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Examen des causes de la violence chez les jeunes (2008) : Sommaire

Recommandations pour le premier ministre


Introduction

Comme il est expliqué dans les chapitres précédents, nous sommes parvenus aux principales conclusions suivantes :

Les structures requises pour donner suite à ces conclusions peuvent être définies avec beaucoup d'assurance grâce aux expériences vécues ailleurs, à notre recherche et à nos consultations. Ainsi, nous formulons des recommandations précises au plan structural. Pour ce qui est des initiatives ou des programmes individuels, nous préférons offrir des conseils que des recommandations détaillées. Nous adoptons cette approche, car il est évident qu'il faut instaurer une planification coordonnée et une collaboration étroite avec les communautés, les organismes et d'autres ordres de gouvernement pour déterminer les détails des mesures à prendre dans chaque communauté de cette province très diversifiée qui est la nôtre et régler les problèmes très graves que nous avons décelés.

Fondamentalement, nous sommes fermement convaincus que la province doit, dès cet automne, inclure dans son programme global des mesures durables, alignées et structurales pour venir à bout des causes de la violence chez les jeunes, compte tenu des quatre piliers proposés, et accompagnées d'une stratégie d'intervention efficace visant les jeunes qui ont sombré, ou sont sur le point de sombrer, dans la violence. En résumé, voici les quatre piliers :

Un contexte social restauré pour instaurer un contexte social propice à tous les Ontariens et Ontariennes, en luttant contre les causes de la violence chez les jeunes, dont la pauvreté, le racisme, le logement insalubre, la santé mentale chez les jeunes, l'éducation, le soutien dont les familles ont besoin, et la mobilisation des jeunes et les problèmes associés à la justice pour la jeunesse.

Un cadre stratégique pour la jeunesse pour guider et coordonner les politiques et les programmes en fonction des stades de développement et des résultats visés.

Le renforcement des capacités locales et l'autonomisation des quartiers au moyen de diverses initiatives, par exemple en transformant les écoles en carrefours communautaires, en aidant les gens à se mobiliser et en versant des fonds stables aux organismes qui desservent les communautés défavorisées.

Une gouvernance intégrée afin de diriger et de coordonner les mesures prises à l'échelle du gouvernement de l'Ontario et pour collaborer avec les autres ordres de gouvernement et les communautés renforcées.

Pour instaurer et maintenir le soutien nécessaire aux mesures requises, nous sommes également convaincus que le gouvernement de l'Ontario doit instaurer une stratégie de communication efficace afin de présenter les principales conclusions de notre rapport au public. Il devrait mettre l'accent sur les risques majeurs de ne pas agir maintenant pour éliminer les situations qui provoquent l'aliénation, le désespoir et le sentiment de non-appartenance, ainsi que les autres conditions que nous considérons comme des facteurs de risque immédiat responsables de la violence profonde, explosive et imprévisible qui touche les jeunes.

