière de développement de la petite enfance et d'apprentissage et de garde des jeunes enfants. Ce rapport annuel s'inscrit dans notre engagement à rendre compte des initiatives et des investissements réalisés chaque année aux termes de l'Accord sur le développement de la petite enfance et du Cadre multilatéral pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants conclus avec le gouvernement fédéral.
Les investissements qui découlent de ces accords font partie d'un engagement beaucoup plus vaste à rehausser la qualité du système ontarien de développement de la petite enfance et d'apprentissage et de garde des jeunes enfants, afin de faire en sorte que nos enfants réussissent sans accroc leur entrée à l'école.
Notre gouvernement est déterminé à assurer le meilleur départ possible dans la vie à tous les enfants ontariens et à leur donner toutes les chances de réaliser leur plein potentiel. Pour concrétiser cette vision, nous poursuivons la mise en œuvre de notre Stratégie Meilleur départ. Ce plan en faveur des enfants et de leurs familles forme la base sur laquelle l'Ontario se fondera pour aider les générations futures à réussir. La Stratégie Meilleur départ englobe des programmes tels que Bébés en santé, enfants en santé, le Programme de dépistage néonatal des troubles auditifs et d'intervention précoce, le Programme de services de rééducation de la parole et du langage pour les enfants d'âge préscolaire, les services autorisés de garde d'enfants, les centres de développement de la petite enfance de l'Ontario et de nombreux autres.
Depuis 2004, plus de 22 000 nouvelles places agréées ont été créées dans les services de garde d'enfants en Ontario. Un plus grand nombre de familles ont ainsi accès à des services de garde réglementés de qualité. Le gouvernement a également aidé les municipalités à accorder des augmentations de salaire aux éducatrices et éducateurs de la petite enfance, à réduire les contraintes à l'échelon local et à maintenir les nouvelles places agréées dans les services de garde.
Nous poursuivons nos efforts en nous appuyant sur les progrès que nous avons déjà réalisés. Nous avons notamment nommé un conseiller en apprentissage préscolaire et l'avons chargé de formuler des recommandations sur la meilleure façon de mettre en place un programme d'apprentissage à journée complète destiné aux enfants âgés de quatre et de cinq ans. Nous avons également procédé à une étape importante en créant l'Ordre des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance, la première association de ce genre au Canada. L'Ordre contribuera à la reconnaissance et à la promotion de l'important rôle que jouent les éducateurs et éducatrices de la petite enfance pour favoriser le sain développement et l'apprentissage chez les jeunes enfants à l'échelle de la province.
Nous avons également pris des mesures afin de veiller à ce que les fournisseurs de services de garde titulaires d'un permis respectent les normes établies par le gouvernement en matière de santé, de sécurité et de formation, et afin de communiquer aux parents l'information nécessaire, notamment sur un nouveau site Web, pour leur permettre de faire des choix éclairés quant aux services de garde d'enfants.
Ces réalisations sont le fruit de nos partenariats communautaires avec les centres de développement de la petite enfance de l'Ontario, les fournisseurs de services de garde, les municipalités, les conseils scolaires et les bureaux de santé publique.
Je me réjouis à la perspective de poursuivre ce travail pour que tous les enfants de l'Ontario puissent grandir en santé et bien réussir à l'école.
Veuillez agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs.
La ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse,
Deb Matthews
Le gouvernement de l'Ontario a créé le ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse en 2003 en lui donnant pour mission d'aider les familles à assurer à leurs enfants le meilleur départ possible dans la vie, de leur faciliter l'accès aux services dont ils ont besoin à toutes les étapes du développement de leurs enfants, ainsi que d'aider les jeunes à devenir des adultes productifs.
Par l'entremise de ses bureaux régionaux et locaux, répartis à travers la province, le ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse travaille de pair avec ses divers partenaires communautaires – conseils scolaires, bureaux de santé publique, municipalités et fournisseurs de services à l'enfance. Ensemble, ils veillent à ce qu'un nombre croissant d'enfants, de jeunes et de familles aient accès, dans leur propre collectivité, à un réseau unifié de services et de soutien en matière d'apprentissage et de développement.
En 2006-2007, les dépenses du ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse au titre de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants, du développement de la petite enfance, des services aux enfants et aux jeunes à risque et des services spécialisés se sont chiffrées à 3,3 milliards de dollars. Le ministère dépense les fonds qu'il reçoit du gouvernement fédéral aux termes de l'Accord sur le développement de la petite enfance, du Cadre multilatéral pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants et de l'Accord de financement bilatéral Ontario-Canada pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants de la façon indiquée ci-dessous.
En septembre 2000, l'Ontario a signé avec d'autres premiers ministres le communiqué des premiers ministres sur le développement de la petite enfance. Cet accord traduit la détermination à long termede tous les signataires d'aider les jeunes enfants à réaliser leur potentiel et d'aider les familles et les collectivités à les appuyer en ce sens. Le gouvernement fédéral a convenu de verser un financement annuel prévisible et croissant aux provinces. Les provinces, pour leur part, ont convenu d'affecter ce financement aux bébés et aux enfants, depuis la période prénatale jusqu'à l'âge de six ans. En 2006-2007, l'Ontario a reçu 194 millions de dollars dans le cadre de cette initiative. Le budget fédéral de 2007 prolonge le versement des fonds prévus par cet accord jusqu'en 2013-2014.
L'Accord sur le développement de la petite enfance prévoyait également l'établissement par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux d'un ensemble d'indicateurs communs de la santé physique et du développement des jeunes enfants canadiens. Ces indicateurs regroupent des données de nombreuses sources dont, principalement, une enquête bisannuelle menée au Canada et visant à approfondir nos connaissances relatives aux enfants canadiens – les jeunes enfants en particulier. L'Ontario et les autres gouvernements participants ont convenu que, après avoir reçu leurs résultats d'enquête, tous les deux ans, ils publieraient chacun un rapport sur le bien-être des jeunes enfants dans leur province ou territoire respectif. L'Ontario a tenu son engagement. Nous avons publié notre plus récent Rapport sur les résultats chez les enfants en Ontario, qui rend compte de l'exercice 2002-2003, dans le cadre de notre Rapport annuel 2004-2005 sur les investissements et résultats de l'Ontario en matière de développement de la petite enfance et d'apprentissage et de garde des jeunes enfants. Nous présentons le Rapport sur les résultats chez les enfants en Ontario pour 2004-2005 dans le cadre du présent rapport.
Le présent rapport décrit comment ont été dépensés durant l'exercice 2006-2007 les 194 millions de dollars affectés au développement de la petite enfance. Il comprend également le Rapport sur les résultats chez les enfants en Ontario pour 2004-2005.
En mars 2003, les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des services sociaux ont mis au point le Cadre multilatéral pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants, un investissement dans des programmes réglementés d'apprentissage et de garde des enfants de moins de six ans. Selon les termes du Cadre, le gouvernement fédéral s'est engagé à verser 1,05 milliard de dollars aux provinces et territoires sur cinq ans1, à partir de 2003-2004. La part annuelle de ce financement qui revient à l'Ontario a atteint 117,3 millions de dollars en 2006-2007, et atteindra environ 137,3 millions de dollars en 2007-2008. Selon les termes du budget fédéral de 2007, le financement prévu par cet accord a été prolongé jusqu'en 2013-2014.
Le présent rapport indique comment l'Ontario a dépensé les 117,3 millions de dollars que lui a versés le gouvernement fédéral selon les termes du Cadre multilatéral pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants pour l'exercice 2006-2007. Il fournit également une mise à jour sur les indicateurs de qualité, de disponibilité et d'abordabilité.
Dans le budget fédéral de février 2005, le gouvernement du Canada s'est engagé à investir 5 milliards de dollars sur cinq ans2 pour l'amélioration et l'accroissement des programmes d'apprentissage et de garde des jeunes enfants en collaboration avec les provinces et les territoires.
