Le Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse

Mai 2016

Tournées de discussions : Comprendre les obstacles auxquels font face les jeunes

Le mandat du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse comprend deux volets. Son rôle premier est de conseiller le gouvernement de l’Ontario afin d’assurer que les programmes et les soutiens proposés aux jeunes reflètent les besoins des jeunes de toute la province. Les jeunes de l’Ontario font face à de multiples obstacles et ne parviennent pas à se réaliser pleinement. Le ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse a identifié des populations spécifiques, parmi lesquelles les jeunes Francophones, les jeunes vivant en milieu rural, les jeunes nouveaux arrivants, les jeunes racialisés, les jeunes LGBTBQ, les jeunes sans-abri, les jeunes Autochtones, les jeunes à faible revenu, et les jeunes handicapés comme des personnes se trouvant dans une situation particulière et présentant des défis et des besoins particuliers. À ce titre, le second volet du mandat du Conseil consiste à cerner les problématiques ayant des répercussions sur les jeunes qui auraient besoin de perspectives et de soutiens plus ciblés afin d’assurer leur réussite.

Bien que les membres du Conseil aient eu une réelle expérience vécue et acquise au contact de ces populations spécifiques composées de jeunes faisant face à de multiples obstacles, lorsqu’il est question de millions de jeunes en Ontario, et que le Conseil ne compte que 25 membres, notre expérience ne suffit pas à la tâche. Compte tenu de notre mandat, et du privilège qui est le nôtre de pouvoir conseiller plusieurs intervenants clés en matière d’élaboration de politiques, et de nous assurer de procurer les meilleurs conseils possible, nous nous devions d’en apprendre plus sur les réalités auxquelles sont confrontés les jeunes et d’être attentifs à leurs perspectives dans le but de veiller à ce que nous fassions bien écho à leurs propos et à leur donner une plus grande portée.

Pour tenter d’y remédier, nous avons mis sur pied une série de « tournées de discussions ». Nous nous sommes associés à des organismes de jeunes et nous avons invité des jeunes appartenant aux populations mentionnées plus haut à nous parler dans un lieu sûr. Nous leur avons demandé de raconter leur expérience dans le cadre de discussions structurées. Des tournées de discussions ont eu lieu dans 10 endroits différents : la région du Grand Toronto (Est et Ouest), Hamilton, Windsor, Sudbury, Chatham-Kent, Centre Wellington, North Wellington/ Mapleton Township, Uxbridge, et Amherstview. Nous avons, au total, été à l’écoute de plus de 400 jeunes Ontariennes et Ontariens.

Les jeunes vivant en milieu rural nous ont parlé notamment de la nécessité d’avoir accès à un refuge pour sans-abri, mais qu’il n’y avait pas de tel refuge dans leur ville; des jeunes mères célibataires nous ont dit que, bien qu’elles aient les compétences requises pour de nombreux emplois, ces emplois ne leur étaient pas accessibles, à moins de trouver des garderies abordables pour faire garder leur enfant pendant la journée. Qu’il s’agisse de l’absence d’accès aux moyens de transport, de la pénurie de centres pour jeunes dans certaines villes, ou de la cherté des études postsecondaires, il nous a été rappelé combien de travail il reste encore à accomplir, et nous avons été éclairés sur les axes prioritaires d’intervention nouveaux et existants.

Étant donné que la composition du Conseil changera chaque année, grâce aux renseignements recueillis lors des tournées de discussions, les futures générations des membres du Conseil seront mieux à même de conseiller les décideurs. Ces renseignements seront un rappel que les politiques et les programmes doivent tenir compte des obstacles, comme les coûts de transport, les garderies, l’accès Internet pour les populations rurales, pour ne citer que quelques exemples, auxquels font face les jeunes lors de l’accès aux programmes et aux politiques proposés. Nous préparons un rapport au ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse et à la première ministre de l’Ontario, dans lequel seront mis en exergue les grands thèmes qui sont ressortis.