Recommandations en matière de structure

  1. Le gouvernement de l'Ontario doit immédiatement mettre en place une structure de gouvernance qui peut aligner et poursuivre à long terme le travail que doivent effectuer une douzaine de ministères ou plus tout en appuyant les efforts concertés déployés avec d'autres ordres de gouvernement et les communautés.
  2. La structure de gouvernance devrait être dirigée par un comité ministériel de l'inclusion sociale et de l'antiracisme ou par un organisme central aux pouvoirs similaires, chargé d'établir un programme général, d'approuver des plans de travail coordonnés avec des ministères, de suivre les progrès et de rendre régulièrement des comptes au grand public par rapport à des indicateurs de progrès publiés.
  3. Le comité devrait être secondé par un secrétariat du Conseil des ministres chargé de formuler des recommandations en matière de politiques et de superviser, au nom du comité, le travail exécuté par les ministères pour réaliser et mettre en oeuvre des plans coordonnés afin de venir à bout des causes que nous avons déterminées. Le secrétariat devrait aussi avoir les capacités de recherche nécessaires pour déterminer les besoins émergents et indiquer qui devra veiller à l'efficacité des initiatives initiales établies pour faire avancer ce programme.
  4. Le comité ministériel devrait se réunir régulièrement avec un petit nombre de membres associés indépendants, qui mettront leur expérience et leur savoir-faire à sa disposition; il devrait aussi bénéficier de l'appui d'un conseil consultatif du premier ministre sur l'inclusion sociale et l'antiracisme afin de tenir régulièrement compte de divers points de vue, dont celui des jeunes.
  5. Des mécanismes d'alignement internes devraient être mis en place pour réaliser des progrès coordonnés à long terme à l'échelle provinciale, par exemple, des ententes de rendement avec les hauts dirigeants, des analyses des répercussions, des rapports à présenter à la population, des ententes de services publics entre les ministères et un certain nombre d'unités interministérielles.
  6. La province devrait créer un cadre stratégique d'ensemble pour la jeunesse afin de guider la myriade de programmes concernant les jeunes. Ce cadre devrait être établi avec la participation des communautés, des jeunes et des fournisseurs de services et comprendre une vision, un certain nombre de principes, ainsi qu'une série d'indicateurs des résultats précis afin que les programmes puissent atteindre des buts communs et de déterminer si les efforts progressent au fil du temps.
  7. La province devrait adopter l'approche axée sur les réalités locales que nous avons présentée, dont le principal objectif serait de lutter contre les causes de la violence chez les jeunes en travaillant dans et avec les quartiers où ces causes se concentrent et produisent un cycle négatif de privations et de violence.
  8. Pour recenser les quartiers qui bénéficieront de l'approche axée sur les réalités locales, la province devrait utiliser l'indice de marginalisation relative que nous avons proposé afin de déterminer ceux qui sont les plus défavorisés. Une fois les résultats de l'indice disponibles, la province devra immédiatement entamer le dialogue avec les municipalités concernées, par l'entremise d'un ministère directeur responsable du renforcement des communautés, afin de déterminer les facteurs locaux, par exemple les services disponibles, qui serviront à identifier les quartiers les plus défavorisés et à en tracer les limites.
  9. À l'intérieur des quartiers défavorisés ainsi recensés, la province devrait appuyer et financer les initiatives suivantes :
    • créer des carrefours communautaires qui seront utilisés pour des activités communautaires, par exemple réunions, loisirs et activités artistiques, ainsi que par les fournisseurs de services. Dans la mesure du possible, ces carrefours devront être situés à l'intérieur ou près des écoles;
    • ouvrir les écoles aux activités et aux services communautaires en louant les locaux scolaires, en dehors des heures de classe, à un organisme spécialisé dans la gestion d'installations et de programmes et en déterminant avec la communauté les activités pour lesquelles ces locaux seront utilisés en priorité;
    • établir un partenariat stratégique de quartier réunissant des représentants de la province, d'autres gouvernements, des quartiers et des fournisseurs de services. Ce partenariat devra faciliter la collaboration pour établir et mettre en oeuvre un plan local de lutte contre les causes de la violence chez les jeunes telles qu'elles se manifestent dans chaque quartier défavorisé;
    • établir un conseil autonome chargé de financer les initiatives visant à mobiliser les habitants des quartiers pour créer des réseaux d'aide mutuelle et de participation communautaire, planifier l'utilisation des carrefours communautaires et participer aux initiatives de gouvernance, par l'entremise du partenariat stratégique de quartier et d'au moins un organisme dirigé par des jeunes afin de mobiliser les jeunes et de répondre aux priorités et aux besoins locaux;
    • créer un organisme de coordination local afin de faciliter l'accès aux services offerts dans le quartier et d'en améliorer la coordination.
  10. En ce qui concerne les quartiers défavorisés en particulier, la province devrait collaborer avec les organismes de services à la communauté pour créer un mécanisme de financement simplifié et stable et assurer la continuité des services pour les organismes qui répondent aux besoins de la communauté.
  11. La province devrait, d'ici l'été 2009, préparer et publier un plan intégré décrivant comment les ministères pourront travailler ensemble à l'échelle provinciale et locale pour lutter contre les causes de la violence que nous avons déterminées.
  12. La province devrait s'engager à évaluer et à publier les progrès réalisés vers les résultats visés et en faire un élément essentiel de son approche à l'égard du plan d'action de lutte contre les causes de la violence chez les jeunes. Dans la mesure du possible, les résultats visés devront comprendre des normes de rendement auxquelles tous les établissements et toutes les communautés devront se conformer (appelées ailleurs « objectifs planchers »). Les progrès réalisés devraient être évalués en fonction de facteurs comme les différences raciales ou d'autres différences pertinentes. Conseils au sujet des initiatives de lutte contre les causes de la violence