Trois mois plus tard, le 6 mai 2005, l'Ontario a signé avec le gouvernement fédéral l'accord de principe sur le financement bilatéral Ontario-Canada pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants. Le 25 novembre de la même année, l'Ontario a signé l'accord de financement bilatéral Ontario-Canada pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants, d'une durée de cinq ans et doté d'un budget de 1,9 milliard de dollars. L'Ontario a reçu des fonds pour la période se terminant le 31 mars 2007.
La participation de l'Ontario à ces deux accords est fondée sur une vision et des principes communs à l'égard de services de garde d'excellente qualité et accessibles, y compris l'engagement de tenir le public informé et de lui rendre compte.
Malheureusement, le gouvernement fédéral a mis fin à l'Accord sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants, retirant ainsi environ 1,4 milliard de dollars destinés à des investissements futurs dans la Stratégie Meilleur départ. Sans l'aide soutenue du gouvernement fédéral, la province ne peut réaliser son plan initial d'améliorer et d'accroître le système de garde d'enfants. Comme il en est fait mention dans le budget de 2005, « [s]ans ces paiements de transfert du gouvernement fédéral, l'Ontario ne pourra pas faire des investissements considérables dans ce domaine important ».
Le gouvernement fédéral a fait un dernier versement de 254 millions de dollars à l'Ontario en 2006-2007. L'Ontario a réaffecté ce montant de manière à verser 63,5 millions de dollars par année pendant quatre ans à compter de 2006-2007.
Le présent rapport indique comment l'Ontario a dépensé la somme de 63,5 millions de dollars en 2006-2007 et comprend le Rapport sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants de 2006-2007.
Le ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse, en collaboration avec le ministère de la Santé et des Soins de longue durée et le ministère des Services sociaux et communautaires, a investi sa part des fonds fédéraux destinés au développement de la petite enfance dans des initiatives qui complètent ou élargissent les programmes et services existants. Ces initiatives comprennent des programmes universels offerts à tous les enfants ainsi que des programmes et services qui favorisent le développement sain des enfants ayant des besoins particuliers.
L'Ontario concentre actuellement les fonds de 194 millions de dollars versés par le gouvernement fédéral à l'égard du développement de la petite enfance dans quatre principaux domaines d'intervention basés sur la Stratégie Meilleur départ et le cadre fédéral-provincial-territorial visant le développement de la petite enfance :
Dix-huit organismes autochtones assurent la prestation du Programme de lutte contre les troubles du spectre de l'alcoolisation fœtale chez les Autochtones et du Programme de nutrition des enfants aux enfants autochtones et à leurs familles dans 180 collectivités autochtones situées à l'intérieur ou à l'extérieur des réserves. Les deux programmes s'appuient sur les enseignements traditionnels autochtones concernant la grossesse, la naissance et le rôle parental. Ils offrent divers services : promotion de la santé, éducation en matière de prévention des troubles du spectre de l'alcoolisation fœtale, soutien et assistance aux familles, soutien prénatal et aux nouvelles mères. Ils permettent également de fournir au personnel des écoles, des garderies, des services de santé et des organismes de justice et de services sociaux des renseignements sur les troubles du spectre de l'alcoolisation fœtale et ses effets.
Cette initiative de prévention et d'intervention précoce est offerte par les 36 bureaux de santé publique de l'Ontario à toutes les femmes enceintes et aux familles ontariennes ayant de jeunes enfants (de la naissance à six ans). Le programme « Bébés en santé, enfants en santé » aide les familles à promouvoir le sain développement des enfants et aide les enfants à réaliser leur plein potentiel par la prestation de services, notamment :
Le Programme de développement du nourrisson offre des services aux enfants de cinq ans et moins qui ont une déficience intellectuelle ou qui risquent de manifester un retard de développement, ainsi qu'à leurs familles. Les 49 fournisseurs du programme en Ontario sont parrainés par divers organismes cadres, dont des hôpitaux, des bureaux de santé publique et des centres de traitement pour enfants. Ils ont un engagement commun envers les principes du dépistage et de l'intervention précoces, de l'accessibilité, de la diversité, de la participation de la famille et de la communauté, du travail d'équipe et de la responsabilisation. Les services de développement du nourrisson comprennent les suivants :
Le Centre de ressources sur la maternité, les nouveau-nés et le développement des jeunes enfants de l'Ontario, ainsi que le Curriculum and School-Based Health Resource Centre, appuient les initiatives de promotion de la santé qui visent à améliorer la santé des femmes enceintes, des nouveaux parents, des bébés, des enfants et des jeunes. Ils offrent des consultations, de la formation, de l'information et des ressources aux fournisseurs de soins de santé, aux éducateurs et aux professionnels des services communautaires de toutes les régions de la province, notamment dans les bureaux de santé publique, les organismes non gouvernementaux, les centres de santé communautaire, les centres de développement de la petite enfance de l'Ontario, les écoles, les hôpitaux et les Premières nations.
Dix bureaux de santé publique offrent les services cliniques d'infirmières praticiennes aux femmes enceintes, aux nouvelles mères et aux enfants de moins de six ans dans les régions de la province qui sont isolées sur le plan géographique ou qui manquent de médecins de famille ou de gynécologues-obstétriciens. Ces services comprennent les suivants :
Les services prénatals et postnatals offerts par des infirmières praticiennes ont fait l'objet d'une évaluation complète dont les résultats se résument comme suit :
Cette initiative s'inscrit dans un projet pilote de cinq ans administré par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée (MSSLD). Il offre aux femmes enceintes et aux mères d'enfants âgés de six ans et moins, partout en Ontario, des services spécialisés de traitement de la toxicomanie et d'autres services, comme la garde d'enfants, l'initiation à la vie quotidienne et l'apprentissage de compétences parentales. Ce programme devait prendre fin en 2005-2006 mais, le rapport d'évaluation ayant indiqué que ce genre de services répondait aux besoins des femmes enceintes et des mères toxicomanes, le MSSLD s'est engagé à verser un financement annuel pour le maintien de cette initiative.
Ce programme est destiné aux femmes enceintes et aux femmes qui veulent le devenir ainsi qu'aux fournisseurs de soins prénatals. Il vise à mieux faire connaître l'importance du dépistage du VIH pendant la grossesse dans le cadre des soins prénatals ordinaires et favorise également une intervention précoce en matière de VIH auprès des mères et des nourrissons. Il appuie les campagnes de sensibilisation du public ainsi que l'évaluation des programmes et des recherches permettant de trouver des stratégies pour atteindre les 10 p. 100 de femmes enceintes ontariennes qui ne font pas actuellement l'objet d'un test de dépistage.
Ce programme, dont la prestation est assurée par 63 organismes communautaires bénéficiant de paiements de transfert, fournit aux enfants, aux jeunes et à leur famille des services et du soutien conçus pour atténuer toute une gamme de problèmes sociaux, affectifs, comportementaux et psychiatriques. Les activités sont axées sur des services ciblés visant à améliorer le dépistage, l'intervention et le traitement précoces des enfants de la naissance à six ans, notamment les suivants :
Les centres ont dispensé deux catégories de programmes actifs visant les femmes enceintes et les jeunes enfants en 2006-2007, soit des programmes de soins prénatals, postnatals et de soins du nourrisson pour les femmes enceintes et pour les enfants âgés de trois ans et moins et leurs parents, et des programmes d'intégration des services et de renforcement de la capacité des collectivités pour les groupes à risque ou défavorisés.
Les programmes de soins prénatals, postnatals et de soins du nourrisson pour les femmes enceintes et pour les enfants âgés de trois ans et moins et leurs parents ont permis d'améliorer l'accès à divers services : soins prénatals et postnatals, dépistage précoce des enfants à risque, orientation vers d'autres fournisseurs de services, meilleur soutien à l'allaitement maternel et évaluations améliorées concernant l'alimentation et les étapes du développement de l'enfant.
