Bannière d’Un stade à l’autre – jambes et pieds d’une personne qui marche sur des pierres pour traverser une étendue d’eau.

À propos D’un stade à l’autre

L'Ontario réalise des investissements majeurs pour la jeunesse, et le secteur des services à la jeunesse effectue un excellent travail dans toute la province. Ensemble, nous avons accompli des progrès significatifs pour atteindre des résultats positifs pour la jeunesse. Dans le même temps, un large consensus s’est formé en faveur d’une meilleure compréhension de la façon dont les jeunes se développent, basé sur des données de recherche probantes, et les opinions des jeunes permettraient d’assurer une meilleure coordination des programmes et soutiens dans la province et d’optimiser le développement positif des jeunes. D'un stade à l'autre repose sur les dernières recherches existantes et sur les discussions engagées avec les jeunes, les responsables communautaires et les fournisseurs de services. La voix de la jeunesse ontarienne a influencé la création de cette ressource et a permis d'étayer ce travail grâce à un dialogue riche, une expertise considérable et des points de vue divers sur le développement des jeunes. Chaque personne impliquée était désireuse de créer une ressource mettant en commun les connaissances et les expériences acquises sur le développement des jeunes en vue d'aider ces derniers à atteindre leur plein potentiel.

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Contexte : l'évolution démographique en Ontario

Illustration représentant une loupe dorée. Cette section fournit des renseignements supplémentaires pour vous aider à approfondir vos connaissances.POUR ALLER PLUS LOIN : LES JEUNES D'AUJOURD'HUI

  • Les jeunes Ontariens représentent 16,2 % de la population totale de la province.
  • D'ici 2030, la population active de l'Ontario devrait atteindre, selon les projections, 10,3 millions de personnes, soit 61,6 % de la population totale – contre 69,4 % en 2009.

Les réalités démographiques évoluent en ontario
Aujourd'hui, plus de 2,4 millions de jeunes âgés de 12 à 25 ans vivent en Ontario. Ce groupe d'âge est incroyablement diversifié et fait face à une société en pleine mutation, où le changement des dynamiques sociales et familiales et l'évolution du marché du travail expliquent que de nombreux jeunes ont besoin de soutiens et de possibilités supplémentaires pour acquérir les compétences dont ils ont besoin pour réussir. En outre, la population ontarienne est vieillissante. Par conséquent, la prospérité de la province est de plus en plus tributaire d'une population active de moins en moins nombreuse. Les jeunes représentent donc l'avenir économique de la province.

Illustration représentant une loupe dorée. Cette section fournit des renseignements supplémentaires pour vous aider à approfondir vos connaissances.POUR ALLER PLUS LOIN : LES JEUNES AUTOCHTONES, LES JEUNES NOUVEAUX ARRIVANTS ET LES JEUNES FRANCOPHONES

  • La communauté autochtone est jeune et en pleine croissance démographique. De fait, elle représente la population qui connaît la plus forte croissance de tout l'Ontario.
  • Sur l'ensemble du groupe d'âge des 15-24 ans en Ontario, on compte 17,9 % d'immigrants.
  • Chez les francophones, plus d'une personne sur six est âgée de 12 à 24 ans.
  • Le nombre de jeunes immigrants francophones âgés de 15 à 24 ans a augmenté de 18,6 % entre 2001 et 2006.

Aujourd'hui, les transitions se font de façon moins prévisible
Au fil des ans, le développement des jeunes s'est accru, alors que la transition de l'adolescence à l'âge adulte est devenue moins claire et moins directe. En effet, le mariage n'est plus nécessairement la raison du départ du foyer familial et peu de jeunes passent directement des études/de la formation à un emploi stable et de longue durée.

Illustration représentant une loupe dorée. Cette section fournit des renseignements supplémentaires pour vous aider à approfondir vos connaissances.POUR ALLER PLUS LOIN : PROLONGATION DE L'ADOLESCENCE

  • Étant donné l'augmentation de la durée des études postsecondaires pour les jeunes et la tendance à repousser le mariage et le fondement d'une famille, la période qui correspond à « la jeunesse » s'est étendue.
  • Au cours des deux dernières décennies, on a observé une hausse du nombre de jeunes Canadiens âgés de 20 à 29 ans demeurant ou retournant vivre chez leurs parents.
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Les conséquences

Nos jeunes devront être résilients
Un jeune homme et une jeune femme du Comité jeunesse qui sont assis à une table et travaillent ensemble. Les jeunes d'aujourd'hui sont plus susceptibles d'avoir plusieurs emplois au cours de leur vie, voire plusieurs carrières. Afin que les jeunes soient en mesure de gérer et relever ces défis, un éventail de compétences plus riche et plus divers est nécessaire pour garantir leur réussite sur le plan personnel et professionnel. Nous avons besoin de jeunes :

Du fait des changements qui se sont opérés au niveau des structures familiales et de l'évolution constante du marché du travail, les jeunes sont plus dépendants de la collectivité au sens large pour obtenir un soutien.