    Notre rapport contient également de nombreux conseils sur la façon de venir à bout de chacune des causes que nous avons déterminées. Nous préférons parler de conseils plutôt que de recommandations détaillées, car nous jugeons que les mesures les plus efficaces découlant de nos conclusions seront celles qu'on prendra en étant pleinement conscient des capacités des ministères ontariens et de leur aptitude à travailler hors des cloisonnements administratifs, des questions qu'ils étudient déjà, des réalités locales de la province, des priorités concurrentes, et du travail que font d'autres gouvernements, les experts et les communautés et qui ne relève pas de notre mandat et de notre échéancier.

    À notre avis, seule une approche intégrée et concertée à l'égard des causes de la violence chez les jeunes portera ses fruits. C'est pourquoi nous proposons un organisme au coeur du gouvernement, doté du mandat et des ressources qui lui permettront de prendre nos conseils en considération, d'en tenir compte en fonction de la partie à réaliser du programme gouvernemental, de déterminer les priorités, d'établir des liens entre ministères et d'autres ordres de gouvernement et de gérer un processus pour renforcer les communautés de toute la province et répondre à leurs besoins. Ce n'est qu'avec ce genre d'organisme et d'approche qu'il sera possible de produire pour la province un plan cohérent à long terme, apte à neutraliser la nature intriquée et enracinée des nombreuses causes que nous avons déterminées. Cet exercice ne devrait pas prendre trop de temps : étant donné l'importance qu'y prêteront les ministères et la structure de leadership que nous proposons, nous pensons que l'exercice de planification peut être terminé, et les plans coordonnés peuvent être publiés d'ici l'été 2009.

    Pour simplifier les choses, voici les principaux domaines pour lesquels nous souhaitons que des mesures soient prises, des exemples condensés des conseils que nous fournissons dans notre rapport, ainsi que des indications sur l'endroit où trouver l'intégralité de nos conseils. Bien que ces problèmes soient présentés séparément, pour être efficaces, les mesures prises pour en venir à bout doivent être entièrement intégrées. Ainsi, le meilleur mentor qui soit n'accomplira rien si la jeune personne dont il s'occupe retrouve chaque jour une famille dysfonctionnelle, un logement indigne et des conditions de vie déprimantes, fréquente une école qui ne l'encourage pas à se surpasser, souffre de troubles mentaux non soignés ou vit dans un quartier où il n'y a rien à faire si ce n'est traîner ou adopter des comportements antisociaux.