Les programmes d'intégration des services et de renforcement de la capacité des collectivités pour les groupes à risque ou défavorisés ont été dispensés notamment aux femmes sans abri, nouveaux immigrants, familles à faible revenu et personnes habitant les régions rurales, le Nord et les quartiers pauvres. Ces programmes servent à dépister plus tôt les risques pour la santé, à accroître les mécanismes de soutien pour les parents, à améliorer l'accès aux ressources en matière de développement de la petite enfance, à renforcer et à mieux intégrer les services de quartier et à augmenter la capacité des collectivités. Ils visent à aider les femmes enceintes, les parents et les enfants âgés de deux à six ans, les personnes qui prennent soin d'enfants, les fournisseurs de services et les membres de la collectivité participant à des activités destinées à la petite enfance.
Le programme EXPRESS est une composante du programme Ontario au travail. Il est conçu pour les parents de 16 à 21 ans qui reçoivent de l'aide sociale. La participation au programme EXPRESS est obligatoire pour les parents de 16 et 17 ans, et volontaire pour les parents de 18 à 21 ans qui n'ont pas terminé leurs études secondaires. En plus de l'aide financière, le programme aide ces jeunes parents à terminer leurs études, à améliorer leurs compétences parentales et à chercher un emploi. Les participants sont adressés à des ressources communautaires d'aide aux parents et reçoivent divers services : évaluation de l'aptitude à lire et à écrire et alphabétisation, participation communautaire visant l'acquisition de compétences et d'expérience en cours d'emploi, éducation et formation de base, formation professionnelle et placement dans un emploi.
À compter de 2008, le programme EXPRESS comprendra un nouveau volet de renforcement des aptitudes à la gestion financière. Les participants apprendront les rudiments des services bancaires, du crédit, des cotes de crédit et de l'épargne afin d'être mieux en mesure de gérer leurs finances.
Les 53 sociétés d'aide à l'enfance (SAE) de l'Ontario protègent les enfants qui ont été ou qui risquent d'être maltraités ou négligés par leurs parents ou gardiens. La loi exige des SAE qu'elles donnent suite à toutes les allégations de violence ou de négligence, 24 heures par jour et sept jours par semaine. Chaque SAE est autorisée à prendre les mesures suivantes :
Des réalisations notables ont eu lieu en 2006-2007, notamment des modifications apportées par le ministère aux lois, aux règlements et aux politiques pertinentes. En novembre 2006, puis en février et en avril 2007, les modifications touchant la Loi sur les services à l'enfance et à la famille et ses règlements d'application ont été adoptés. Ces modifications :
Dans le cadre des initiatives de renouvellement des services de bien-être de l'enfance, ces modifications législatives, ainsi qu'une série de modifications complémentaires apportées aux politiques et aux programmes :
Cette initiative renforce, soutient et favorise l'alphabétisation et l'acquisition du langage efficaces chez les enfants de moins de six ans et leur famille. Intervenant principalement par l'entremise des centres de développement de la petite enfance, des spécialistes en alphabétisation des jeunes enfants offrent de la formation et des suggestions sur la promotion de l'alphabétisation des jeunes enfants auprès des professionnels de la petite enfance et des parents. Ils forment également des liens avec d'autres programmes communautaires de développement de la petite enfance, notamment Bébés en santé, enfants en santé et le Programme de services de rééducation de la parole et du langage pour les enfants d'âge préscolaire, ainsi que les garderies et les bibliothèques.
Ce programme permet de dépister la surdité ou les troubles de l'ouïe chez les bébés nés en Ontario. Il assure à ces enfants les services dont ils ont besoin pour faire l'acquisition du langage de façon à ce qu'ils soient prêts à apprendre lorsqu'ils entrent à l'école. Ces services comprennent le dépistage universel de la surdité chez les nouveau-nés dans les hôpitaux et les cliniques communautaires, la surveillance des bébés dont l'ouïe risque de se détériorer durant la petite enfance, des évaluations audiologiques, des services de soutien familial et des services de développement de la communication pour les enfants chez qui une perte permanente d'audition a été dépistée. La clientèle du programme a été élargie en 2006-2007 et les services sont maintenant offerts aux enfants de six ans ou moins.
Ce programme offre des services aux enfants qui manifestent des troubles ou un retard sur le plan de la communication, de la naissance jusqu'à l'âge de l'entrée à l'école. Le but est de faire en sorte que ces enfants aient accès aux services voulus et soient prêts à apprendre lorsqu'ils commencent l'école. Les enfants, de même que leurs familles et les fournisseurs de soins, obtiennent les services nécessaires pour favoriser le développement maximal de leurs aptitudes au langage et à la parole. Le programme fournit les services suivants :
La Stratégie Meilleur départ de l'Ontario vise à ce que les enfants de l'Ontario soient prêts à réussir à l'école dès leur arrivée en 1re année. En améliorant et en intégrant des programmes et services clés relatifs à la petite enfance, la Stratégie donne aux enfants la possibilité de se développer sainement, d'apprendre dès leur tout jeune âge et d'obtenir le meilleur départ dans leur vie.
Dans chacun des centres de développement de la petite enfance, des bénévoles et des professionnels spécialistes de la petite enfance et du développement de l'enfant accueillent les enfants de six ans ou moins et leurs parents, ainsi que d'autres membres de la famille comme les grands-parents et les frères et soeurs, ainsi que les personnes qui prennent soin d'enfants, les membres du personnel des garderies et les fournisseurs de soins à domicile. Les membres du personnel des centres favorisent la préparation à l'apprentissage et le sain développement des enfants grâce à une gamme de programmes et de services dans le domaine de la littératie, de la numératie, de la santé et de l'alimentation, des ateliers et séminaires sur les compétences parentales ainsi que des liens vers un large éventail de services à la petite enfance. Ces programmes et services améliorent le développement cognitif, linguistique, physique, social et affectif des enfants.
Le Programme d'intervention en autisme fournit des services d'intervention comportementale intensive (ICI) et des services connexes, notamment du soutien aux enfants et à leur famille et des services de transition, aux enfants qui font l'objet d'un diagnostic d'autisme ou de troubles graves du spectre autistique. Neuf fournisseurs de services régionaux dirigent la prestation de ce programme dans la province.
Ce programme fournit aux enfants âgés de 16 ans et moins qui ont été victimes d'une agression ou de violence sexuelle des services de traitement médical et psychosocial d'urgence ainsi qu'un suivi par des infirmières ou infirmiers spécialisés.
L'Ontario offre une gamme de services visant à aider les enfants et les jeunes atteints de limites fonctionnelles qui touchent les activités de la vie quotidienne et qui découlent d'une déficience sur l'un ou plusieurs des plans suivants :
Certains enfants manifestent plusieurs besoins particuliers ou déficiences et peuvent requérir une planification et une coordination de services relevant de plus d'une catégorie ou de plus d'un ministère.
Cette initiative vise à mesurer les résultats chez les enfants de l'Ontario sur le plan de la capacité d'apprentissage, en particulier chez les enfants âgés de six ans et moins qui se préparent à entrer à l'école primaire. Les données obtenues grâce à cette initiative serviront aux processus de planification locale.
L'initiative de mesure de l'efficacité des programmes permet de recueillir et d'analyser les données nécessaires pour suivre les progrès réalisés en vue de l'amélioration des programmes destinés aux jeunes enfants. Elle finance des coordonnatrices et coordonnateurs de l'analyse des données qui appuient la mise en œuvre de projets locaux de planification.
| Domaine d'intervention | Dépenses |
|---|---|
Promouvoir la santé durant la grossesse, à la naissance et au cours de la petite enfance
|
31,6 millions de dollars |
Améliorer le soutien aux parents et aux familles
|
45,3 millions de dollars |
Renforcer le développement de la petite enfance, l'apprentissage et les soins aux enfants
|
112,7 millions de dollars |
Renforcer le soutien communautaire
|
4,4 millions de dollars |
| Total des dépenses au titre du développement de la petite enfance pour 2006-2007 | 194,0 millions de dollars |
On reconnaît de plus en plus l'importance des premières années de la vie. Les expériences que vivent les enfants de la naissance jusqu'à l'âge de cinq ans conditionneront leur évolution dans tous les aspects de la vie, dont un grand nombre des déterminants importants de leur bien-être futur. Les experts reconnaissent que les enfants en bonne santé sont le plus souvent issus de familles en bonne santé, elles-mêmes regroupées dans des collectivités où règne un climat favorable. L'acquisition de vastes connaissances sur les facteurs qui influencent le développement de l'enfant peut nous aider à créer les milieux stimulants dont les enfants ont besoin pour s'épanouir3.