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Nous devons fournir des soutiens positifs

Afin de préparer la jeunesse au succès dans ce nouveau contexte, les parents, les collectivités et les décideurs devraient aller au-delà du simple modèle de développement des jeunes reposant sur un objectif négatif (à savoir veiller à ce que les jeunes n'aient « pas de problème ») pour mettre en place une approche coordonnée et axée sur les atouts des jeunes, qui cherche à les préparer à s'épanouir, tant au sein de leurs familles que de leurs collectivités, en tant que chefs de file et membres essentiels contribuant à la province et à notre avenir (Scales et Benson, 2004) [traduction libre].

On observe une évolution des attitudes adoptées par rapport à l'adolescence
L'adolescence est souvent décrite comme une période « de trouble et de stress ». Trop souvent, les chercheurs, les responsables des politiques et les fournisseurs de services considèrent les jeunes comme des problèmes nécessitant une solution ou une intervention.

Gros plan d’un jeune homme souriant du Comité jeunesse.

Néanmoins, ces dernières années, une perspective positive sur la jeunesse s'est fait jour et appréhende de façon plus constructive le développement survenant à l'adolescence, ce qui s'appuie sur l'idée aujourd'hui reconnue qu'un modèle de prestation de services par la négative (par exemple, comment gérer la délinquance et la toxicomanie) n'est qu'une partie de l'équation. Cette nouvelle perspective reconnaît l'importance des expériences vécues par les jeunes – positives et négatives – sur leur développement en général et sur leur capacité à réussir en tant qu'adultes.

D'importants projets de recherche ont montré que cette approche axée sur les atouts – soutenant le développement dans tous les domaines – améliore efficacement les résultats des jeunes.

À propos de notre approche
La feuille de route du développement des jeunes présentée dans la partie III de ce document repose sur un cadre relatif au développement positif des jeunes. Elle vise à décrire le développement positif des jeunes – ce qu'il en est et comment nous pouvons reconnaître un tel développement.

L'objectif n'est pas d'imposer des résultats particuliers, mais de fournir aux jeunes, à leurs parents et à ceux qui œuvrent au développement des jeunes des renseignements clairs sur ce qui peut les attendre et sur les expériences qui peuvent être utiles au moment de l'adolescence et de l'entrée dans l'âge adulte.

La lettre « i » en minuscule. Cette section fournit des idées utiles qu’il est intéressant de prendre en compte.APERÇU : UN MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT DES JEUNES BASÉ SUR LES ATOUTS

Il est essentiel de bien faire la différence entre le fait de simplement s'efforcer de garantir une jeunesse « sans problème » et l'objectif plus large consistant à s'assurer que les jeunes sont « bien préparés » à réussir et à s'engager dans leur vie, au travail et dans les affaires civiles. Même si le traitement de certains problèmes précis de la jeunesse reste une composante clé du développement des jeunes, D'un stade à l'autre vise à perfectionner les atouts personnels de chacun de nos jeunes de façon générale et constructive, plutôt que d'éliminer les problèmes et les défis auxquels ils font face.

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L’appel à l’action

Le rapport de l'Ontario intitulé Examen des causes de la violence chez les jeunes, publié en novembre 2008, incluait une recommandation destinée au gouvernement préconisant d'élaborer un cadre stratégique pour la jeunesse basé sur des données probantes « qui tienne compte des recherches sur les stades de développement et de transition qui jalonnent l'enfance ».

La lettre « i » en minuscule. Cette section fournit des idées utiles qu’il est intéressant de prendre en compte.APERÇU : RAPPORT EXAMEN DES CAUSES DE LA VIOLENCE CHEZ LES JEUNES

« Le cadre stratégique qui nous semble le plus prometteur serait calqué sur le modèle de développement de la petite enfance utilisé en Ontario et ailleurs. Ce modèle, qui a servi à inspirer et à coordonner les actions menées en faveur des enfants de six ans et moins par les gouvernements et aussi par les communautés, s'articule autour des stades de développement de l'enfant. »
(Volume 1, 2008, pages 290-291)

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Les modalités d'élaboration de cette ressource

Élaboration de cette ressource grâce à un processus multidimensionnel
L'élaboration de la présente ressource a reposé sur le processus suivant :

Compilation des recherches effectuées sur le développement des jeunes
Le gouvernement a lancé un appel ouvert qui a permis de réaliser 13 études regroupant les dernières données sur le développement des jeunes. Ces études ont ensuite été rassemblées dans un rapport scientifique interdisciplinaire afin de former des « feuilles de route » des stades de développement qui constituent la base de cette ressource.

