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Le 4 mai 2016

Discours

L’honorable Tracy MacCharles
Ministre des Services à l’enfance et à la jeunesse

Semaine de la santé mentale des enfants, 1-7 mai 2016


Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui à l'Assemblée législative pour souligner la fois la Semaine de la santé mentale des enfants.
Je veux profiter de cette occasion pour souligner le travail acharné, la bienveillance et la compréhension dont font preuve les proches des enfants et des jeunes atteints de troubles de santé mentale – leurs parents, leurs frères et sœurs, les autres membres de leur famille et leurs amis.
Et j'aimerais rendre hommage au dévouement et à la compassion de nos fournisseurs de services et partenaires en santé mentale qui offrent un soutien assidu aux enfants et aux jeunes ayant des troubles de santé mentale, y compris nos organismes responsables des services de santé mentale aux enfants et aux jeunes et nos fournisseurs de services.

Malgré les efforts déployés en vue de réduire la stigmatisation associée aux troubles de santé mentale et les progrès réalisés dans ce domaine, il subsiste dans la société une certaine réticence à accepter le fait qu’un bon nombre d’entre nous connaissent des problèmes de santé mentale durant notre vie. Et cela constitue un obstacle très réel, qui empêche les jeunes de demander de l’aide.
C’est la raison pour laquelle la Semaine de la santé mentale des enfants est si importante...
... et pourquoi nous devons continuer à parler de la santé mentale dans nos collectivités, dans nos villes et dans toute la province.

Partout dans la province, la Stratégie ontarienne globale de santé mentale et de lutte contre les dépendances fait une différence en offrant un accès plus rapide à des services de qualité, en assurant un dépistage et une intervention plus précoces, et en comblant les lacunes importantes dans les services aux enfants et aux jeunes.
Durant les trois premières années de la stratégie, mon ministère, en collaboration avec les ministères de l'Éducation, de la Santé et des Soins de longue durée et de la Formation et des Collèges et Universités, a appuyé le recrutement de 770 intervenantes et intervenants en santé mentale dans les écoles, les collectivités et les tribunaux.
Nous avons fourni plus de 2 800 consultations psychiatriques par vidéoconférence cette année à des enfants et à des jeunes des collectivités rurales, éloignées et insuffisamment desservies.
Nous avons lancé Allo J'écoute, un service gratuit, confidentiel et anonyme qui offre aux étudiantes et étudiants du postsecondaire de l’Ontario des services de counseling professionnel, des renseignements et une orientation vers des services de santé mentale et de lutte contre les dépendances.
Et nous avons créé l’Équipe d’appui pour la santé mentale dans les écoles, une équipe provinciale de soutien à la mise en œuvre dont le mandat consiste à aider les conseils scolaires de l’Ontario à promouvoir la santé mentale et le bien-être des élèves.

Monsieur le Président, l’un des plus importants changements que nous apportons consiste à moderniser le mode de prestation des services de santé mentale pour les enfants et les jeunes de la province.
Nous travaillons à mettre en place un système plus solide qui leur offrira les soutiens et services essentiels dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin et là où ils en ont besoin.
Dernièrement, à l’appui de notre plan d’action Pour l’avancement de la santé mentale, nous avons investi 6 millions de dollars supplémentaires afin d’embaucher 80 nouveaux intervenantes et intervenants en santé mentale dans toute la province.
Cet investissement a marqué une étape importante, car c’était la première fois que nos organismes responsables des services de santé mentale de toute la province étaient chargés de recenser les besoins de leurs collectivités locales et d’y répondre.

Par exemple, Monsieur le Président, dans le comté d’Oxford, Oxford Elgin Child and Youth Centre offre un accès immédiat à une séance unique de counseling aux enfants, aux jeunes et à leurs familles.
Nous avons reçu des commentaires positifs sur ce service.
Par exemple, un client a dit que « la clinique a été une source extraordinaire de soutien, d’écoute et d’information, non seulement pour les enfants, mais pour notre famille. »

À London, Craigwood Youth Services et Vanier Children’s Services se sont associés pour offrir des services de counseling sous forme de clinique sans rendez-vous. Les jeunes et leurs familles peuvent participer à une séance dans leur collectivité sans avoir à prendre rendez-vous et peuvent planifier d’autres séances selon les besoins.
Notre investissement a permis d’étendre ce service à l’ensemble du comté de Middlesex. Une clinique hebdomadaire se tiendra à Strathroy et des séances bihebdomadaires sont prévues à Dorchester, Glencoe, Parkhill et Lucan.
La réponse a été très positive et, à la fin de l’année dernière, les cliniques avaient servi 1 455 enfants et enfants âgés de 3 à 18 ans.

Monsieur le Président, de nouveaux programmes de ce genre sont lancés dans toute la province grâce à cet investissement de 6 millions de dollars, ainsi que grâce au travail de nos organismes responsables, qui consultent les partenaires locaux, déterminent où des fonds supplémentaires en santé mentale seraient les plus utiles et prennent les mesures appropriées.
Ces organismes font un travail remarquable et j’ai toute confiance en leur capacité à transformer et à améliorer notre système communautaire de services de santé mentale.

Monsieur le Président, il importe également que les familles dont un fils ou une fille a des problèmes de santé mentale sachent trouver rapidement et facilement l’information dont elles ont besoin.
L’initiative gouvernementale la plus récente visant à aider les jeunes ayant des problèmes de santé mentale et leurs familles a été le lancement d’un répertoire des services de santé mentale à l’enfance et à la jeunesse dans le cadre du site Web Options de soins de santé.ca.
Ce répertoire aide les jeunes et leurs parents à trouver des renseignements sur les services et soutiens locaux et subventionnés en matière de santé mentale, et à faire ainsi le premier pas pour obtenir l’aide dont ils ont besoin.

Monsieur le Président, j’aimerais également aborder ce que nous faisons pour les collectivités autochtones de toute la province. Il y a quelques semaines, en compagnie de mon collègue le Dr Eric Hoskins, je suis allée à Attawapiskat.
Là, nous avons parlé avec des dirigeants communautaires et des jeunes des problèmes rencontrés par la collectivité et de la façon dont nous pouvons contribuer à améliorer leur bien-être mental et physique.
Nous collaborons avec les collectivités et les dirigeants autochtones pour trouver au plus vite des solutions à court, à moyen et à long terme afin de relever les grands défis auxquels les collectivités autochtones et les jeunes autochtones font face.
Et des intervenantes et intervenants en santé mentale s’emploient aujourd’hui même à répondre aux besoins immédiats.
Nous investissons aussi dans un groupe de coordination régionale sur la jeunesse pour le conseil Mushkegowuk, qui fournira du soutien en santé mentale 24 heures sur 24, sept jours sur sept, ainsi que du soutien clinique infirmier le soir et la nuit.

Monsieur le Président, en tant qu’individus, familles, collectivités, nous devons continuer de parler ouvertement de la santé mentale pour faire évoluer les conversations et mettre fin aux préjugés associés aux troubles de santé mentale.
Notre gouvernement continuera de collaborer avec les intervenants en santé mentale, les médecins, les éducateurs, les collectivités autochtones et les dirigeants communautaires afin que les jeunes reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour avoir l'avenir prometteur qu'ils méritent.
Je vous remercie.