Experts et décideurs conviennent qu'il est important de surveiller le bien-être et le développement des enfants au Canada pendant leurs premières années afin de se sensibiliser à leur situation et de mieux la comprendre. Un suivi systématique peut contribuer à déterminer les domaines dans lesquels les enfants et leurs familles ont peut-être besoin d'un soutien supplémentaire ou mieux intégré. Le suivi nous aide aussi à concevoir et à mettre en œuvre des services et des soutiens complémentaires à l'intention des enfants, des familles et des collectivités, de manière à les renforcer les uns les autres, à combler les lacunes et à renforcer le continuum des services et soutiens offerts aux familles. C'est également un outil essentiel pour l'élaboration de politiques4.
Conformément à son engagement aux termes de l'entente signée en septembre 2000 par les premiers ministres des gouvernement fédéral, provinciaux et territoriaux, l'Ontario surveille 11 indicateurs communs du développement de la petite enfance. Ces indicateurs fournissent des renseignements sur différents aspects du développement, notamment la santé et le bien-être physiques, les aptitudes sociales, la maturité affective, le langage, les connaissances générales et les capacités cognitives.
L'Ontario rend compte publiquement de ces indicateurs tous les deux ans. Cette fréquence correspond à la publication des données de l'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, une étude bisannuelle visant à approfondir nos connaissances sur les enfants canadiens.
Le présent document est le quatrième rapport public de suivi que l'Ontario produit, d'après les plus récentes données disponibles, sur l'ensemble convenu d'indicateurs communs du bien-être des jeunes enfants. On ne tient pas compte des éventuels liens entre ces indicateurs et d'autres facteurs externes. Une recherche plus poussée est nécessaire pour déterminer quels facteurs sont susceptibles d'influer sur l'évolution de ces indicateurs.
On trouvera dans le tableau 2 un sommaire des indicateurs et des sources de données.
| Indicateurs de la santé physique | Source des données |
|---|---|
|
Statistique de l'état civil du Canada, Base de données sur les naissances (2005) Agence de la santé publique du Canada (2006) |
|
Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes – cycle 6 (2004-2005) (enquête bisannuelle dont l'objet est d'élargir nos connaissances sur les enfants au Canada). |
Les résultats relatifs aux indicateurs de la santé physique qui sont présentés ci-dessous se fondent sur les plus récentes données tirées des statistiques de l'état civil du Canada (Base de données sur les naissances).
Le poids à la naissance est un indicateur clé du développement, tant in utero qu'après la naissance. Un poids santé à la naissance se situe entre 2 500 et 4 000 grammes. Les enfants pesant moins de 2 500 grammes à la naissance sont considérés comme ayant un faible poids et ceux qui pèsent plus de 4 000 grammes, comme ayant un poids élevé.
L'insuffisance pondérale à la naissance est depuis longtemps une source de préoccupation du point de vue de la santé publique, à cause de sa relation avec la mauvaise santé et le décès chez les enfants. Les enfants ayant un faible poids à la naissance sont susceptibles d'éprouver divers problèmes, notamment un risque accru de décès au cours de leur première année de vie, des troubles du développement et des maladies5. Les mères dont la santé est mauvaise, qui ont un mode de vie malsain ou qui sont aux prises avec des difficultés financières courent un plus grand risque de donner naissance à un enfant de poids insuffisant. En 2004, 6 p. 100 des bébés nés en Ontario affichaient un faible poids à la naissance. Ce pourcentage, le même qu'en 2002, est légèrement supérieur à la moyenne nationale de 5,9 p. 100.
Les enfants ayant un poids élevé à la naissance ont des risques accrus de décès au cours du premier mois de leur vie, de traumatismes à la naissance ainsi que de problèmes intellectuels et développementaux6. La proportion des enfants ontariens qui ont un poids élevé à la naissance est en baisse constante depuis 2000. En 2004, le pourcentage de bébés ayant un poids élevé à la naissance était de 12 p. 100, alors qu'il était de 13,1 p. 100 en 2002. Cette proportion est également inférieure à la moyenne nationale de 12,3 p. 100.
Entre 2000 et 2004, la proportion d'enfants nés en bonne santé en Ontario a augmenté constamment, passant de 86,0 p. 100 à 88,0 p. 100.
Le taux de mortalité infantile concerne le nombre d'enfants qui meurent pendant la première année d'existence, à l'exclusion des enfants morts-nés. La mortalité infantile est considérée comme un déterminant de premier plan du niveau de vie, car elle témoigne à la fois du mieux-être social et de l'état de santé. C'est également, parmi les mesures précises de la santé des nourrissons, celle qui est le plus largement accessible. Il existe de nombreuses causes qui peuvent expliquer le décès d'un nourrisson, notamment les malformations congénitales (par exemple, problème cardiaque ou cardiovasculaire), le syndrome de détresse respiratoire et le syndrome de mort subite du nourrisson7. Les facteurs de risque sous-jacents de la mortalité infantile comprennent un faible poids à la naissance (particulièrement en cas de naissance avant terme)8, l'usage du tabac chez la mère ou le père (risque accru de mort subite du nourrisson, d'infections et d'autres problèmes)9, et l'environnement familial et social (pauvreté, surpeuplement des logements et bien-être parental, notamment alcoolisme et toxicomanie)10. En 2004, le taux de mortalité infantile s'établissait à 5,5 décès pour 1 000 naissances vivantes, en hausse légère par rapport au taux de 5,3 enregistré en 2002. Ce taux est également supérieur à la moyenne nationale de 5,3.
La méningococcie invasive de groupe C, la rougeole et l'haemophilus influenzae B (Hib) sont des maladies évitables par la vaccination qui sont devenues rares. Étant donné leur faible incidence et la nature périodique des poussées, il peut y avoir beaucoup de variation dans les taux entre les provinces et au fil des années.
La méningococcie invasive de groupe C (MI), appelée couramment la méningite, est une maladie bactérienne grave mais rare transmise par contact direct. Environ 10 p. 100 des personnes qui contractent la MI meurent et celles qui y survivent peuvent avoir des séquelles graves. Le taux d'incidence de cette maladie est défini comme le nombre de nouveaux cas déclarés au cours d'une année pour 100 000 enfants de cinq ans et moins.
En Ontario, on observe depuis 2001 une tendance à la baisse de l'incidence de la méningococcie invasive de groupe C. En 2005, l'Ontario n'a enregistré aucun nouveau cas de cette maladie, alors que le taux d'incidence était de 0,1 en 2003. La moyenne nationale s'établissait à 0,1 cas pour 100 000 en 2005.
La rougeole, maladie virale très contagieuse, est plus grave chez les bébés que chez les adultes. Ses complications peuvent inclure des infections de l'oreille moyenne, la diphtérie laryngienne et l'encéphalite. Le taux d'incidence de cette maladie est défini comme le nombre de nouveaux cas déclarés au cours d'une année pour 100 000 enfants de cinq ans et moins.
L'incidence de la rougeole en Ontario est en forte baisse depuis 1980. En 2005, elle était de 0,1 cas pour 100 000 enfants de moins de cinq ans, ce qui est considérablement inférieur au taux de 0,6 en 2003 et comparable à la moyenne nationale de 0,1.
L'haemophilus influenzae B invasif (Hib) était anciennement la cause la plus courante de méningite et l'une des principales causes d'autres infections invasives graves chez les enfants. L'Ontario a ajouté le vaccin contre le Hib à son programme d'immunisation systématique des enfants en 1992 et il en fait encore partie. Le vaccin est administré en quatre doses avant l'âge de deux ans, en combinaison avec les vaccins contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos et la polio.