Je suis fille unique et mes parents ont immigré au Canada avec trois fois rien, et je m’estime chanceuse de pouvoir étudier et d’avoir des perspectives futures. Les jeunes gens avec lesquels j’ai discuté lors de cette tournée m’ont rappelé, avant tout, mes origines. Ils m’ont rappelé qu’il est toujours possible de réduire au silence les jeunes faisant face à de multiples obstacles, mais que cela ne doit pas être le cas. Les circonstances peuvent changer, comme cela a été le cas pour moi; cependant, il est indispensable d’avoir accès à des perspectives, à des emplois, à l’éducation, à des moyens de transport abordables et à des programmes pour y parvenir. L’une des manières d’élargir l’accès aux perspectives, c’est par la voie du changement sur le plan politique. En tant que membres du Conseil, nous espérons pouvoir offrir à ces jeunes une tribune grâce à laquelle leurs propos auront une plus grande portée afin que les politiques et les programmes reflètent leurs besoins. Les jeunes n’ont sans doute pas vraiment voix au chapitre actuellement, mais grâce aux bons soutiens, leur voix pourra porter très loin à l’avenir.

J’aimerais sincèrement remercier les jeunes et les alliés adultes; nous nous estimons tous très chanceux d’avoir pu vous entendre vous exprimer, et d’avoir été accueillis dans vos lieux et au sein de vos communautés. Je tiens à vous dire, au nom du Conseil, que nous ferons de notre mieux pour dorénavant intégrer, sous la forme de conseils, ce que nous avons entendu.

Si vous souhaitez vous impliquer au sein du Conseil, veuillez envoyer un courriel à : pcyo@ontario.ca.

Tina Yuan
Membre du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse


Mai 2016

Tournée de discussions en milieu rural

J’appelle cela, la « zone grise », l’espace intermédiaire : l’Ontario rural. C’est là où j’ai grandi, bien que ma communauté de Centre Wellington soit désormais qualifiée de communauté passerelle. Pas tout à fait urbaine, mais pas aussi rurale qu’autrefois. Ne vous méprenez pas, l’école secondaire jouxte encore le champ d’un agriculteur où il est possible d’apercevoir des épis de maïs et des vaches de la fenêtre, mais notre population grandit. Pourtant, comme bien d’autres communautés situées dans la zone grise, nous constatons que les soutiens gouvernementaux sont plutôt centralisés dans les centres urbains, ce qui nous laisse dans cette zone intermédiaire incongrue. Les jeunes vivant en milieu rural ont été identifiés par le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse dans Intensifions nos efforts : Cadre stratégique en faveur de la réussite des jeunes de l’Ontario comme étant une population de jeunes gens potentiellement à risque parce qu’ils peuvent « rencontrer des difficultés supplémentaires en matière d’accès aux services, à l’éducation, à la formation et aux activités récréatives, par exemple, en raison de la distance et de la rareté des solutions de transport public. De plus, les jeunes de ces collectivités sont souvent amenés à se poser une question difficile : celle de quitter le domicile familial pour aller étudier ou travailler dans des régions plus urbaines de l’Ontario ». Donc, en vivant dans cette zone grise et en n’ayant pas facilement accès à un grand nombre de soutiens gouvernementaux, les jeunes vivant dans des collectivités rurales de l’Ontario sont identifiés comme ayant une plus grande probabilité d’être à risque, de passer entre les mailles, et de ne pas pleinement se réaliser, peu importe la manière dont vous le dites.

Au cours de l’automne 2015, j’ai décidé avec ma collègue du Conseil, Tina Yuan, de relever le défi de mobiliser des jeunes vivant un peu partout dans les collectivités rurales de l’Ontario dans le cadre de discussions matérielles et virtuelles sur les défis, les avantages et l’expérience globale de vie dans l’Ontario rural. J’ai parlé de « relever le défi », parce que c’était compliqué; mobiliser les jeunes vivant en milieu rural n’est pas chose facile. De nombreuses communautés ne proposent pas de programmes structurés pour les jeunes, ni de lieux structurés pour les jeunes, nous ne pouvions donc pas simplement contacter le centre pour les jeunes de la localité et demander à parler aux participants. Nous avons, en revanche, dû compter sur nos relations personnelles, le bouche-à-oreille et, dans certains cas, établir de nouveaux contacts. Le 1er décembre 2015, avec l’aide de Natricia Drummond, d’Andrea Faubert, et de Kwaku Voss, d’autres membres du Conseil, nous avons pu être à l’écoute de 95 jeunes provenant de six régions différentes de l’Ontario. Ces jeunes nous ont contactés depuis : Centre Wellington, North Wellington et Mapleton, Uxbridge, Chatham-Kent & Pain Court, et Amherstview. Nous avons rencontré un certain nombre d’entre eux dans leur école, et dans des centres pour jeunes, et d’autres ont communiqué virtuellement avec nous via Google Hangouts.