  13. La province doit régler le problème de la pauvreté en Ontario, ses concentrations et les nombreuses conditions odieuses qui l'accompagnent. En plus de réduire le niveau de pauvreté, la province devrait favoriser l'intégration économique en proposant des logements abordables et de qualité dans divers quartiers et en améliorant et en diversifiant considérablement les quartiers les plus défavorisés afin que les gens ne s'en aillent pas dès que leur situation s'améliore. La province devrait également, parmi les autres initiatives que nous présentons, faire en sorte que des services, des centres récréatifs et artistiques, des parcs et des écoles de qualité soient mis à la disposition des personnes les plus défavorisées et veiller à la sécurité des quartiers. En fin de compte, les quartiers ne devraient pas provoquer les facteurs de risque immédiat qui font basculer les gens dans la violence. (Volume 1, pages 229-238)
  14. La province doit montrer qu'elle est déterminée à lutter contre le racisme et devrait placer cette question urgente au sommet des priorités lorsqu'elle répondra à notre rapport. Pour consolider d'autres initiatives, elle devrait demander à tous les ministères et aux organismes du secteur public d'élaborer et de publier un plan antiracisme détaillé avec des objectifs mesurables et des échéanciers. (Volume 1, pages 238-245)
  15. La province doit prendre des mesures pour sortir de l'ombre la maladie mentale chez les jeunes. La province devrait améliorer la prévention au moyen de programmes qui veillent sur la santé des jeunes et les encouragent à participer et à être actifs. Elle devrait également fournir des services de santé mentale locaux afin de diagnostiquer et de traiter les enfants et les jeunes rapidement au sein des familles et des écoles; ces services devraient aussi être culturellement appropriés et intégrés aux carrefours communautaires que nous proposons. (Volume 1, pages 246-247)
  16. La province doit éliminer les obstacles et les freins à l'éducation qui touchent beaucoup d'enfants et de jeunes. Nous proposons un certain nombre de moyens pour y parvenir, par exemple, faire en sorte que les membres du personnel enseignant et administratif soient plus représentatifs des populations desservies, élaborer et fournir un curriculum approprié au plan de la race et de la culture, répondre aux préoccupations concernant la sécurité dans les écoles, relier les écoles aux familles et aux communautés, fournir des soutiens permanents en matière d'éducation et de mentorat et des incitatifs en vue d'encourager les élèves à rester à l'école, à apprendre et à poursuivre leurs études, notamment dans les quartiers prioritaires. (Volume 1, pages 248-251)
  17. La province doit instaurer des services locaux, intégrés et culturellement adaptés pour toutes les familles. À notre avis, les soutiens aux familles devraient commencer par les soins prénatals et comprendre une approche créative à l'égard des programmes pour la petite enfance et du nouveau programme d'apprentissage pour les enfants de quatre et cinq ans. Les services destinés aux enfants et aux familles devraient être entièrement intégrés et on devrait prêter une attention particulière aux jeunes qui n'ont pas de famille ou ne vivent pas avec elle. On devrait offrir des programmes après les heures de classe entre 15 heures et 18 heures afin de promouvoir une bonne nutrition et des activités positives, et occuper les jeunes durant la période de la journée que beaucoup jugent la plus propice à la criminalité. La province devrait aussi, parmi d'autres initiatives, créer des programmes pour informer les familles, en particulier les nouvelles venues, sur les structures et les soutiens communautaires et les orienter vers ces programmes. (Volume 1, pages 251-256)
  18. La province doit augmenter le nombre de logements convenables et abordables dans divers quartiers et rehausser les normes relatives aux logements sociaux et privés. Elle devrait en même temps prendre des mesures pour améliorer les services de transport dans les quartiers défavorisés et faire en sorte que l'environnement physique ne favorise pas la criminalité, mais qu'il soit plutôt un lieu de rencontre et de divertissement sûr et accueillant. On devrait également faciliter l'implantation de marchés communautaires et d'autres moyens d'instaurer la cohésion, et faciliter le retour des magasins et des commerces dans les quartiers. (Volume 1, pages 256-257)
  19. La province doit reconnaître les bienfaits des sports et des arts sur l'apprentissage, le développement et la créativité des jeunes. Elle doit oeuvrer avec les municipalités, les conseils scolaires et les organismes communautaires pour éliminer les obstacles, dont la précarité des revenus ainsi que l'absence de transport et d'espace utilisable. Elle doit agir immédiatement pour créer des programmes sportifs et artistiques accessibles dans les quartiers prioritaires. (Volume 1, pages 257-260)
  20. La province doit collaborer activement avec les communautés et les organismes pour aider tous les enfants et les jeunes à avoir accès à au moins un adulte qui veille sur eux et les soutient, et faire en sorte que les jeunes aient leur mot à dire dans les domaines qui les concernent. Elle doit, parmi d'autres initiatives visant à appuyer la mobilisation des jeunes, mettre en place des programmes de formation, des normes et des soutiens pour les mentors partout dans la province; de plus, tous les secteurs qui desservent les jeunes devraient adopter des mesures concrètes et soutenues afin de faire participer les jeunes à leurs structures de gouvernance. (Volume 1, pages 260-262)
  21. La province doit appuyer la participation des intervenants auprès des jeunes aux initiatives visant à lutter contre les causes de la violence chez les jeunes. Elle doit reconnaître que les intervenants auprès des jeunes servent de charnière entre les jeunes et leur communauté et l'école, offrent du counseling et servent de point de contact et de modèles aux jeunes les plus défavorisés, surtout s'ils viennent du même quartier ou ont vécu des situations similaires. (Volume 1, pages 262-263)
  22. La province doit collaborer avec le secteur privé et l'encourager à créer des emplois intéressants et durables pour les jeunes. Elle doit adopter une vaste stratégie pour préparer les jeunes à travailler et aider les jeunes marginalisés à obtenir et à garder des emplois. Le secteur privé devrait examiner les obstacles aux débouchés et à l'emploi des jeunes et collaborer avec la province pour créer des programmes d'apprentissage holistiques qui se traduiront par des débouchés professionnels et des possibilités de développement de leadership intéressants et durables pour les jeunes. (Volume 1, pages 263-266)
  23. La province doit instaurer la coordination au sein des trois ministères qui gèrent certaines parties du système de justice pour la jeunesse, cibler les politiques et adopter une approche plus équilibrée à l'égard des ressources en établissant un conseil consultatif de justice pour la jeunesse. Elle doit aussi prendre des mesures pour réduire la criminalisation excessive de la jeunesse ontarienne par rapport à ce qui se fait dans d'autres grandes provinces, et éliminer les moyens par lesquels les pouvoirs du système de justice peuvent être utilisés à mauvais escient pour entraîner l'aliénation, l'absence d'espoir ou de possibilités et d'autres facteurs de risque immédiat de cette violence. Globalement, toutes les parties du système de justice doivent adopter une approche plus stratégique à l'égard de la jeunesse. (Volume 1, pages 267-289)