L'incidence de cette maladie au Canada a considérablement diminué au cours des 10 dernières années. Le vaccin contre l'haemophilus influenzae B invasif doit néanmoins continuer de faire partie du programme d'immunisation systématique des enfants canadiens, car le Hib demeure répandu dans de nombreux pays en voie de développement.
Le taux d'incidence de cette maladie est défi ni comme le nombre de nouveaux cas déclarés au cours d'une année pour 100 000 enfants de moins de quatre ans.
Entre 2000 et 2005, le taux d'incidence de l'haemophilus influenzae B invasif chez les enfants ontariens de moins de quatre ans est demeuré relativement stable à 0,4 cas pour 100 000 enfants. Le taux d'incidence à l'échelle nationale était de 0,6 in 200511.
Les provinces et les territoires ont convenu de fonder les indicateurs du développement des jeunes enfants sur les données tirées de l'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ)12 et diffusées par le gouvernement fédéral. La présente section détaille ces indicateurs du développement des jeunes enfants fondés sur l'ELNEJ, tels qu'ils s'appliquent aux enfants ontariens âgés de cinq ans et moins.
L'ELNEJ est une étude à long terme des enfants canadiens qui suit leur développement et évalue leur bien-être depuis leur naissance jusqu'à ce qu'ils aient atteint l'âge adulte. Tous les deux ans, on recueille des données relatives aux facteurs qui influent sur le développement social, affectif et comportemental des enfants, et l'on surveille les effets de ces facteurs sur leur développement au fil du temps. L'enquête englobe de nombreux sujets, dont la santé et le développement physique des enfants, leur apprentissage, leur comportement ainsi que des données sur leur environnement social (famille, amis, école et collectivité).
Les données de l'ELNEJ sont représentatives à l'échelle provinciale, mais pas pour une région plus circonscrite. Les calculs sont basés sur une pondération en fonction de la population. Statistique Canada tire les chiffres de population correspondant aux années sans recensement sur des estimations postcensitaires produites à partir du plus récent recensement, puis recalcule les chiffres indiqués dans ses rapports antérieurs une fois que les données révisées sur la population sont disponibles. Par conséquent, les chiffres de population utilisés pour déterminer les indicateurs dont le présent rapport fait état peuvent différer de chiffres indiqués dans des rapports annuels antérieurs ou d'autres documents.
Les enfants vivant dans des établissements ou dans les réserves des Premières nations ne sont pas inclus dans l'échantillonnage de l'ELNEJ.
Le développement moteur et social des jeunes enfants est un déterminant important des habiletés futures que manifesteront les enfants à l'école et dans d'autres milieux d'apprentissage. Les enfants qui affichent un niveau de développement moteur et social moins élevé sont plus susceptibles d'éprouver de la difficulté à accomplir des activités comme ramper ou marcher sans aide, et moins susceptibles de pouvoir communiquer clairement ce qu'ils veulent ou désirent.
Même si on met souvent l'accent sur l'acquisition d'aptitudes aux études, d'aptitudes liées au vocabulaire et d'aptitudes cognitives, les compétences interpersonnelles et comportementales des enfants sont également considérées comme des déterminants importants de la maturité scolaire des enfants pendant les premières années d'école. Les mesures de l'ELNEJ nous permettent de dresser un portrait global de ce qu'il est convenu d'appeler la « maturité scolaire » des jeunes enfants, c'est-à-dire « l'ensemble des compétences que les enfants sont censés posséder lorsqu'ils arrivent en maternelle ou en première année »13.
Cet indicateur établit la proportion des enfants âgés de trois à 47 mois dont le développement moteur et social est en retard, se situe dans la moyenne ou est plus avancé que la moyenne. En 2004-2005, 84,4 p. 100 des enfants ontariens présentaient un niveau moyen ou avancé de développement moteur et social, ce qui représente une légère baisse par rapport à la proportion de 86,4 p. 100 enregistrée en 2002-2003, et devance la moyenne nationale de 83,6 p. 100.
La santé psychologique des jeunes enfants est un important indicateur du bien-être qui est rattaché directement à de nombreux aspects de leur développement, y compris la capacité d'acquérir une bonne estime de soi, de forger des liens avec les gens qui les entourent et d'apprendre à effectuer des tâches, tant dans le milieu scolaire qu'à l'extérieur.
Les problèmes affectifs présents chez les enfants de moins de six ans peuvent réapparaître plus tard sous forme de troubles de la santé mentale. Selon la recherche, dans de nombreux cas, l'apparition de comportements problématiques pendant l'enfance peut se traduire par de graves perturbations psychosociales tout au long de la vie, et de plus grands risques d'afficher des problèmes de criminalité et de toxicomanie à l'adolescence et à l'âge adulte14. Ces troubles manifestés pendant l'enfance se caractérisent souvent par un comportement antisocial, des problèmes comportementaux (p. ex., bagarres) et une profonde anxiété.
Les jeunes enfants qui sont craintifs et réticents à essayer de nouvelles activités sont susceptibles de rater des occasions dont profitent les enfants manifestant une attitude plus positive. À l'inverse, les enfants considérés comme étant impulsifs risquent de ne pas percevoir certains aspects d'une tâche et par conséquent, ils pourront éprouver de la difficulté plus tard à comprendre pleinement ce qu'on attend d'eux15.
Cet indicateur établit la proportion des enfants âgés de deux à cinq ans qui manifeste des problèmes affectifs prononcés ou un niveau élevé d'anxiété.
En 2004-2005, 87,7 p. 100 des enfants âgés de deux à cinq ans ne manifestaient aucun des signes associés aux problèmes affectifs ou à l'anxiété, ce qui représente une amélioration par rapport à la proportion de 83,5 p. 100 enregistrée en 2002-2003 et devance la moyenne nationale de 85,3 p. 100.
L'hyperactivité chez les jeunes enfants se caractérise souvent par un déficit d'attention, de l'impulsivité et une activité motrice supérieure à la moyenne. Un grand nombre des questions associées à ces indicateurs dans l'ELNEJ ont pour objet de déterminer si l'enfant a de la difficulté à se concentrer sur certaines tâches ou s'il se laisse distraire facilement, s'il agit impulsivement ou sans réfléchir et s'il a des problèmes à attendre son tour quand il est avec des camarades ou dans un contexte social16.
Divers facteurs environnementaux peuvent contribuer à l'hyperactivité chez les jeunes enfants, dont le genre de famille (monoparentale, biparentale) et le revenu familial. Une corrélation a été observée entre la composition de la famille, en particulier les familles monoparentales dirigées par une femme ou les belles-familles, et l'hyperactivité chez les jeunes enfants17. Il a été montré que le dépistage rapide de l'hyperactivité et une intervention précoce à cet égard auprès des jeunes enfants vivant dans une famille monoparentale ont des effets positifs sur leur développement plus tard dans la vie18.
Cet indicateur établit la proportion des enfants âgés de deux à cinq ans qui manifestent un degré élevé d'hyperactivité ou d'inattention.
En 2004-2005, 94,1 p. 100 des enfants âgés de deux à cinq ans sondés en Ontario ne manifestaient aucun des comportements associés à l'hyperactivité ou à l'inattention, ce qui est inférieur à la proportion de 95,4 p. 100 enregistrée en 2002-2003 mais légèrement supérieur à la moyenne nationale de 93,4 p. 100.
La recherche a démontré que les jeunes enfants qui ne réussissent pas à élaborer des stratégies adaptées à leur âge pour contrôler leur comportement agressif sont plus susceptibles d'acquérir des caractéristiques antisociales ou agressives chroniques à mesure qu'ils vieillissent19. Ceux qui affi chent des niveaux élevés d'agression physique, d'opposition ou de manque de collaboration sont plus susceptibles d'être rejetés par leurs pairs, tant dans le milieu social que scolaire20. Ce genre de comportement agressif et perturbateur peut être l'une des dysfonctions les plus durables chez les jeunes enfants et, si aucune intervention n'a lieu, peut avoir des coûts personnels et émotionnels importants pour les enfants, les familles et la société en général21.