Mise en place d'une stratégie de discussion avec la jeunesse
Le gouvernement a également lancé un processus visant à mobiliser la jeunesse, dans le cadre de deux composantes principales : la création d'un Comité jeunesse et la mise en place d'une stratégie de discussion avec la jeunesse.

Comité jeunesse et réseau jeunesse
En octobre 2010, on a entamé le processus de recrutement pour le Comité jeunesse. Ce dernier avait pour tâche principale d'offrir expertise et conseils en vue de soutenir la conception et la mise en place des séances de discussion avec la jeunesse. Les membres du Comité ont reçu une compensation visant à récompenser le temps consacré au projet et leur expertise. Cela a également permis de veiller à ce que le groupe soit représentatif.

Deux jeunes hommes du Comité jeunesse qui se tiennent côte à côte et sourient.

Plus de 400 candidatures de jeunes Ontariennes et Ontariens ont été reçues. En s'appuyant sur un comité de sélection externe, 25 jeunes ont été retenus pour former le Comité jeunesse. Il s'agissait de jeunes représentant la diversité de la jeunesse de l'Ontario : âgés de 18 à 25 ans, originaires de toute la province, dotés de compétences exceptionnelles et ayant vécu des expériences hors du commun.

En plus du Comité, les jeunes intéressés ont eu d'autres occasions pour participer au projet. Plus de 500 jeunes se sont inscrits au Réseau jeunesse et ont obtenu des mises à jour sur l'élaboration de cette ressource. Les jeunes qui avaient déjà travaillé avec le gouvernement ont également participé au processus en offrant au Comité jeunesse des conseils propres à leurs expériences antérieures de collaboration avec le gouvernement.

Organisation de nombreuses discussions avec la jeunesse
Les séances de discussion ont donné aux jeunes l'occasion de réfléchir sur leur propre vécu et de participer à des discussions interactives afin de déterminer les mécanismes de soutien et les perspectives dont ils ont besoin pour garantir leur développement positif.

Ces séances, élaborées en partenariat avec le Comité jeunesse, ont donné aux jeunes l'occasion de donner des conseils sur la façon dont les personnes responsables des décisions affectant leur vie au quotidien peuvent soutenir au mieux leur développement. Cette stratégie, baptisée « T'en penses quoi? », a offert quatre possibilités de participation aux jeunes :

Des efforts particuliers ont été déployés afin de s'assurer que les jeunes francophones et Autochtones puissent faire entendre leurs voix dans le cadre du processus. De plus, nous avons veillé à ce que les ateliers en face à face aient lieu dans toute la province. La plupart de ces séances ont été tenues au sein des collectivités dont étaient originaires les membres du Comité jeunesse.

Plus de 600 jeunes de la province ont participé aux séances de « T'en penses quoi? », représentant les collectivités indiquées sur la carte ci-dessous. Ce sont leurs voix qui s'expriment dans le présent document.

Illustration représentant une bulle (phylactère). Cette section fournit des renseignements qui ont été communiqués par de jeunes Ontariennes et Ontariens.DANS LEURS PROPRES MOTS

« Écoutez ce que j'ai à dire et posez-moi des questions, parce que, si vous ne m'en posez pas, c'est comme si je n'avais pas voix au chapitre. »

Une carte qui montre les différents lieux de l’Ontario où des jeunes ont donné leur point de vue. Les étoiles rouges représentent les sites des séances de discussion en face à face; les points jaunes signalent les sites représentés par la participation des jeunes.

La lettre « i » en minuscule. Cette section fournit des idées utiles qu’il est intéressant de prendre en compte.APERÇU : LES JEUNES PARTICIPANTS

Les jeunes qui ont participé aux séances de discussion reflétaient toute la diversité propre à ce groupe d'âge en Ontario. De nombreux participants se sont volontairement identifiés en tant que représentants d'un groupe minoritaire :

  • 9 % étaient des jeunes Autochtones
  • 3 % étaient des jeunes francophones
  • 41 % se sont identifiés comme appartenant à une minorité visible.
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