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PLAN ONTARIEN D’ACTION POUR LA JEUNESSE - Histoire de réussite

 

Likwa Nkala

Photo de Likwa Nkala

Chef, équipe d'intervenants auprès des jeunes et spécialiste de l'intervention et des ressources, East Metro Youth Services

Q. Quel est l'aspect le plus difficile de ton travail?
R. Je dirais que l'aspect le plus difficile, c'est quand tu n'es pas en mesure d'éloigner un jeune d'une situation en raison du milieu dans lequel il se trouve. Nous sommes allés à des funérailles où, parfois, nous nous sommes dit qu'il y avait quelque chose de plus qui aurait pu être fait. Mais nous tentons d'utiliser ces occasions où nous n'avons pas réussi afin de nous mettre au défi de faire mieux avec le prochain groupe de jeunes qui se présentera parce que nous savons qu'ils ont vraiment besoin d'un allié adulte positif, d'un modèle dans leur vie, et nous devons donc être cette personne à l'occasion. Cela nous pousse tout simplement à travailler plus fort.

Q. Est-ce qu'un jeune est déjà revenu te voir pour te remercier de l'avoir aidé à reprendre la bonne voie?
R. Pas seulement des jeunes. L'autre jour, j'ai reçu un appel d'une mère qui m'a dit : « Écoute, te souviens-tu de mon fils ... ça fait plusieurs années... et il est marié maintenant et il a un enfant ». C'était vraiment bon d'entendre cette histoire. Parfois, tu marches dans la rue et tu vois un jeune avec qui tu as déjà travaillé. Il y a quelques jours, à Whitby, j'ai rencontré un jeune homme qui travaille dans un magasin et je me suis dit, wow, il me raconte tout ce qui se passe dans sa vie. C'est particulièrement gratifiant lorsqu'ils retournent à l'école et poursuivent leurs études postsecondaires, et qu'ils reviennent te voir comme étudiants stagiaires pour te demander de faire un stage à l'endroit où tu travailles. Donc, ces moments sont toujours les meilleurs.

Q. Combien de jeunes crois-tu avoir aidés dans le cadre de ton travail d'intervenant auprès des jeunes?
R. C'est une question intéressante. Certainement des centaines, directement, sur une base individuelle. J'ai aussi eu la chance de faire beaucoup de présentations et d'ateliers, on peut donc parler de milliers de jeunes. Mais il y en a eu quelques-uns pour lesquels le travail a été intense, et s'est échelonné sur plusieurs années. Il y a environ une vingtaine de jeunes avec lesquels je peux dire que j'ai toujours des liens depuis les sept dernières années. Certains d'entre eux sont devenus des fournisseurs de services, je travaille avec eux en tant que collègues... je crois que ce sont ceux-là qui m'ont vraiment le plus touché.

Q. Quel est le meilleur conseil que tu pourrais donner aux jeunes?
R. Tu peux faire tout ce que tu veux. La seule chose qui t'en empêche, c'est toi. Mon travail d'intervenant auprès des jeunes est de leur donner ces possibilités. J'aime bien dire aux jeunes qu'il ne s'agit pas d'abaisser les critères de réussite pour eux. Je peux bien abaisser les exigences d'admissibilité pour qu'ils puissent utiliser nos services et leur enseigner les compétences dont ils ont besoin, mais par la suite, les critères de réussite sont toujours les mêmes et ils doivent viser et atteindre la réussite.

Q. Est-ce qu'il y a autre chose que tu veux nous dire au sujet de ton travail?
R. J'ai le travail le plus gratifiant au monde. Félicitations au gouvernement provincial de soutenir quelque chose comme ça. Il y a tellement de gens, même à la conférence de presse où nous étions, qui souhaitent aider les jeunes à réussir. Je ne crois pas que ce sont les programmes sociaux qui nous aideront. Ce sont plutôt les gens dans le système de services qui travaillent avec les communautés et qui les amènent à s'aider elles-mêmes. C'est la meilleure chose et c'est ce que nous faisons comme intervenants auprès des jeunes.