Cet indicateur établit la proportion des enfants âgés de deux à cinq ans qui manifestent des niveaux élevés d'agression physique, d'opposition ou de manque de collaboration.
En 2004-2005, 87,4 p. 100 des enfants âgés de deux à cinq ans ne manifestaient aucun des signes associés à l'agression physique ou aux troubles de comportement, en légère hausse par rapport au taux de 87,0 p. 100 relevé en 2002-2003. À l'échelle nationale, cette proportion était de 85,8 p. 100 en 2004-2005.
Le comportement personnel et social, qui est l'une des diverses mesures utilisées dans le cadre de l'ELNEJ, englobe les comportements appropriés à l'âge des enfants de trois ans et moins. Les comportements saisis par cet indicateur peuvent comprendre des éléments comme la façon dont l'enfant interagit avec les autres, les parents et les objets, p. ex. les jouets. Ces aptitudes émergentes en matière d'interaction sociale sont importantes au moment où les jeunes enfants établissent leurs premières relations avec leurs pairs. À cette étape précoce, les préférences comportementales de l'enfant commenceront à se manifester et elles pourront donner lieu, pendant les premières années de scolarité, à des amitiés positives reposant sur des échanges concrets et des activités de jeu mutuel22.
Cet indicateur établit la proportion des enfants âgés de trois à 47 mois qui ne manifestent pas un comportement personnel et social approprié à leur âge.
En 2004-2005, 86,5 p. 100 des enfants ontariens manifestaient un comportement personnel et social approprié à leur âge, ce qui est supérieur à la proportion de 83,5 p. 100 enregistrée en 2002-2003 ainsi qu'à la moyenne nationale de 85,4 p. 100.
La version révisée de l'Échelle de vocabulaire en images Peabody (EVIP-R) est conçue pour mesurer le vocabulaire réceptif, c'est-à-dire celui que l'enfant entend, et c'est un prédicteur important de la maturité des jeunes enfants qui entrent à la maternelle. En général, ce test permet de juger de la capacité de l'enfant à communiquer, à apprendre et à s'intégrer à la société. La recherche a démontré que les aptitudes langagières des enfants (par exemple la capacité de nommer des lettres) et la richesse de leur vocabulaire conditionnent les avantages qu'ils tirent de l'enseignement en maternelle et en première année, et sont également liées à leurs résultats scolaires ultérieurs23.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer les scores élevés ou faibles à l'EVIP-R. Il a été montré qu'un niveau de scolarité élevé chez la mère peut avoir un effet positif, les jeunes enfants de ces mères affichant moins de retards dans leurs aptitudes langagières24. D'autres recherches ont mis en lumière les écarts entre les enfants dans différentes fourchettes de revenu, les enfants de familles à faible revenu étant plus susceptibles d'afficher des retards dans l'acquisition du vocabulaire que les enfants de familles ayant un revenu plus élevé25.
L'indicateur de l'EVIP-R établit la proportion des enfants de quatre à cinq ans dont le vocabulaire réceptif est en retard, se situe dans la moyenne ou est plus avancé que la moyenne.
En 2004-2005, 86,5 p. 100 des enfants ontariens affichaient un niveau moyen ou avancé de développement verbal, une légère baisse par rapport à la proportion de 87,7 p. 100 enregistrée en 2002-2003. À l'échelle nationale, cette proportion était de 86,5 p. 100 en 2004-2005.
Les recherches et l'expérience montrent qu'en se concentrant sur les principaux aspects du développement d'un enfant, on peut influer sur ses résultats à long terme. Les spécialistes de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants ont indiqué que la participation à un programme préscolaire constitue le facteur le plus susceptible de favoriser un apprentissage et des résultats positifs à long terme.
Le système de garde d'enfants de l'Ontario comprend les services suivants :
Depuis 2000, les 47 gestionnaires des services municipaux regroupés (GSMR) et conseils d'administration de district des services sociaux (CADSS) de l'Ontario assurent, avec l'appui et la supervision des bureaux régionaux du ministère, la gestion de la prestation des services de garde d'enfants à titre de gestionnaires du système de services au niveau local. Ils assument 20 p. 100 des coûts des services de garde d'enfants (places subventionnées, subventions salariales, ressources pour les besoins particuliers et centres de documentation) et 50 p. 100 des frais d'administration liés aux services de garde d'enfants. Ils doivent exercer leurs fonctions conformément aux lois, aux règlements et aux directives de la province.
Aux termes de la Loi sur les garderies, le ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse est responsable de la délivrance de permis aux exploitants des programmes de garde d'enfants titulaires d'un permis. La Loi prescrit les normes minimales concernant les installations matérielles, les qualités requises du personnel, le ratio employés-enfants, la santé et la sécurité, l'alimentation et le programme de base. Le personnel du ministère est chargé de l'inspection des garderies et des agences de garde d'enfants en résidence privée afin de vérifier la conformité aux exigences relatives à la délivrance de permis.
Le ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse appuie le système réglementé de garde d'enfants de l'Ontario en subventionnant les services de garde d'enfants ci-dessous :
L'Ontario a reçu 371,3 millions de dollars en financement fédéral en 2006-2007 aux termes de deux accords – le Cadre multilatéral pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants de 2003 et l'Accord Canada-Ontario sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants. La province a réaffecté les 254 millions reçus en 2006-2007 aux termes de l'Accord Canada-Ontario, maintenant résilié, de façon à consacrer 63,5 millions de dollars par année pendant quatre ans à l'apprentissage et à la garde des jeunes enfants. L'Ontario a dépensé au total 180,8 millions de dollars en fonds fédéraux au titre de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants.
| Accords | Montant |
|---|---|
| Cadre multilatéral pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants de 2003 | 117,3 millions de dollars |
| Accord Canada-Ontario sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants de 2005 | 63,5 millions de dollars |
| Total du financement en 2006-2007 | 180,8 millions de dollars |
En 2006-2007, l'Ontario a versé 58,2 millions de dollars des fonds fédéraux aux GSMR/CADSS afin de continuer à financer les 4 000 nouvelles places de garde subventionnées que la province avait créées en 2004-2005. Ces fonds visaient les places subventionnées, les subventions salariales et les ressources pour les besoins particuliers. La province a affecté à sa Stratégie Meilleur départ tous les fonds fédéraux supplémentaires reçus à compter de 2005-2006. En 2006-2007, elle a versé 122,6 millions de dollars du nouveau financement fédéral aux initiatives relatives à l'apprentissage et à la garde des jeunes enfants dans le cadre de la Stratégie Meilleur départ, et a continué de dispenser les municipalités d'assumer le partage des frais liés au nouveau financement fédéral des services de garde d'enfants. Cette mesure a aidé les municipalités à établir près de 15 000 nouvelles places dans des services de garde.
| Dépenses | Fonds fédéraux dépensés |
|---|---|
| Les gestionnaires des services municipaux regroupés (GSMR) et les conseils d'administration de district des services sociaux (CADSS) ont reçu du financement pour établir et maintenir près de 15 000 nouvelles places agréées dans des services de garde, créées par le gouvernement en partenariat avec les municipalités depuis septembre 2006. Les GSMR/CADSS avaient la liberté d'affecter les fonds de fonctionnement aux places subventionnées, aux subventions salariales et aux ressources pour les besoins spéciaux en fonction des besoins à l'échelle locale. | 111,5 millions de dollars |
| Les GSMR/CADSS ont continué de recevoir des fonds pour les 4 000 places subventionnées créées en 2004-2005. | 58,2 millions de dollars |
| Les GSMR/CADSS ont reçu des fonds au titre des améliorations salariales afin d'accorder une augmentation de salaire annuelle au personnel des programmes pour jeunes enfants. | 8,1 millions de dollars |
| Planification et administration provinciales | 3,0 millions de dollars |
| Total | 180,8 millions de dollars |
La Loi sur les garderies fixe les exigences minimales concernant la qualité des services de garde d'enfants. Elle prévoit divers critères pour mesurer la qualité des services de garde d'enfants, notamment le ratio adultes-enfants, le nombre d'enfants dans un groupe et les qualités requises du personnel.