Bien que les jeunes qui se sont confiés à nous proviennent de différentes régions géographiques, et que chacun ait partagé sa propre expérience de vie dans l’Ontario rural, un grand nombre des thèmes leur était commun. Les cinq grands thèmes que nous avons relevés lors de chacune de nos discussions étaient les suivants : la sécurité des lieux, les moyens de transport, la prise de décisions, les emplois, et la connaissance des soutiens existants. Je n’entrerai pas dans les détails sur chacun de ces thèmes, mais je vous donnerai un aperçu de deux thèmes, la sécurité des lieux, et les moyens de transport. La sécurité des lieux a été un point de discussion commun, Uxbridge étant la seule communauté qui, lors de notre tournée de discussions, avait un centre pour jeunes qui était prospère. Plus nous écoutions, et plus il devenait évident qu’il fallait des espaces polyvalents, proposant des horaires flexibles et offrant un large éventail d’activités. Pour de nombreux jeunes, il était très important que les locaux en question soient dotés d’un accès Internet, et proposent une combinaison de programmes structurés et d’heures d’accueil. Les moyens de transport ont été l’autre dénominateur commun tout au long des discussions. La question des transports est étroitement liée à tous les aspects de la vie en milieu rural, en particulier pour les jeunes qui commencent à voler de leurs propres ailes, à l’extérieur de la cellule familiale. La majorité des jeunes ont indiqué que les moyens de transport personnels étaient leur principal mode de déplacement, parmi lesquels : la marche, le vélo, la planche à roulettes et le véhicule familial. De nombreux participants ont dit qu’il fallait assurer une liaison entre les petites collectivités et les importants réseaux de transport qui relient les centres-villes comme le Réseau GO. Il a été clair, après avoir entendu leurs propos, que tous les jeunes avaient des idées et des opinions bien réfléchies, pas seulement sur la sécurité des lieux et les transports, mais aussi sur les différentes manières d’obtenir un meilleur soutien dans leurs communautés.

Tina et moi avons eu le privilège d’avoir été accueillies au sein d’un large éventail de communautés, et dans la vie de tant de jeunes gens extraordinaires. Ce que nous avons appris lors de cette tournée de discussions exercera pendant très longtemps une influence sur les conseils que donne au gouvernement le Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse. Le Conseil espère pouvoir encore tirer profit du succès de cette série de tournées de discussions en continuant à mobiliser les jeunes quand il dispose des moyens efficaces et bénéfiques de veiller à ce que tous les jeunes de l’Ontario soient soutenus de la même façon par le gouvernement provincial. Pour finir, j’aimerais encourager les jeunes de l’Ontario rural à présenter leur candidature comme membres du Conseil, car nous avons besoin de vous pour nous assurer que, peu importe la distance qui sépare les jeunes des centres urbains, ils ont accès aux mêmes soutiens.

Maddy Smith
Membre du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse


Decembre 2015

Toronto accueille les jeunes des capitales du monde

En ma qualité de membre du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse, j’ai eu le privilège d’assister, avec deux de mes collègues, au Youthful Cities Global Summit de cette année. C’était la première fois que cette rencontre avait lieu à Toronto.

Plus de 80 jeunes de moins de 30 ans, venus de 35 capitales du monde entier allant d’Accra à Washington, D.C., étaient présents.