    Autres conseils

  24. Pour renforcer la stratégie de lutte contre les causes de la violence chez les jeunes que nous proposons, la province devrait adopter une stratégie axée sur la communauté afin d'intervenir auprès des jeunes qui ont commis des actes de violence ou seraient enclins à le faire, de traiter avec eux et de les réintégrer. Cette stratégie devrait, dans la mesure du possible, reposer sur des initiatives qui ont fait leurs preuves dans des contextes similaires.
  25. Afin de réduire le risque d'actes de violence graves au cas où de telles interventions n'auraient pas eu lieu ou ne porteraient pas leurs fruits, la province devrait continuer d'exhorter le gouvernement fédéral à interdire le port d'armes en Ontario et devrait aussi étudier toutes les initiatives réalisables qu'elle pourrait prendre pour réduire les risques au minimum si le gouvernement fédéral n'instaure pas une telle mesure d'interdiction.
  26. Nous n'avons pas cherché à étudier les causes de la violence chez les Premières nations de l'Ontario pour des raisons pratiques et de compétence territoriale; cela dit, la province devrait rencontrer les chefs des Premières nations afin de déterminer si nos conseils peuvent s'appliquer à ces communautés et si un autre examen devrait être entrepris pour ces populations.
  27. En attendant, la province devrait agir immédiatement et mettre en place des programmes et des mesures de protection à l'intention des enfants des communautés des Premières nations qui doivent quitter leur foyer pour aller à l'école secondaire et offrir des services pour les familles qui déménagent pour accompagner leurs enfants.

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