Pour les services de garde agréés offerts en résidence privée et encadrés par une agence titulaire d'un permis, un fournisseur peut s'occuper en même temps d'au plus cinq enfants, en plus des siens. Cependant, le règlement limite le nombre d'enfants dont peut prendre soin un fournisseur selon l'âge des enfants visés et selon qu'ils ont ou non des besoins particuliers. Il ne doit pas y avoir plus :
| Âge des enfants du groupe | Ratio employés-enfants | Nombre maximal d'enfants par groupe (il doit y avoir au moins un employé par groupe) |
|---|---|---|
| Moins de 18 mois | 3 pour 10 | 10 |
| De 18 mois à 30 mois inclusivement | 1 pour 5 | 15 |
| Plus de 30 mois et jusqu'à 5 ans inclusivement | 1 pour 8 | 16 |
| De 44 mois à 67 mois inclusivement au 31 août de l'année en cours | 1 pour 10 | 20 |
| De 56 mois à 67 mois inclusivement au 31 août de l'année en cours | 1 pour 12 | 24 |
| De 68 mois ou plus au 31 août de l'année en cours à 12 ans inclusivement | 1 pour 15 | 30 |
Le tableau 6 ci-dessous décrit les qualités que doit posséder le personnel employé par une garderie ou une agence de garde en résidence privée titulaire d'un permis.
| Garderies | Agences de garde en résidence privée titulaires d'un permis |
|---|---|
L'exploitant d'une garderie doit employer au moins une personne qualifiée par groupe d'enfants qui :
|
Les agences de garde en résidence privée titulaires d'un permis doivent employer au moins une visiteuse ou un visiteur de services de garde d'enfants en résidence privée par 25 résidences. Ces visiteurs supervisent et appuient les fournisseurs de services de garde affiliés à l'agence. Les visiteurs doivent :
|
On obtient l'estimation de la capacité autorisée en additionnant la capacité des garderies et le nombre d'enfants inscrits à des services de garde offerts en résidence privée et encadrés par une agence titulaire d'un permis (et non la capacité de ces services)28. Le nombre d'enfants inscrits peut être plus élevé que la capacité autorisée étant donné qu'une place agréée peut servir à plusieurs enfants, comme par exemple dans les cas ou deux ou plusieurs enfants se font garder à temps partiel.
| Âge | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|
| Moins d'un an | 128 846 | 129 052 | 132 639 | 132 568 | 133 564 |
| Un an | 135 873 | 130 759 | 131 187 | 134 737 | 134 398 |
| Deux ans | 142 252 | 137 830 | 132 567 | 133 133 | 136 446 |
| Trois ans | 143 789 | 143 991 | 139 459 | 134 159 | 134 569 |
| Quatre ans | 147 738 | 145 577 | 145 852 | 141 182 | 135 488 |
| Cinq ans | 152 098 | 149 710 | 147 372 | 147 787 | 142 588 |
| Total | 850 596 | 836 919 | 829 076 | 823 566 | 817 053 |
| Services de garde | Année de référence 2002-2003 (au 31 mars 2003) |
2003-2004 (au 31 mars 2004) | 2004-2005 (au 31 mars 2005) | 2005-2006 (au 31 mars 2006) | 2006-2007 (au 31 mars 2007) |
|---|---|---|---|---|---|
| Garderies | |||||
| Nourrissons (<18 mois) | 5 723 | 5 988 | 6 331 | 6 949 | 7 436 |
| Tout-petits (18 à 30 mois) | 18 091 | 18 900 | 20 012 | 21 631 | 23 627 |
| Âge préscolaire (30 mois à 5 ans)28 | 97 798 | 99 554 | 102 710 | 110 399 | 121 220 |
| Âge scolaire (6 à 12 ans) | 61 811 | 62 689 | 64 685 | 71 148 | 76 425 |
| Total pour les garderies | 183 423 | 187 131 | 193 738 | 210 127 | 228 708 |
| Services de garde en résidence privée | |||||
| Total29 pour les services de garde en résidence privée offerts par une agence agréée | 18 553 | 19 838 | 19 392 | 19 748 | 19 447 |
| Capacité autorisée totale30 | 201 976 | 206 969 | 213 130 | 229 875 | 248 155 |
| Services de garde | Année de référence 2002-2003 (au 31 mars 2003) | 2003-2004 (au 31 mars 2004) | 2004-2005 (au 31 mars 2005) | 2005-2006 (au 31 mars 2006) | 2006-2007 (au 31 mars 2007) |
|---|---|---|---|---|---|
| Garderies | |||||
| Nourrissons (<18 mois) | 5 650 | 5 881 | 5 962 | 6 725 | 7 235 |
| Tout-petits (18 à 30 mois) | 18 334 | 19 463 | 20 447 | 29 928 | 24 565 |
| Âge préscolaire (30 mois à 5 ans) | 110 311 | 114 721 | 112 378 | 121 835 | 130 453 |
| Âge scolaire (6 à 12 ans) | 57 269 | 59 128 | 61 838 | 65 945 | 69 216 |
| Nombre total d'enfants inscrits dans les garderies | 191 564 | 199 193 | 200 625 | 224 433 | 231 469 |
| Services de garde en résidence privée | |||||
| Nombre total d'enfants inscrits dans les services de garde en résidence privée | 18 553 | 19 838 | 19 392 | 19 748 | 19 447 |
| Nombre total d'enfants inscrits | 210 117 | 219 031 | 220 017 | 244 181 | 250 916 |
| Services de garde | Année de référence 2002-2003 (au 31 mars 2003) | 2003-2004 (au 31 mars 2004) | 2004-2005 (au 31 mars 2005) | 2005-2006 (au 31 mars 2006) | 2006-2007 (au 31 mars 2007) |
|---|---|---|---|---|---|
| Garderies | 3 768 | 3 874 | 3 948 | 4 175 | 4 485 |
| Agences agréées de garde en résidence privée | 137 agences (7 700 résidences) | 140 agences (7 765 résidences) | 141 agences (7 693 résidences) | 144 agences (7 716 résidences) | 140 agences (7 524 résidences) |
| Total | 3 905 | 4 014 | 4 089 | 4 319 | 4 625 |
Le 1er janvier 2007, le gouvernement a mis en œuvre une nouvelle méthode de détermination de l'amissibilité aux places de garde subventionnées. L'admissibilité est désormais fondée sur le revenu, plutôt que sur une formule complexe d'évaluation en fonction des besoins. L'évaluation en fonction du revenu élargit la plage de revenu des familles admissibles et permet à un plus grand nombre d'entre elles de bénéficier d'une place subventionnée. Cette méthode est également plus équitable et assure une évaluation plus uniforme de l'admissibilité aux places subventionnées à l'échelle de la province.
Le nombre d'enfants qui bénéficient de places subventionnées est supérieur au nombre de places subventionnées équivalent jour entier (EJE), étant donné que de nombreux enfants bénéficiant d'une place subventionnée ordinaire reçoivent des services de garde à temps partiel. Plus d'un enfant peut occuper une place équivalent jour entier parce que la plupart des enfants ne sont pas présents toute la journée, chaque jour, durant toute l'année.
| Genre de place subventionnée | Année de référence 2002-2003 (du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2002) | 2003-2004 (du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2003) | 2004-2005 (du 1er janvier 2004 au 31 décembre 2004) | 2005-2006 (du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2005) | 2006-2007 (du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2006) |
|---|---|---|---|---|---|
| Places subventionnées ordinaires (comprend les places subventionnées pour les enfants des Premières nations) | 89 622 | 90 499 | 93 850 | 96 282 | 105 130 |
| Services de garde formels/agréés – programme Ontario au travail | 17 350 | 14 03331 | 15 136 | 13 531 | 14 655 |
| Services informels/non agréés – programme Ontario au travail | 13 289 | 11 387 | 10 601 | 9 420 | 8 201 |
| Nombre total d'enfants bénéficiant d'une place subventionnée | 120 261 | 115 91932 | 119 587 | 119 233 | 127 986 |
Le ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse poursuivra les progrès déjà considérables qu'il a accomplis en vue de la mise en œuvre de la Stratégie Meilleur départ en se concentrant sur les initiatives qui suivent :
Pour un complément d'information, visitez le site www.children.gov.on.ca.