Le sommet s’articulait autour de trois principaux thèmes : la vie, le travail et les loisirs. Chaque journée à l’ordre du jour prévoyait des discussions sur des indicateurs précis de l’indice Youthful Cities. Les activités au programme étaient autant d’occasions de discussions intéressantes et d’interactions stimulantes avec les autres délégués.

Dans l’ensemble, ce sommet m’a fait apprécier la diversité de Toronto avec une grande fierté.

À mesure que les délégués arrivaient, la diversité raciale et géographique des personnes présentes s’accroissait, jusqu’à devenir véritablement représentative de la réalité globale. Je me rappelle m’être dit : « C’est ce que j’ai vécu en grandissant [à Toronto]; j’ai côtoyé cette diversité complexe dans ma classe dès la fin de mon enfance. »

J’ai ainsi connu un moment de fierté et je me suis sentie très privilégiée en reconnaissant et en appréciant le fait que j’avais eu la possibilité, durant ma jeunesse ici, de m’épanouir et de cultiver ma propre identité en tant que Canadienne d’origine chinoise ayant un handicap.

De plus, ma participation à ce sommet m’a rappelé le fait qu’il existe encore d’innombrables obstacles à l’accès physique, à la pleine intégration et à la participation équitable qu’il faut abattre pour que toutes et tous se sentent inclus dans notre société moderne, quelles que soient leurs habiletés.

Enfin, en tant que jeune de moins de 30 ans, je me suis demandé si nous pouvions vraiment réussir à assurer de façon juste l’intégration des idées, des préférences et des valeurs des jeunes et influencer les capitales du monde avec nos indicateurs.

À mes yeux, cette conférence revêt une importance plus profonde qu’une rare occasion de réseautage, et a démontré la valeur des préférences des jeunes de moins de 30 ans qui vivent aujourd’hui dans les capitales du monde.

Ce fut pour moi une occasion de repenser et de me rappeler l’interconnectivité « glocale » – agir localement et penser globalement au XXIe siècle.

Parce que c’est la beauté harmonieuse de la mosaïque humaine, avec toutes ses failles, qui inspire ma vision de ce que signifie la citoyenneté globale.

Crystal Chin
Membre du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse


Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse
Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse

Février 2015

Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse : À propos de sémantique

Je me demande si les mots peuvent retranscrire la réflexion qui a mûri en moi la première fois que j'ai siégé au Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse. Malgré tout, je reste convaincue de l'importance de partager cette expérience et d'exprimer la force dont elle est porteuse. Le cadre de la réunion n'avait rien de surprenant, mais je n'étais pas préparée à une telle animation, à une telle profusion d'idées et de connaissances. Bien qu'appréciant cette intensité inattendue et ce dynamisme, je restais en proie à une préoccupation qui me taraudait depuis ma nomination. Heureusement, j'ai eu la chance d'avoir une discussion enrichissante avec un membre de longue date du Conseil, qui m'a permis d'apaiser mes inquiétudes.

Je m'interrogeais en effet sur l'influence du Conseil, connaissant la politique de pure forme si souvent associée aux problématiques de la jeunesse, et je ne voulais pas que ce Conseil soit un prétexte permettant à la fonction représentative de l'administration d'arriver à ses fins. En d'autres termes, j'espérais que ce Conseil ne serait pas une simple case à cocher sur la liste de vérification des analystes travaillant pour les divers ministères que nous conseillons. D'après ce que j'avais pu constater dans d'autres conseils de jeunes, je savais qu'un jeune doit consacrer près de la moitié du temps de son exposé à justifier sa crédibilité, ce qui nuit à l'impact du point de vue évoqué. J'ai donc demandé à ma collègue, la vice-présidente Madeleine Ross, si la situation était la même au sein du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse, et elle a fait une distinction importante, particulièrement parlante pour moi. En effet, Madeleine m'a rappelé que ce n'était pas un conseil de jeunes, mais un conseil pour la jeunesse. Connaissant mon obsession pour la sémantique, cette réflexion a éveillé mon imagination.