Robyn Forster

Photo de Robyn Forster

Chef d'équipe, programme d'intervenants auprès des jeunes, Yorktown Child and Family Centre

Q. Quel est l'aspect le plus intéressant de ton travail?
R. L'aspect le plus intéressant de mon travail est d'établir des relations avec les jeunes, de les orienter vers la voie qu'ils souhaitent prendre, de voir les changements se produire et de constater les choses positives qui arrivent dans leur vie.

Q. Quel est l'aspect le plus difficile de ton travail?
R. L'aspect le plus difficile de mon travail d'intervenante auprès des jeunes? À l'occasion, il peut être difficile d'établir des liens avec les jeunes qui ont le plus besoin d'aide et qui sont le plus à risque, et de maintenir ces liens. Parfois, un jeune peut venir voir une intervenante ou un intervenant auprès des jeunes et juste avoir besoin d'aide, une seule fois. Ça peut être quelque chose de vraiment important, et puis on ne le reverra jamais. Ça, c'est un aspect difficile du travail, de ne pas toujours être en mesure de faire un suivi, parce que tout dépend d'eux. C'est à eux de décider de revenir nous voir. On peut tenter de vérifier, on peut faire ça, mais il est parfois difficile de les retrouver. Donc, c'est certainement un aspect difficile du travail. On peut établir des liens et des relations très étroites et, par la suite, ne plus les voir. Il y a aussi ceux qui viennent nous voir une seule fois pour quelque chose dont ils ont vraiment besoin, et qui disparaissent parce qu'ils n'ont plus besoin de notre aide. Ça aussi c'est un peu difficile.

Q. Est-ce qu'un jeune est déjà revenu te voir pour te remercier de l'avoir aidé à reprendre la bonne voie?
R. Tout à fait. Cela se produit souvent. En particulier les jeunes qui viennent nous voir afin d'être dirigés vers des services de soutien à l'emploi ou pour retourner aux études, ce genre de choses. Ils reviennent souvent nous voir pour partager avec nous leurs histoires de réussite : « Vous savez Mademoiselle, cette aide que vous m'avez apportée. Vous savez, vous m'avez aidé à préparer mon curriculum vitae et vous m'avez mis en rapport avec la bonne personne. J'occupe maintenant un emploi à plein temps. » Ou bien : « J'ai repris mes études et je suis sur le point de passer mon test GED. » Nous aidons certains jeunes à écrire leurs lettres d'entrée à l'université ou à remplir leurs demandes. Ils reviennent nous voir pour nous dire : « Vous savez, j'ai été accepté! Je commence en janvier. », et pour nous, c'est formidable. Ce sont nos plus grands succès. » Souvent, ils reviennent nous voir pour partager les bonnes choses qui leur arrivent parce que nous essayons vraiment de les engager et de créer des relations très solides avec eux afin qu'ils sentent un soutien continu. Certains ont des contacts avec nous depuis des années. Ils reviennent toujours nous raconter ce qui se passe, et nous célébrons avec eux.

Q. Quel est le meilleur conseil que tu pourrais donner aux jeunes?
R. Ne pas lâcher. Il y a plein de gens qui croient en vous et qui peuvent vous aider d'une manière inconditionnelle. Il y a toujours quelque chose que nous pouvons essayer.

Q. Est-ce qu'il y a autre chose que tu veux nous dire au sujet de ton travail?
R. Être intervenante auprès des jeunes est un travail enrichissant tous les jours. Nous avons une équipe formidable, non seulement au sein de notre organisme, mais aussi dans la ville de Toronto et dans la région du grand Toronto. Nous sommes vraiment emballés d'avoir la possibilité d'aider et nous avons vraiment hâte de nous occuper de ce qui se présente. C'est certainement un travail génial et un excellent programme auquel participer. J'encourage toute personne qui a cette passion de devenir intervenante ou intervenant auprès des jeunes.