1 Le gouvernement fédéral s'est aussi engagé à verser, sur quatre ans et à compter de 2004-2005, 45 millions de dollars de plus pour des programmes d'apprentissage et de garde destinés aux jeunes enfants autochtones. Ces fonds sont versés directement aux programmes dans les réserves; ils ne sont pas versés aux provinces et territoires sous forme de paiements de transfert. Retour au texte
2 De ces 5 milliards de dollars, le gouvernement fédéral a indiqué qu'il consacrerait 100 millions de dollars sur quatre ans pour des programmes d'apprentissage et de garde de jeunes enfants offerts dans les réserves des Premières nations. Retour au texte
3,4 Ressources humaines et Développement social Canada, Agence de santé publique du Canada et Affaires indiennes et du Nord Canada. « Le bien-être des jeunes enfants au Canada : rapport du gouvernement du Canada 2006, 2007. ». Retour au texte
5 Ressources humaines et Développement social Canada, Agence de santé publique du Canada et Affaires indiennes et du Nord Canada. « Le bien-être des jeunes enfants au Canada : rapport du gouvernement du Canada 2006, 2007 ». Retour au texte
6 H. MacMillan, et coll., « Chapitre 1 — La santé des enfants », Enquête régionale sur la santé des Premières Nations et des Inuits, Comité directeurnational de l'Enquête régionale sur la santé des Premières Nations et des Inuits, Ottawa, 1999. Retour au texte
7 Système canadien de surveillance périnatale, « Mortalité infantile », fiche d'information du Système canadien de surveillance périnatale, Agence de santé publique du Canada, Ottawa, mars 1998. Retour au texte
8 Office for National Statistics, « Infant and Perinatal Mortality by Social and Biological Factors, 2000 », Health Statistics Quarterly, 2001, vol. 12, p. 78-82. Retour au texte
9 M. Kramer, et al, « Socio-Economic Disparities in Pregnancy Outcome: Why Do the Poor Fare So Poorly? », Pediatric and Perinatal Epidemiology, 2000, vol. 14(3), p. 194-210. Retour au texte
10 Z. Guildea, D. Fone, F. Dunstan et al., « Social Deprivation and the Causes of Still-Birth and Infant Mortality », Archives of Disease in Childhood, 2001, vol. 84, p. 307-310. Retour au texte
11 On ne trouve pas de données pour le Québec et la Saskatchewan pour les années 2003 à 2006. Les données provinciales et nationales pour les années 2004 à 2006 sont provisoires et pourraient être modifiées. Retour au texte
12 L'ELNEJ a débuté en 1994. Elle est menée par Statistique Canada et parrainée par Ressources humaines et Développement social Canada. Retour au texte
13 P. Favaro, E. Gray et K. Russell, Readiness to Learn: Early Development Instrument (EDI): Dixie Bloor Neighbourhoods, Mississauga, Ontario: Understanding the Early Years, Mississauga: Success by Six Community Coalition of Peel Region, 2003. Retour au texte
14 D. Offord, et E. Lipman, « Problèmes affectifs et comportementaux », Grandir au Canada — Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, Développement des ressources humaines Canada et Statistique Canada, Ottawa, 1996. Retour au texte
15 G. Doherty. De la conception à six ans : les fondements de la préparation à l'école, Développement des ressources humaines Canada, Direction générale de la recherche appliquée, Ottawa, 1997. Retour au texte
16 Gouvernement du Canada, Les Canadiens et les Canadiennes en santé : Rapport fédéral sur les indicateurs comparables de la santé 2002, Santé Canada, Ottawa, 2002. Retour au texte
17 D. Kerr, « Family Transformations and the Well-Being of Children: Recent Evidence from Canadian Longitudinal Data », Journal of Comparative Family Structures, 2004, vol. 34(1), p. 73-91. Retour au texte
18 Gouvernement du Canada, Les Canadiens et les Canadiennes en santé : Rapport fédéral sur les indicateurs comparables de la santé 2002, Santé Canada, Ottawa, 2002. Retour au texte
19 K. Keenan. « Le développement et la socialisation de l'agressivité pendant les cinq premières années de la vie », Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants, sous la direction de R. Tremblay, R. Barr et R. Peters, Centre d'excellence pour le développement des jeunes enfants, Montréal, 2002, p. 1-6. Retour au texte
20 G. Doherty. De la conception à six ans : les fondements de la préparation à l'école, Développement des ressources humaines Canada, Direction générale de la recherche appliquée, Ottawa, 1997. Retour au texte
21 J. E. Lochman. « Programmes et services effi caces pour réduire l'agressivité chez les jeunes enfants », Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants, sous la direction de R. Tremblay, R. Barr et R. Peters, Centre d'excellence pour le développement des jeunes enfants, Montréal, 2003, p. 1-6. Retour au texte
22 M. Boivin. « Origines des difficultés dans les relations entre pairs pendant la petite enfance et impacts sur l'adaptation psycho sociale et le développement des enfants », Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants, sous la direction de R. Tremblay, R. Barr et R. Peters. Centre d'excellence pour le développement des jeunes enfants, Montréal, 2005, p. 1-7. Retour au texte
23 G. Doherty. De la conception à six ans : les fondements de la préparation à l'école, Développement des ressources humaines Canada, Direction générale de la recherche appliquée, Ottawa, 1997. Retour au texte
24 J. D. Willms. « Indicateurs de la performance en mathématiques dans les écoles primaires du Canada », Grandir au Canada : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes. Développement des ressources humaines Canada et Statistique Canada, Ottawa, 1996. Retour au texte
25 D. P. Ross et P. Roberts. Income and Child Well-being: A New Perspective on the Poverty Debate, Canadian Council on Social Development and Human Resources Development Canada, Applied Research Branch, Ottawa, 1999. Retour au texte
26 Les catégories d'âge ont changé par suite de modifications apportées au Règl. de l'Ont. 262 pris en application de la Loi sur les garderies (modifications qui entrent en vigueur au moment où les exploitants renouvellent leur permis ou en obtiennent un pour la première fois) et publiées en novembre 2006. Retour au texte
27 Source : Estimations de Statistique Canada, 2001-2005 et projections du ministère des Finances de l'Ontario pour 2006 à 2031, février 2005. Retour au texte
28 La catégorie « âge préscolaire » comprend les groupes d'âge allant de 30 mois à 5 ans, ainsi que les groupes d'élèves de la maternelle (4 ans) et du jardin d'enfants (5 ans). Retour au texte
29 Le ministère ne relève pas la capacité dans les services de garde en résidence privée parce que, plus d'un enfant peut être inscrit dans une place agréée en raison de services de garde à temps partiel. Contrairement aux garderies, la capacité peut varier d'une journée à l'autre en fonction de l'âge et des besoins des enfants. Même si le nombre maximal d'enfants par résidence peut être aussi élevé que cinq, en plus des enfants du fournisseur, ce maximum peut être moindre si l'un des enfants a moins de six ans ou a des besoins particuliers. Retour au texte
30 Nous avons calculé la capacité autorisée estimative totale en additionnant la capacité des garderies et le nombre d'enfants inscrits à des services agréés de garde en résidence privée (plutôt que la capacité des services agréés de garde en résidence privée). Retour au texte
31 En raison du rétablissement des données relatives à Ontario au travail – Services de garde d'enfants formels (titulaires d'un permis), le nombre d'enfants bénéficiant de places subventionnées dans le cadre de ce programme a augmenté à 17 420, ce qui augmente davantage le nombre total d'enfants bénéficiant de places de garde. Retour au texte
32 Ibid. Retour au texte