Décrire le Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse comme un conseil pour la jeunesse, et non comme un conseil de jeunes, fait une réelle différence. Cela balaie l'image d'un groupe d'adolescents réunis autour d'une table pour donner des conseils probablement hâtifs et naïfs. Au contraire, cette formulation évoque une assemblée dynamique de jeunes professionnels formulant des conseils raisonnés, fondés sur leurs expériences actuelles ou récentes. Ma première réunion a suffi à prouver que les jeunes peuvent émettre un jugement mature, bien mieux que certains adultes de ma connaissance. Cela reflète bien l'adage selon lequel la maturité vient avec l'expérience, et non avec l'âge. Les avis émanant du Conseil sont le fruit des multiples relations, passées et présentes, que chacun de ses membres cultive avec d'autres jeunes de la province dont les opinions sont souvent négligées en raison de leur âge.

Le simple fait de remplacer ce « de » en « pour » dans le nom du Conseil renforce incroyablement sa position. Cela donne une parfaite illustration du pouvoir des mots qui me fascine si souvent. En réalité, c'est cette passion qui m'a poussée à présenter ma candidature pour devenir membre de ce Conseil. Je voulais remettre en question la définition des « jeunes à risque » en vigueur dans la province. J'ai argumenté que les jeunes vivant en milieu rural et les jeunes francophones devraient également faire l'objet d'une analyse dans cette optique de « risque » conformément au mandat du Conseil et des divers ministères avec lesquels il sera amené à interagir. Je veux mettre à profit la tribune du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse pour me faire la porte-parole de leurs expériences. Forte de ce nouveau point de vue à l'égard du Conseil, qui sera adopté, je l'espère, par toutes les personnes avec lesquelles nous collaborerons, je suis impatiente de me mettre au travail, d'échanger avec les jeunes de l'Ontario et d'entendre leurs voix. Le vécu de chacun des membres du Conseil est une source d'inspiration qui reflète la capacité d'adaptation des jeunes de cette province, dont chacun d'entre nous a beaucoup d'enseignements à tirer. Les mots qui donnent corps au mandat du Conseil ont beaucoup de poids et mes collègues du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse prennent littéralement appui sur leur pouvoir pour s'exprimer d'une voix forte. Je vous invite à écouter.

Andrea Faubert
Membre du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse


Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse
Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse
Avril 2014

Merci à la première cohorte!

Les 16 et 17 mars a eu lieu une réunion aussi longue que productive. Étant donné que le Conseil arrive à la fin de sa première année d'activité, cette réunion nous a donné l'occasion de faire nos adieux à la première cohorte et au président du Conseil, qui nous a rappelé comment le Conseil en est arrivé là où il est aujourd'hui. Tout a commencé à la suite d'une fusillade qui a eu lieu à Toronto il y a presque deux ans, quand un groupe de jeunes et de chefs de file communautaires ont rencontré le premier ministre de l'époque pour discuter des changements à apporter.

Le bilan de nos réalisations fait apparaître que le Conseil de la première ministre a joué un rôle clé dans l'élaboration du Fonds Perspectives Jeunesse, et qu'il a fourni des contributions pour étayer Intensifions nos efforts ainsi que le Plan d'action pour la jeunesse.

Nous aidons les personnes qui travaillent à l'élaboration de ces nouvelles politiques et qui continuent de solliciter nos conseils dès les premières étapes de leur élaboration. Nous ne nous contentons pas de fournir des conseils sur la façon de nouer le contact avec les « jeunes à risque » : nous fournissons aussi des conseils sur l'élimination des obstacles qui sont susceptibles de créer systématiquement des risques pour les jeunes.

Les deux principaux thèmes abordés ce mois-ci incluent le plan d'action Pour l'avancement de la santé mentale ainsi qu'un examen des méthodes de recherche employées dans le cadre du Profil du bien-être des jeunes de l'Ontario.

Même si nous sommes tristes de dire au revoir à certains des membres du Conseil, nous sommes aussi très impatients de rencontrer la troisième cohorte et de poursuivre avec elle la planification de nos activités.

Nous souhaitons à celles et à ceux qui nous quittent bonne chance dans leurs futurs projets, et nous remercions l'ensemble du personnel et des membres de la première cohorte, non seulement de nous avoir aidés à lancer le Conseil, mais aussi de nous avoir ouvert la voie grâce à leur leadership exemplaire!

Lina Chaker
Membre, Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse


Lekan Olawoye (à gauche), président du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse, avec des membres du Conseil
Lekan Olawoye (à gauche), président du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse, avec des membres du Conseil
Septembre 2013

Élaborer la stratégie pour la jeunesse de Kingston

Pytor Hodgson, membre du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse, est l'auteur de cet article. Il y décrit son expérience communautaire et les enseignements qu'il en a tirés lorsqu'il a contribué à l'élaboration de la stratégie et du plan d'action communautaire pour la jeunesse de Kingston (« Kingston Youth Strategy and Community Action Plan »).

La communauté est importante. Elle l'est pour les jeunes. Pour les adultes. Pour les organismes communautaires et le gouvernement. Elle l'est pour moi.

Je suis heureux de vivre dans une ville où la communauté est appréciée, solide et vigoureuse; où cette terrible maladie qu'est la solitude peut se guérir. L'importance de la communauté transparaît dans cette citation de l'écrivain Kurt Vonnegut, Jr. :

« Que devraient faire de leur vie les jeunes d'aujourd'hui? Beaucoup de choses, assurément. Mais la chose la plus audacieuse à faire, c'est la création de communautés stables, au sein desquelles la terrible maladie de la solitude serait combattue. »

Je suis tout aussi heureux qu'il y ait dans ma communauté des jeunes audacieux, déterminés, courageux et actifs qui ont entrepris de forger une communauté encore plus stable, plus accueillante et plus agréable pour eux-mêmes, pour leurs amis et pour les adultes. Pour nous tous, en somme.

J'ai vécu dans de plus grandes agglomérations aux quatre coins du Canada pendant de nombreuses années. Je suis arrivé à Kingston en 2002, revenant ainsi en Ontario après presque dix ans passés dans l'Ouest canadien. J'ai su, à peine installé, que c'est ici que je me sentirais chez moi.

De mon point de vue d'adulte, il existait un sentiment communautaire fort. Pourtant, comme je travaillais à l'époque auprès de la Commission des étudiants et du Centre d'excellence pour l'engagement des jeunes, j'ai constaté que les jeunes n'étaient généralement pas du même avis. Ils ne percevaient pas ce sentiment communautaire – ils ne le ressentaient pas –, et ne voyaient pas non plus comment les structures et cadres propres à une communauté vigoureuse étaient adaptés à eux.

La Commission des étudiants soutenait les jeunes en vue de l'élaboration d'une initiative pour la jeunesse en espérant que celle-ci susciterait l'intérêt d'autres jeunes, d'autres organismes communautaires et du gouvernement. Cette entreprise s'est révélée particulièrement difficile.

Tout a changé le 10 septembre, lorsque plus de 100 personnes – enfants, jeunes, jeunes adultes, adultes et représentants de plus de 25 organismes communautaires et institutions ainsi que du gouvernement – se sont rassemblées pour célébrer la présentation de la stratégie pour la jeunesse de Kingston. Plus tard dans la soirée, le conseil municipal de Kingston a adopté une motion à l'appui de cette stratégie, prenant ainsi l'engagement de poursuivre l'œuvre d'une équipe de jeunes et de ses partenaires issus de 40 organismes – soit plus de 3 200 heures de travail bénévole réparties sur 20 mois – afin de créer une ville conviviale pour les jeunes.

De la première réunion de remue-méninges en novembre 2011 à la motion du conseil municipal intitulée « Y2K : Youth to Kingston », on a assisté à une communauté exemplaire. Celle-ci a rassemblé les décideurs et les jeunes quatre fois par an (en tant que membres de la « Youth Adult Partnership Team », à savoir l'équipe de partenariat entre jeunes et adultes) afin de planifier et de piloter le processus qui allait être à l'origine de la stratégie.

Les jeunes, les jeunes adultes et les partenaires qui étaient membres du groupe de planification continue ( dénommé « Collaborative Action Steering Team », à savoir équipe d'orientation de l'action concertée) se réunissaient à la quinzaine (au moins). Ce groupe était chargé de mettre en œuvre le processus : il a élaboré et effectué deux sondages, il a organisé et animé un forum de la jeunesse qui a duré trois jours, et a participé à des activités spéciales.

Ce faisant, les membres de ce groupe ont mobilisé les jeunes de tous les quartiers de la ville. La version finale de la stratégie pour la jeunesse de Kingston traduit le point de vue de ces jeunes. Elle appelle aussi les organismes et le gouvernement à passer à l'action en continuant de collaborer, en mettant à profit les partenariats entre jeunes et adultes qui se sont formés, et en mettant en œuvre les recommandations et les mesures définies afin de satisfaire les besoins des jeunes et des jeunes adultes de Kingston.

Travailler sur cette stratégie en tant que facilitateur communautaire pour la Commission des étudiants m'a rappelé que l'âme des projets, tout comme celle des communautés, émane des personnes. Le sentiment d'appartenance – reconnaître que tout le monde a sa place dans notre communauté – est rapidement devenu la raison d'être de Y2K.

Il s'agissait de tisser des relations et des liens entre les jeunes, les jeunes et adultes partenaires, et les organismes, ainsi qu'entre les différents acteurs œuvrant en faveur des enfants et des jeunes de Kingston. Ce projet n'était pas motivé par des objectifs politiques ou des ambitions individuelles; il était mené de concert et dans l'optique d'aboutir à un résultat voulu par tous : une ville conviviale pour les jeunes.

Des systèmes et des processus permettront de mesurer notre réussite, mais celle-ci est déjà palpable. Elle est dans le cœur du projet, dans le cœur des gens, dans le cœur de notre communauté. Une communauté conviviale pour les jeunes.

Pytor Hodgson
Membre, Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse

Pytor Hodgson est le président-directeur général de Three Things Consulting. Il est expert-conseil auprès de la Commission des étudiants du Canada depuis près de 15 ans sur divers projets dans l'ensemble du pays.


Septembre 2013

Le Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse se rend à Guelph

Le 15 août 2013, des employés du MSEJ et quelques membres du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse (le Conseil) se sont rendus à Guelph pour rencontrer des employés municipaux et le conseil de la jeunesse de la ville. Cette réunion avait pour but l'échange de connaissances et la recherche de synergies possibles afin de coordonner le travail de ces deux organismes axés sur les jeunes.

La Ville de Guelph et le conseil de la jeunesse de Guelph poursuivent actuellement la mise en œuvre et l'analyse de leur stratégie pour la jeunesse, encore dans sa première année d'existence. Celle-ci définit dix recommandations et mesures de mise en œuvre importantes pour cette première année. Deux des points saillants énoncés dans cette stratégie ont retenu toute mon attention : le transport et le bien-être.

Les obstacles en matière de transport constituent des difficultés communes à tous les jeunes de la province – qu'il s'agisse du nombre insuffisant de moyens de transport ou de l'inaccessibilité des moyens existants. À Guelph, la vente de billets d'autobus au sein des établissements scolaires est perçue comme la première étape déterminante d'un plan directeur visant à rendre les transports plus accessibles aux jeunes de la ville.

Le bien-être des jeunes est une étape fondamentale pour garantir le développement d'une jeunesse saine. La stratégie de Guelph reconnaît l'importance d'une jeunesse en pleine forme mentale, physique et émotionnelle. Elle entreprendra donc une campagne spéciale, afin de sensibiliser davantage aux services et aux outils qui favorisent le bien-être.

La santé mentale fait partie des questions qui sont au cœur du travail que je mène en tant que jeune professionnelle du secteur de la jeunesse, car elle est liée à tous les autres aspects de la vie d'un jeune. Mieux faire connaître et mieux faire comprendre cette question produit de réels effets positifs sur la vie des jeunes et des familles qui peinent souvent à faire face.

Plusieurs caps importants ont déjà été franchis dans la mise en œuvre de la stratégie pour la jeunesse de Guelph, et ce parce que les opinions des jeunes ont été maintenues au cœur du travail accompli et qu'il a été reconnu qu'une telle collaboration avec les jeunes requiert du temps et du dévouement.

Les jeunes qui œuvrent auprès du conseil pour la jeunesse de Guelph sont ravis des changements auxquels ils ont pu contribuer jusqu'à maintenant et ont hâte de mener à bien et de soutenir le travail qui doit encore être accompli au cours des années à venir. Notre Conseil se fait un plaisir de continuer à encourager leur travail, puisque nous avons pour objectif commun de favoriser « la réussite des jeunes de l'Ontario ».

Le Conseil se réjouit d'avoir la possibilité de se réunir et d'échanger avec des catalyseurs de changement dans toute la province. Félicitations au conseil pour la jeunesse et à la Ville de Guelph, qui ont intensifié leurs efforts et ont pris des décisions qui influeront de manière positive sur la vie des jeunes. Le Conseil souhaite connaître et soutenir des initiatives de toute la province reposant sur les piliers définis dans « Intensifions nos efforts ». N'hésitez pas à communiquer avec nous et à demander à nous rencontrer.

Natricia Drummond
Membre, Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse


Août 2013

Bienvenue!

Au nom du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse (le Conseil), je vous souhaite chaleureusement la bienvenue à notre carrefour virtuel. Dans cet espace, nous vous tiendrons au courant du travail du Conseil et nous discuterons de sujets et d'enjeux pertinents pour les jeunes de toutes les collectivités de l'Ontario.

Nous espérons que ces discussions demeureront ouvertes, engageantes et réfléchies. Si vous souhaiter y ajouter votre voix ou poser une question au Conseil, je vous invite à nous écrire à PCYO@ontario.ca.

Que d'activité depuis l'inauguration du Conseil! Nous avons rencontré la première ministre Kathleen Wynne en mars. Nous avons aussi rencontré l'honorable Teresa Piruzza, ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse, et l'honorable Eric Hoskins, ministre du Développement économique, du Commerce et de l'Emploi, au cours des deux derniers mois.

Nous avons donné notre avis sur la forme à donner au nouveau Fonds Perspectives Jeunesse, à l'Initiative d'emploi et de mentorat dans le secteur privé (en anglais), aux soutiens à la planification locale intersectorielle dans l'intérêt de la jeunesse, à la recherche et à l'évaluation, ainsi qu'à la Stratégie ontarienne d'emploi pour les jeunes.

Le Conseil a également joué un rôle de premier plan en guidant l'élaboration de la stratégie de l'Ontario pour la jeunesse, intitulée Intensifions nos efforts – Cadre stratégique en faveur de la réussite des jeunes de l'Ontario et parue le 25 juin 2013. Je vous invite instamment à prendre connaissance de ce cadre stratégique unique en son genre, parce qu'il se base sur les principes qui doivent guider le travail du Conseil, notamment :


Ce cadre stratégique prévoit 20 résultats clés, et nous encourageons tous nos partenaires à unir leurs efforts pour aider à les atteindre. La raison d'être du Conseil est de représenter tous les jeunes de l'Ontario, mais il reconnaît la nécessité de cibler volontairement certains groupes de jeunes qui peuvent avoir besoin d'un appui supplémentaire pour réussir. Nous avons entendu ce message très clairement, et notre engagement à l'égard de cet appui ciblé est indéfectible.

Le ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse est toujours à la recherche de jeunes, de jeunes professionnels, d'intervenants de première ligne et d'autres leaders qui voudraient se joindre au Conseil dans l'avenir pour témoigner de diverses expériences vécues et faire part de leurs perspectives culturelles, linguistiques et communautaires. Si vous souhaitez apporter votre contribution au travail du Conseil afin d'aider les jeunes de l'Ontario à réaliser leur plein potentiel, veuillez consulter la page ontario.ca/adhesionaucpmpj pour savoir comment poser votre candidature.

Le Conseil est déterminé à assurer à tous les jeunes de l'Ontario le même accès aux possibilités qui s'offrent à eux. Nous vous invitons à œuvrer à nos côtés pour que nous puissions tenir cette promesse.

Le président du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse,
Lekan Olawoye